Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Non, les perverses narcissiques ne sont pas l’exception…

ABONNEZ-VOUS À DIXQUATRE.COM PAR COURRIEL!

Saisissez votre adresse électronique afin de vous abonner à Dixquatre.com. Vous recevrez une notification par courriel aussitôt qu’un nouvel article sera publié, vous permettant ainsi de demeurer à l’affût de toutes les dernières nouvelles!

Rejoignez 748 autres abonnés

 

La perversion narcissique n'a pas de sexe.

… ni la majorité des pervers narcissiques. Il ne faudrait pas tomber dans le même travers que certains idéologues pour qui le prédateur ne peut être que masculin, et la victime, que féminine… Il y a déjà bien assez que ce stéréotype féministe et sexiste soit devenu une norme sociale admise sans qu’à notre tour nous nous mettions à combattre la stupidité par la bêtise.

J’ai croisé des pervers narcissiques à plusieurs reprises dans ma vie, tant au plan amoureux, qu’amical, familial ou professionnel, d’où mon intérêt pour cette problématique psychologique et sociale à la fois surexposée et méconnue. Je précise que j’ai rencontré autant de femmes que d’hommes pervers narcissiques…

Dans chacun des cas, j’ai eu affaire à des êtres charmants, sympathiques, conviviaux, serviables, auxquels j’aurais donné le bon Dieu sans confession et avec qui j’ai noué des liens de complicité apparente très forts. Avec le temps, j’ai plutôt découvert des individus retors, manipulateurs, malveillants, insensibles et hypocrites quand ils n’étaient pas sadiques.

Ces personnes machiavéliques étant de véritables vampires relationnels, il m’a fallu dans tous les cas rompre définitivement toute relation avec eux. Tant qu’un lien subsiste, le risque de se voir siphonner ses énergies vitales demeure.

Vous pouvez d’ailleurs entretenir une relation en apparence significative avec un ou une PN pendant des années avant qu’un événement ne déclenche en lui une dynamique mortifère dont vous ne comprendrez pas tout de suite la cause, ni la motivation. Mais vous en subirez les conséquences…

Une problématique qui n’a pas de sexe

J’ai dû lire plusieurs ouvrages en plus d’une quarantaine de textes divers et d’articles sur les pervers narcissiques. En dépit de certaines contradictions mineures, l’ensemble de ces sources brossait un portrait très clair et détaillé de la nature de ce type de manipulateur, le pire qui soit.

Y était décrite la dynamique de contrôle que le ou la PN tente d’instaurer en culpabilisant et en dévalorisant tour à tour sa victime pour mieux la contrôler et se repaître de la souffrance qu’il lui inflige. Bien sûr, des moments de grâce viennent entrecouper ces séances de torture, pour mieux asservir ensuite la victime avant de récidiver.

Si, grammaticalement parlant, le masculin l’emporte sur le féminin, il est normal que l’on parle généralement du pervers narcissique et non de la perverse narcissique. Ceci étant établi, dans la majorité des textes que j’ai consultés, on reconnaît, implicitement ou explicitement, que l’on retrouve autant de PN parmi les femmes que les hommes.

Bien sûr, certains magazines féminins traitant de la question afficheront des cas vécus où la femme est la seule victime. D’autres auteurs insinueront sans l’affirmer que le PN ne peut être que masculin et certains « spécialistes » affirmeront sans vergogne que le PN est le plus souvent un homme, très rarement une femme.

Une attitude dangereuse et irresponsable

Vous me direz que ni mon vécu, ni mes lectures ne font de moi un spécialiste sur la question et vous aurez raison. Toutefois, devant la majorité de textes qui ne stigmatisent pas les hommes comme principaux représentants des pervers narcissique, je crois pertinent, voire essentiel, de dénoncer ce qui a par ailleurs toutes les apparences d’un stéréotype misandre.

La principale arme des PN est qu’ils sont indétectables. Entre le bon gars, la chic fille, et le pervers ou la perverse narcissique, aucune différence, à prime abord. Les auteurs qui ferment délibérément les yeux sur la moitié féminine de ces prédateurs en raison de motifs idéologiques ou de rectitude politique rendent d’autant plus difficile à leurs victimes de les identifier et de se soustraire à une situation qui peut les anéantir psychologiquement.

Rappelons que certains PN parviennent à pousser leur proie au suicide, ce qui rend l’aveuglement volontaire concernant les perverses narcissiques d’autant plus irresponsable et sexiste qu’il relève, devant cette situation extrême, de la négligence criminelle.