Immatriculation des armes à feu : la tour de Babel n’était pas mieux gérée

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Étant bonne citoyenne, j’ai essayé d’enregistrer ma carabine à air comprimé au nouveau registre provincial. J’ai été mise en déroute par le système. Impossible d’y accéder. C’est aussi difficile que de vouloir rentrer dans Fort Knox pour faire un retrait. J’ai alors téléphoné au numéro indiqué et une gentille demoiselle, visiblement complètement décontenancée, m’a recommandé d’inscrire mon arme à feu par le moyen d’un formulaire qu’on va m’envoyer par la poste.

La tour de Babel n’était pas mieux gérée ! Normal, c’est le gouvernement du Québec. Sont pas capables de gérer les hôpitaux, malgré les milliard$$$$ qu’on y injecte chaque année, alors imaginez seulement la ville de Capharnaüm quand le Christ y est passé il y a deux mille ans. Ça va prendre plus qu’un miracle pour qu’on puisse naviguer sur le site du ministère de la Sécurité publique pour pouvoir être conforme à la loi.

Faites maintenant un petit calcul facile : 1 700 000 armes à feu à enregistrer en 365 jours donne exactement 4657 armes à feu à enregistrer par jour… à condition, évidemment, que le système informatique déjà fucké se mette à fonctionner. Quand je vous dis que les Québécois sont mûrs pour envoyer dans la poubelle de l’Histoire les libéraux, c’est du sérieux.

Entre temps, j’attends mon formulaire papier par la poste… À condition que la gentille demoiselle qui m’a répondu ait survécu à cette troisième journée…

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