À LA MÉMOIRE DE CE QUI NE SAUVE PERSONNE…

En réponse à Gilbert Lavoie 

Mettre en vigueur le Registre des armes à feu le 29 janvier n’a aucun rapport avec la tuerie de la mosquée, pas plus qu’avec n’importe quelle autre d’ailleurs. Mais j’imagine que le 6 décembre était déjà trop pris…

Une autre journée qui rendra responsables les propriétaires d’armes à feu pour la bêtise d’un coucou qui est passé dans les mailles du filet.

En mémoire des victimes, nous devons faire en sorte de soutenir les survivants et leurs proches. Pas emmerder des citoyens honnêtes pour aller récolter des votes urbains d’une grosse île pour garder le pouvoir.

« Tous les Québécois ayant des armes sans restriction sur le territoire devront les enregistrer » – G. Lavoie

Bonne chance…

« L’immatriculation forcera également les détenteurs d’un permis de possession à révéler combien ils en ont, de quelle sorte d’armes il s’agit, et à quel endroit elles sont conservées. » – G. Lavoie

Cet inventaire sera surtout utile pour des saisies éventuelles, à condition qu’il soit complet. Ce qui est logiquement impossible puisqu’à la fin du registre canadien en 2012, on dénombrait environ 1,6 millions d’armes longues enregistrées sur une évaluation de plus de 4 millions en circulation au Québec. Au début du registre canadien en 1998, on évaluait le nombre d’armes à feu au Canada à plus de 21 millions. Pourtant le registre canadien n’en a jamais dénombré plus 8 millions.

Et comment font-ils pour la saisie des armes depuis 2012 sans registre?

Plus de 1000 saisies préventives au Québec annuellement et aucun acte posé avec une arme à feu « oubliée » n’a été répertoriée après la visite de nos fins limiers.

Pour les suicides et drames familiaux, s’il n’y a pas eu de plainte avant ou si personne n’a semé un doute raisonnable sur la dangerosité de l’individu, le registre va faire quoi de plus?

« Ohh shit! Ma carabine est enregistrée, je ne peux pas m’en servir 😦 »

« Selon l’Institut national de santé publique, 127 personnes par année sont décédées à la suite d’un suicide par arme à feu entre 2009 et 2013. C’est 5 fois plus élevé que le nombre d’homicides par le même moyen. L’institut fait valoir que dans la moitié des cas, la crise suicidaire est de courte durée, soit moins de 10 minutes. Ce qui fait dire à l’organisme que la seule présence des armes dans une maison augmente les risques de suicide ou de violence conjugale, et que les mesures de contrôle comme l’immatriculation obligatoire constituent des freins désirables à la possession de telles armes. » – G. Lavoie

De 2009-2013, le registre canadien existait, Gilbert 😉

Pour ce qui est de la protection des policiers, lors d’une intervention, les premiers arrivés doivent toujours agir en considérant que l’individu peut être armé. Quand il s’agit d’une personne barricadée, automatiquement les patrouilles doivent se contenter de faire un périmètre de sécurité et attendre le Groupe tactique d’intervention (GTI).

Le cauchemar des Américains n’est pas dû au nombre d’armes achetées légalement. Les gens du lobby anti-armes canadien ne disent jamais que c’est dans les états les plus restrictifs aux États-Unis qu’il y a le plus de morts par arme à feu. Pour les cas de fusillade, ils oublient souvent de dire que la majorité sont dues aux criminels qui s’entretuent et que la majorité des morts civiles sont attribuables au suicide, comme pour nous au Canada.

« Un grand total de 987 personnes ont été tuées par balles au cours d’interventions policières aux États-Unis l’an dernier, selon une compilation publiée mardi par le Washington Post. C’est énorme. Et vous savez pourquoi les policiers américains ont la gâchette aussi rapide? Parce qu’il y a des armes à feu dans plus du tiers des foyers américains, et que les policiers ont peur. Ils tirent les premiers. »

En 2016, les policiers québécois tuaient plus de civil que partout ailleurs au Canada. De plus, le Québec était devant 5 états américain.

Quand la police tue

Dans les faits, un registre est complètement inutile pour sauver une seule vie.

S’il y a un problème de contrôle des armes à feu au Canada, pouvez-vous m’expliquer pourquoi la majorité des tueries de masse se produisent au Québec et spécifiquement à Montréal ?

Le problème ne serait pas plutôt lié à notre façon de traiter les cas de santé mentale?

Le fait que les Québécois sont bons premiers au Canada pour la consommation d’antidépresseurs n’est pas une raison?

Est-ce que le travail en amont sur la prévention et l’éduction est bien fait?

Serait-il bon d’impliquer les propriétaires d’arme à feu pour trouver des solutions simples qui pourraient vraiment faire la différence?

En vérité, les suicides et drames familiaux ne dérangent personne d’autres que les familles impliquées. Je sais, ça ne se dit pas dans un monde de rectitude à outrance…

Ce qui fait peur et rend la population insécure, ce sont les tueries de masse. Donnez-leur le nom « acte de terrorisme », « acte de haine envers XYZ », etc., ça reste des actions d’individus troublés qui ont pris un objet pour tuer. Ce n’est pas en contrôlant les objets que nous allons arrêter les desseins malveillants des « coucous » qui passeront dans les mailles du filet.

La seule solution pour stopper une tuerie de masse est d’éliminer cette menace le plus rapidement possible. La seule façon d’y arriver est de donner la possibilité à des gens responsables d’être armés dans les lieux publics pour sauver des vies. Un membre de direction, un professeur, un concierge, un gardien, un citoyen armé et formé pour intervenir ferait la différence. Des gens volontaires, prêts à faire des formations, des pratiques régulières, des mises à niveau annuelles. La seule raison pour laquelle il y a eu seulement un mort à Dawson, c’est que la police était déjà sur place. Une personne sur place prête à intervenir est plus efficace que la cavalerie qui arrivera toujours en retard.

Mais non… Pour nous sentir plus en sécurité, on se contente d’interdire et de réglementer les armes en espérant que les coucous respecteront la réglementation en lien avec l’objet qu’ils ont choisi.

Mais ce n’est pas le sujet ici, nous parlons d’un simple enregistrement inutile qui ne changera rien…

Je peux vous prédire déjà qu’une majorité de chasseurs « actifs » s’y soumettront pour avoir la paix quand ils iront récolter leurs bêtes. Mais la question est : « combien d’armes enregistreront-ils dans ce fiasco? »

Un registre d’environ 150 000 chasseurs qui auront enregistré une ou deux carabines chacun, serait-il acceptable pour prouver le succès de cet inventaire?

Le registre québécois sera le plus grand mouvement de désobéissance civile que le Québec aura connu. Il sera un échec de par le coût, la fiabilité et l’inefficacité.

Il n’est plus question de porter l’étiquette de tueur potentiel pour sécuriser des gens ignorants et manipulés par un lobby mensonger qui utilise les victimes comme bouclier.

Propriétaire de AGM Sécurité, Président du collectif Tous contre un registre québécois des armes à feu (TCRQ), candidat du Parti conservateur du Québec, formateur en maniement des armes à feu, passionné par les questions de sécurité publique et tout ce qui a trait à défense légitime avec arme à feu et ce qui l’entoure. Prône les valeurs de liberté et de responsabilité individuelles et qualifié d’anarchiste par le Ministre Martin Coiteux

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