L’humain pollue toujours… très dommage!

L’humain est polluant. On ne peut pas dire le contraire. J’aimerais affirmer que c’est une minorité. Mais j’en doute. Un exemple pour soutenir ma crainte? Voici!

Un jour, j’ai entraîné un groupe dans une extraordinaire expédition de canots de Belleterre à Hunter’s Point, au Témiscamingue.

Presque au terme de notre trajet, nous avons couché sur une pointe de sable, sur une île où il y avait un bon couvert végétal. C’était au sud du lac Ostaboningue. À un moment donné, j’ai aperçu quelques déchets, ici et là, sur le sol. Je les ai ramassés. Puis, je me suis rendu compte qu’il y en avait beaucoup. Plus je circulais pour en trouver, plus je constatais qu’il y en avait en fait énormément.

Me trouvant en pleine nature, dans un coin de pays où il n’y a pas de villes proches et donc pas tant de monde, j’ai trouvé inacceptable de me retrouver dans un pareil dépotoir. J’ai alors désiré ardemment qu’il n’y ait plus de détritus sur cette belle pointe sablonneuse à notre départ. Pour régler le problème, j’ai invité mes partenaires de randonnée à jouer à un petit jeu avec moi. Pour le plaisir, on allait empocher 10 $ par rebut ramassé. On allait ainsi voir combien d’argent on allait être capable de faire avec cette pollution. Eh bien on s’est mis pas mal d’argent dans les poches.

Notre opération a donné trois gros sacs noirs de déchets bien pleins. Ces contenants de plastique, on les a apportés avec nous aux véhicules qui nous attendaient, en fin d’excursion, à un rapide et un pont qui se trouvaient pas très loin de là. Ils étaient destinés au site de disposition de Belleterre.  J’ai été très heureux de voir ce petit paradis redevenu propre. Mais je me suis toujours demandé, après, qui avait bien pu jeter toutes ces choses par terre sans se soucier de l’environnement, de la nature. Je crois que tous ceux qui sont passés par là au fil des mois, des ans, ont contribué à salir l’endroit. Un petit déchet par ci, un autre par là. Et on additionne et, à la fin, ça donne un bon volume de merde. Très dommage. Il est pourtant si simple de traîner avec soi ses détritus. La nature n’est pas une poubelle!

Aucun animal ne fait des ravages comme l’homme. En ville, à Rouyn-Noranda, Abitibi, où on voit le monde bouger, au contraire de lieux plus sauvages comme là où je me trouvais, en forêt, combien de fois j’ai vu de mes propres yeux des gens jeter des saloperies par terre. Une bouteille de plastique qui contenait du lait au chocolat, une bouteille d’eau vide, un verre de café vide, un contenant de crème glacée, du plastique, etc. C’est un peu pas mal décourageant de voir toutes ces horreurs. On en vient à se dire qu’on n’en sortira jamais.

Une fois, j’étais allé voir le pont de Grassy Narrows, à Moffet, Témiscamingue, avec un membre de ma famille. En arrivant sur le site, il y avait déjà du monde, un homme, une femme et un enfant. Nous étions tous sur les deux tiers restants du pont après l’incendie de 1983. Nous contemplions le paysage. Le garçon a fini une canette de liqueur douce et, oh surprise, il a lancé cette dernière par-dessus bord, dans le lac des Quinze. Incroyable, mais vrai. J’ai été très offusqué. Les parents l’ont vu faire et n’ont pourtant rien dit. L’éducation… Beaucoup de gens ne savent pas vivre, ne sont pas éduqués. C’est lamentable.

À une autre occasion, je me trouvais à l’extrémité de l’avenue Principale, près du lac Osisko. Les jours précédents, j’avais aperçu plein de déchets au fond du lac, sur ses rives, dont un cône de sécurité orange. Or, des jeunes hommes sont passés alors que je descendais de voiture pour aller travailler au journal. Qu’est-ce que j’aperçois? Un des gars prendre un cône de sécurité et entamer le geste pour le propulser dans le lac. Je lui ai lâché un cri et l’ai sommé de remettre ça à sa place. J’étais en colère. Il a remis le cône par terre et ils ont poursuivi leur route. J’ose toujours espérer qu’il ne s’agit que d’une minorité qui agit ainsi, des inconscients, des mal éduqués ou des malappris. Est-ce que les choses vont en s’améliorant dans la vie?

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