Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Pas d’utérhommerie sans utérhomme…

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Allons, Mesdames, adoptez-en un... à vos risques !

Quiconque défend la cause de la condition masculine a croisé leur route. Comme leurs consoeurs féministes misandres, ils sont généralement arrogants, injurieux, prompts aux procès d’intention et adeptes de la projection : ils vous accuseront donc d’être arrogants, injurieux, prompts au procès d’intention et… adeptes de la projection. C’est fou ce que de s’entretenir avec eux peut s’avérer instructif, à défaut d’être agréable, dans une perspective clinique, s’entend…

De qui je parle en ce moment ? Des utérhommes ! Ces hommes – ici, le mot est peut-être un peu fort – qui ne peuvent se définir autrement que par les diktats du féminisme le plus androphobe et le plus caricatural. Le mot « mangina », contraction des mots anglais « man » et « vagina », les désigne depuis quelques années, mais je lui préfère « utérhomme », néologisme créé par Martin Malthus, blogueur, comme moi, sur la condition masculine.

Je recommande d’autant plus ce terme, forgé, on l’aura compris, à partir de « utérus » et d’« homme », qu’il évoque pour moi l’être masculin qui n’est toujours pas né, en perpétuelle gestation, végétant mollement, nourri par un placenta matriarcal avarié. Un sous-homme, quoi ! Ne demandez pas à ces individus de penser par leurs propres moyens et de remettre de quelque façon que ce soit en cause les diktats féministes. Ils en sont fanatiquement incapables et peuvent se montrer tout aussi enragés que leurs alter inégaux féministes radicales, les gestapounes, devant la plus minime divergence d’opinion.

La démocratie, dans cette optique, leur est intolérable, sauf, bien sûr, appliquée à eux-mêmes. Ils sont les premiers à revendiquer la fermeture d’un blog, le retrait d’un article, d’une étude ou d’un livre, quand il ne s’agit pas de l’annulation d’une conférence. Les plus extrémistes accompagneront même leurs consoeurs qui empêcheront la tenue de pareils événements par le vandalisme.

Leur modus operandi, toujours le même, est de chercher à bâillonner leurs adversaires au nom de la cause des femmes, de la lutte à la violence qui leur serait constamment imposée et du « noble » combat dont ils se réclament contre le « patriarcat », « l’antiféminisme » et maintenant la « culture du viol ». De véritables Don Quichotte à la poursuite de moulins à vents…

Nettement plus démocratique, je donnerai, dans la présente chronique, un point de vue féminin, à défaut d’être résolument féministe, sur les utérhommes, par Ann Sterzinger, auteure et bloggeuse. Utérhommes sensibles – ne l’êtes-vous pas tous… -, prière de vous abstenir…

« Les plus abusifs, déplaisants et pleurnichards… »

C’est par ces termes peu flatteurs qu’Ann Sterzinger dépeint d’entrée de jeu les utérhommes, qu’elle désigne sous l’expression « féministes mâles » (male feminists), des hommes qui traiteraient les femmes aussi mal que les pires machos qu’ils dénoncent.

Ces individus seraient donc, nous apprend l’auteure, égoïstes, paresseux au lit et prétexteraient « les pièges de la galanterie » afin de laisser à leur partenaire le soin de faire leur part du ménage en plus de la leur. Dans la même perspective, ils lui abandonneraient la totalité de la facture d’épicerie. Incapables de se faire des amies sans chercher à les attirer dans leur plumard, ils les laisseraient tomber quand elles refusent leurs avances, dans l’impossibilité où ils se trouvent de s’en tenir à une amitié platonique en raison d’un manque de confiance flagrant en leur masculinité incertaine.

Madame Sterzinger relate par ailleurs une anecdote troublante à propos d’un ancien petit ami féministe qui avait cherché à la persuader de porter de fausses accusations de viol contre l’un de ses amis, à seule fin de la tester et de voir s’il avait suffisamment d’emprise sur elle pour l’amener à ruiner l’existence d’un proche. Devant son refus, il lui répondit : « N’as-tu jamais entendu parler du féminisme ? » Avec de pareils militants, le féminisme n’a plus besoin d’ennemis…

« Pourquoi les hommes qui parlent le plus fort de la cause des femmes et qui enjoignent le plus celles-ci à défendre leurs droits virent capot en les traitant de la façon la plus cruelle et le plus présomptueuse ? » demande la bloggeuse.

Chers utérhommes, tenez-vous le pour dit, vous n’aurez jamais la cote auprès de femmes lucides comme madame Sterzinger, qui préfèrent de loin les hommes autodéterminés et confiants. Faudra vous satisfaire de vos consœurs de « luttes »… Des heures de bonheur… à genoux ! Selon l’auteure :

« Les hommes qui aiment les femmes n’ont nullement besoin de se réfugier derrière un écran de fumée idéologique. Pourquoi plastronneraient-ils en se servant du féminisme ? Ils n’ont rien à cacher. Ils disent ce qu’ils pensent, vous tiennent la porte si ça vous plait, vous aident à nettoyer la litière du chat, viennent en aide à un étranger dont la voiture tombe en panne. Ils sont bons et secourables, peu importe qu’ils vous entraînent dans leur lit ou pas.

« Puisqu’ils sont confiants et habités par un véritable amour des femmes, ils y arriveront de toute façon de temps à autre. La confiance en soi rend les gens généreux. La haine les rend criards. »

Moi aussi, je trouve…