Pascal Bergeron est le fondateur et le président actuel du journal Le Peuple – Les vrais enjeux. Il travaille à bâtir un nouveau média sérieux, fiable et documenté qui permettra aux gens d’obtenir un point de vue différent sur les défis que doivent affronter nos sociétés occidentales. Il considère que l’un des grands problèmes est le manque de diversité d’information et d’opinions dans le monde des médias traditionnels. Il déplore aussi les attaques constantes sur nos libertés.

Le gouvernement fait passer n’importe quoi pour du féminisme

Sur son site, le gouvernement canadien a notamment célébré le féminisme avec une femme voilée.

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Jeudi, ce fut la Journée internationale des femmes et pour souligner cet événement, le gouvernement du Canada a mis en ligne un portail web avec diverses informations. Or, quand il est venu le temps d’expliquer ce qu’était le féminisme, le gouvernement a retenu une définition particulière.

En effet, le féminisme, a-t-il clamé, ne vise pas que l’égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi l’égalité entre les « personnes de toutes les identités de genre ». Or, selon ce concept d’« identité de genre », une personne peut être un homme, une femme ou s’identifier autrement sur la simple base de sa déclaration, sans égard pour sa réalité biologique.

Rappelons que depuis juin 2017, la discrimination selon l’« identité de genre » est désormais interdite. En outre, on apprenait il y a deux mois que le système carcéral du Canada placerait les détenus dans un établissement pour hommes ou pour femmes en fonction de leur « identité de genre » et non plus selon leur anatomie ou leur sexe.

Ce n’est pas tout, cependant. Sur son portail web dédié à la Journée internationale des femmes, le gouvernement a mis en ligne une vidéo dans laquelle la ministre de la Condition féminine, Maryam Monsef, affirme que son « féminisme est aussi diversifié que le Canada » ; et en dessous de cette vidéo, on y retrouve une vignette avec une femme en hijab :

Cette photo a déplu à Nadia El-Mabrouk, membre de l’association Pour les droits des Femmes du Québec, qui a déploré que le gouvernement Trudeau célèbre le féminisme avec une femme voilée alors que des femmes iraniennes se font emprisonner pour avoir retiré leur voile.

Dans la section des commentaires de son billet, une certaine Ginette Rousseau a renchéri : « L’art de déformer la définition du mot féministe. On ne peut pas être féministe et endosser l’islam fondamentaliste. C’est de l’incompatibilité totale! » Un autre internaute, Robert Duchesne, a écrit : « Face à une telle indécence et un tel mépris, les mots nous manquent pour exprimer notre indignation et notre colère. « L’égalité pour toutes et tous » avec le symbole par excellence de la ségrégation fondée sur le genre et de l’inégalité des sexes. »

Source de l’article : Le Peuple
Source de la photo : Gouvernement du Canada