Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

BLOGUE Une île rien que pour les femmes ? Je vote pour !

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Être en congé d'un certain type de femmes ne pourrait que bénéficier à la majorité de ceux et de celles qui préfèrent le vivre-ensemble, non ?

Pensez-y bien. Comment laisser passer pareille occasion d’assainir l’espace public de la majorité des gens qui préfèrent le vivre-ensemble sans s’encombrer de la présence lourde et fâcheuse de femmes allergiques à la gent masculine ?

Messieurs, vous cesseriez de vous sentir détestés ou méprisés à cause de votre être sexué. Mesdames, vous ne vous sentiriez plus jugées ni culpabilisées par ces mégères qui vous reprochent vos œillades séductrices ou votre coquetterie innée.

Me semble que tout le monde y gagnerait, même lesdites harpies. Évidemment, il y a lieu de se demander si des personnes incapables de vivre avec la moitié de l’humanité arriveraient à partager sereinement le même espace que l’autre moitié. Personnellement, je me bidonne tranquillement rien qu’à y penser…

SuperShe Island

C’est le nom, évocateur d’une volonté féminine de puissance qui a été donné à une île paradisiaque de la côte finlandaise, un endroit idyllique, du moins en attendant que ses occupantes y atterrissent. Ce site voué à la santé féminine a été « pensé » par une ancienne consultante, Kristina Roth, après deux séjours dans des sites de relaxation qui devaient la laisser insatisfaite.

La présence d’hommes sabotait les « vibrations relaxantes » des endroits, croit-elle : « Quand il y avait un joli garçon, les femmes mettaient du rouge à lèvres. », a-t-elle affirmé au New-York Post. « Le principe [à SuperShe Island] est, hey, concentrez-vous sur vous-mêmes. N’essayez pas de faire monter vos hormones au plafond. »

En clair, au problème de subir les hormones de la gent masculine s’ajoute à ses yeux celui de gérer celles de la gent féminine. Dur, dur, d’être une femme, pour certaines du moins, en 2018…

Rassurez-vous cependant, messieurs : madame Roth insiste sur le fait qu’elle n’est pas misandre (man-hater). Elle vous adore au point d’envisager même des droits de visite. N’est-elle pas adorable ?

Jusqu’à présent, seules des proches et connaissances de madame Roth ont bénéficié de ce site enchanteur qui ne sera ouvert au grand public – féminin, of course – qu’à partir de juillet prochain. Le coût des séjours reste à déterminer.

Bien sûr, l’initiative de madame Roth est sexiste, dans la mesure où une initiative analogue, n’offrant ses services qu’aux hommes, aurait vite fait de faire trembler la planète. Devons-nous alors tolérer, voire encourager, cette forme de ségrégation ?

Dans la perspective où hommes et femmes de bonne volonté seraient débarrassés de femmes émotivement, sexuellement ou socialement mésadaptées, je vote pour. J’en arrive même à souhaiter que cette lubie fasse des petits.

Bien sûr, il ne s’agirait que de quelques jours ou de quelques semaines de répit, mais ce serait toujours ça de pris, pas vrai ?  Après tout, ne sommes-nous pas riches des biens et des personnes dont nous pouvons nous passer ?

Vous dire ma hâte aux excursions interplanétaires pour femmes seulement…