Né à Val D’or, Yann Laplante a un passé mystérieux. Ce philosophe moderne est Détenteur d’un D.E.S obtenu en prison. Il a également suivi avec succès une formation en vente-conseil au C.F.P Samuel-de Champlain. Motard de cœur, il a conservé son esprit libre en devenant un ardent défenseur des droits des détenus à l’éducation. Conférencier et écrivain, il se démarque par ses propos engagés.

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Quand je fais référence aux politiciens de salon, je ne pense pas seulement à regarder l’émission « La Joute » avec mon gladiateur préféré, Mario Dumont. Je fais allusion à boire une bonne bière froide entre amis et avec le beau-frère, assis confortablement sur le sofa. C’est en regardant le hockey et en mangeant des ailes de poulet que j’ai découvert ma véritable passion : la politique.

Ainsi, les sports de contact sont ceux qui me font le plus penser à la politique. À Rome, dans l’arène, quand « Jules César » lâchait les lions, les gladiateurs ne partaient par à courir. L’émission « La Joute » affectionne le jeu robuste, parfois salaud, et les vedettes qui crèvent l’écran sont toujours divertissantes et ô combien aguerries. Le hockey, pratiqué au centre Bell, occupe une grande place dans l’arène médiatique et me permet de fantasmer à un monde meilleur. N’avez-vous pas remarquez que le monde du spectacle est intéressant que lorsqu’il devient un peu vicieux ? Avons-nous vraiment besoin d’être sans reproche pour être un joueur en règle sur la scène gouvernementale ? Paraît-il que les meilleurs politiciens au monde sont des hommes et des femmes du peuple dignes de confiance. Bravo, oui, en rêvant, je peux me permettre de croire que les rênes du pouvoir doivent être portés par plus instruit et plus intègre que ma personne.

Cependant, à trop vouloir des hommes d’exception au-delà de l’idéal, on loupe la coche. Je pense que tout le monde devrait être admissible à gouverner. Principalement si vous luttez parmi la classe moyenne. L’ouvrier, l’infirmière, le maçon, la serveuse, etc. Tous ceux qui ont trimé dur à l’école de la vie. Si on me donne le droit de vote, pourquoi ne me permettrait-on pas le droit d’être candidat ? Et ne devrait-on pas cesser ces exécutions publiques dans les médias ? Qui est parfait ? Le peuple spectateur est-il si irréprochable ? J’encourage les jeunes, nos retraités, nos anciens, nos sages à se lancer en politique. Notre nation, en vaut la chandelle. Nous vivons des jours sombres et chacun doit considérer le bien commun comme étant une priorité individuelle. Désolé, les dieux de l’Olympe ne m’ont pas encore remis la recette du bonheur; cependant, chaque citoyen doit se sentir concerné par ce qui se passe dans l’arène. Si vous écoutez les mêmes nouvelles que moi, vous savez que nous allons tout droit vers un mur. Nous ne sommes plus maître chez nous. Il y a un urgent besoin de citoyen(e)s dans le feu de l’action, sur la ligne de front. Je n’ai rien contre les spécialistes qui ont étudié à l’université, mais mon grand-père qui travaillait dans les mines était plus sage que vous. La sagesse et l’expérience ne s’acquiert-elle pas sur le terrain, dans le sport de combat qu’est la vie ?

Je n’ai de pierre à jeter à personne, la vie va juste un peu trop vite de nos jours et on ne fait plus d’enfants pour assurer la relève. Même le hockey a changé. Aujourd’hui, ce n’est plus en regardant le cœur qu’on évalue un gladiateur, mais à combien de million il vaut. Maurice Richard doit parfois se retourner dans sa tombe et dire à César : lâche les lions ! Je lève mon chapeau à tous ceux et celles qui avant nous, ont fait de grands sacrifices. Mes parents et mes grands-parents ont pris bien soin de me donner le meilleur d’eux-mêmes.

Ils ont été de très bons politiciens de salon.