Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Avec le 29 janvier, les islamistes ont-ils leur « drame de Polytechnique » ?

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Francine Pelletier, « polytechniquologue » et « islamophobologue »…

C’était écrit dans le ciel à la suite de l’horrible tragédie survenue à la grande Mosquée de Québec où six hommes avaient péri et cinq autres avaient été grièvement blessés ce fatidique 29 janvier 2017. Contrairement à la tuerie de Polytechnique où 14 jeunes filles avaient été assassinées par Marc Lépine, on ne s’était pas arrêté sur le sexe des victimes, mais sur leur appartenance religieuse.

Ce détail mis à part, nous avons tous les ingrédients qui ont fait le « succès » d’une boucherie monstrueuse, commémorée – certaines méchantes langues diront « récupérée » – chaque année par les groupes féministes : un être profondément frustré et introverti, une préméditation évidente, une haine maladive et homicide envers un groupe de personnes bien précis, et la démence de passer aux actes par la destruction aveugle et gratuite de plusieurs vies humaines.

Ne restait plus qu’à attendre de voir qui, le premier, allait ouvrir le feu, si je puis dire, en rapprochant les deux événements. Comment se surprendre de constater que la féministe et « polytechniquologue », Francine Pelletier, allait se prévaloir de cette prérogative ? Madame Pelletier avait pris position au lendemain du massacre de Lépine en termes misandres et venimeux et a remis cela à plusieurs reprises depuis. Comment aurait-elle pu résister à la tentation de récidiver devant une opportunité aussi tentante, au lendemain de la boucherie, d’autant plus que le parallèle, le plus objectivement du monde, tenait la route ?

Frappantes analogies…

Dans sa chronique du 1er février 2017, madame Pelletier avait associé, d’entrée de jeu, Lépine et Bissonnette :

« Alexandre Bissonnette ressemble à s’y méprendre à Marc Lépine. Un « loner » que tout le monde trouvait un peu bizarre, un jeune homme blanc de classe moyenne « mal dans sa peau », mais sans plus. Personne n’aurait cru que ce nerd un peu bourru, aimant choquer son entourage avec des propos malvenus sur les femmes et/ou les immigrants, entretenait des idées de meurtre à grande échelle. Pourtant, Bissonnette comme Lépine ont méticuleusement préparé leur coup, choisi leur arme, rêvé de devenir le héros de leurs machinations abjectes. (Du moins le présume-t-on, dans le cas du premier, puisqu’il n’a pas encore été condamné). »

Le rapprochement était tout à fait pertinent et justifié. Jusque-là, rien à redire. Si bien partie, la chroniqueuse du Devoir poursuivait :

« Substituez des hommes musulmans pour des étudiantes en génie, une mosquée pour une université, Québec pour Montréal, le droit à la religion pour le droit à l’égalité et vous avez, 25 ans plus tard, le même crime, la même atteinte à un droit fondamental, la même horreur qui crée la même sourde angoisse chez ceux ou celles qui sont visés. Lépine et Bissonnette sont tous deux des modèles « classiques » de tueur de masse. Deux opportunistes politiques qui ont choisi leurs victimes en fonction de ce qui saurait mieux nous choquer, nous écœurer. »

Là encore, le parallèle tenait la route, mais le « meilleur » restait à venir…

Encore les « radios-poubelles »…

Après avoir fait preuve d’une analyse pertinente et sans failles, Pelletier devait déraper sans ménagements :

« Mais pourquoi ici ? Pourquoi le Québec ? Heureusement, et c’est une différence notoire avec les événements de 1989, on commence aujourd’hui à se poser la question. N’en déplaise au maire de la « belle ville » de Québec et aux Bernard Drainville de ce monde, on commence à relier les radios-poubelles et le « climat délétère » qui règne dans la capitale nationale, le débat identitaire et le rejet de ceux qui ne nous ressemblent pas, la charte des valeurs et le fait de cracher sur des femmes musulmanes dans le métro de Montréal. »

Et vlan, on crachait sur les femmes musulmanes dans le métro ! Et à Québec, en plus ! Madame Pelletier se gardait bien, en passant, de faire la différence entre les femmes voilées et celles qui ne le sont pas, victimes de harcèlement et de menaces de la part de leurs pairs pour leur rejet de ce symbole de soumission qu’est le hijab. Cet accessoire rétrograde, la féministe se garde bien de le condamner au nom du « respect de la différence », et ces musulmanes, qui arborent fièrement leur chevelure, des bigots islamiques peuvent toujours cracher dessus. La féministe ne les condamnera pas.

Les radios-poubelles ? Étrangement, rien dans les archives d’Alexandre Bissonnette n’avait permis de relier ses convictions à quelque chroniqueur que ce soit, qu’il s’agisse des radios de Québec ou de médias mainstream. On se demande où madame Pelletier était allée chercher une hypothèse aussi saugrenue. Sans doute en lisant les lamentations victimaires et insidieusement censeures du « spécialiste » Michel Juneau-Katsuya.

Le nécessaire débat identitaire, associé un temps au projet de charte du PQ, irritait au plus haut point madame Pelletier. Il ne faudrait pas soupçonner une montée de l’islam politique, pourtant reconnue par Johanne Faucher, la journaliste même qui en avait nié l’existence à l’émission Enquête, de Radio-Canada. Il faudrait se mettre la tête dans le sable devant les Adil Charkaoui, soupçonné d’avoir radicalisé des étudiants au collège Maisonneuve, ou Salam Elmenyawi, notamment, qui a voulu imposer les tribunaux islamiques au Québec, au nom d’une tolérance qui s’apparente à l’aveuglement volontaire le plus servile ?

Par ses raccourcis faciles et sa malhonnêteté intellectuelle, Francine Pelletier trahissait clairement une tendance lourde, déjà bien implantée chez une gauche bien-pensante et surmédiatisée, qui n’a cessé de se cristalliser encore davantage de nos jours avec l’idée d’instaurer une journée de lutte à « l’islamophobie » et même, avec celle de quatre journées de commémoration de la tuerie de la mosquée de Québec.

Tout comme depuis Polytechnique, il est devenu immoral de critiquer le féminisme étatique et d’en questionner les dogmes, il devient encore plus difficile de dénoncer la montée de l’islam radical et ses dérives pourtant flagrantes.

C’est cette boîte de Pandore que des idiots utiles comme madame Pelletier contribuent à ouvrir davantage au mépris de véritables valeurs de tolérance, de démocratie et de respect de la différence. Inch Allah !