Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Le carrefour giratoire double Davy-Mantha comporte des + et des –

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Cette image par satellite montre très bien la configuration des lieux.

On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs. Il y a toujours des côtés positifs et négatifs dans tout développement. Je parle du carrefour giratoire double qui sera construit l’été prochain aux intersections de la route Transcanadienne 117-101 et des rues Davy et Mantha (côté est), à Rouyn-Noranda, Abitibi, Québec.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

ghislainloiselle.blogspot.com

Analysons ensemble ce projet de la Ville de Rouyn-Noranda et du ministère des Transports du Québec qui sera réalisé au coût de 5 millions $. C’est en vertu d’une entente de partenariat dont la signature a été annoncée hier (vendredi 9 mars 2018). Je mets mes notes en caractères gras après chaque constat positif ou négatif. J’attends vos commentaires constructifs.

D’abord, qu’est-ce au juste qu’un carrefour giratoire? C’est un aménagement comprenant une, deux ou trois voies de circulation entourant un îlot central. La circulation dans ces voies se fait dans le sens anti-horaire (contraire des aiguilles d’une montre). De plus, les usagers qui veulent s’engager dans un carrefour doivent céder le passage aux piétons et aux véhicules qui y circulent déjà.

Les plus (+)

–  »Il améliorera la sécurité des usagers de la route. C’est la priorité du ministère des Transports. Le carrefour giratoire est un aménagement qui a fait ses preuves en ce qui a trait à la réduction des accidents mortels ou graves ». C’est ce qu’a précisé le ministre des Transports, André Fortin.

Aucun doute. Il est vrai par contre que les poids lourds en particulier vont perdre l’élan qu’ils pouvaient se donner pour monter la grande côte aboutissant à la rue Caron, vers l’ouest. Mais ce même  »air d’aller » dont profitait même les autos était problématique au passage des trois intersections avec arrêt.

– La sortie-entrée actuelle de la rue Mantha sera fermée et l’extrémité de cette rue qui sera légèrement déplacée vers l’ouest. Le but est de la brancher au carrefour giratoire double en même temps que la rue Davy de l’autre côté de la route.

Il allait de soi qu’on ne pouvait faire un carrefour giratoire que pour la rue Davy ou que pour la rue Mantha. Ces deux intersections avec arrêt à la hauteur de la route 117-101 constituent des problèmes pour la sécurité routière pour y entrer comme pour en sortir.

– L’entrée-sortie du chemin privé reliant la route 117-101 et un îlot de commerces, à l’ouest de la voie ferrée de l’ONR, sera fermée. Ces établissements utiliseront plutôt la rue Davy.

Cette intersection avec arrêt est également un problème pour la sécurité routière pour y entrer et pour en sortir.

– Les véhicules pourront entrer et sortir de ces artères avec fluidité.  »Il s’agit d’une amélioration significative pour la fluidité de la route 117-101 qui se veut une importante voie d’ouverture vers le Témiscamingue et l’Ontario ». C’est ce qu’a dit le ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue et député de la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Luc Blanchet.

Quelqu’un avait déjà évoqué la possibilité de réduire la vitesse à 70 km/h comme sur la rue Saguenay sur le point chaud régional en terme de circulation automobile. Le carrefour sera donc un moins mal. Et peut-être que par la force des choses, la limite de vitesse n’aura d’autre choix que d’être abaissée.

–  »Cet investissement facilitera la circulation interprovinciale et locale entre le centre-ville de Rouyn-Noranda et le quartier d’Évain. C’est l’un des corridors routiers les plus achalandés de la région avec 9 400 voitures qui y circulent quotidiennement. » C’est ce qu’a souligné la mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire.

Il faut se rappeler qu’il s’agit là de l’option Nord de la route Transcanadienne en plus d’être la principale artère branchant le Témiscamingue et l’Abitibi. Ça inclut tous les lieux, petits et grands, où résident des milliers de personnes appelées à prendre la route à tout moment.

– La Ville assurera la gestion du projet étant en charge de sa maîtrise d’oeuvre, en partenariat avec le Ministère. C’est tant pour la conception que pour la surveillance.

Une municipalité a beau être une créature du gouvernement, voilà une bel exemple de manettes confiées localement et régionalement. Peut-être que la Ville aurait fait un quatre voies si elle avait été maître-d’oeuvre de la construction de la nouvelle route entre Évain et Rouyn-Noranda centre… Ç’aurait permis de la fluidité et aurait éliminé des entraves à la circulation sur une route qui est faite pour rouler tout de même. Il ne s’agit pas d’un petit chemin.

– L’entente établit les droits et obligations des parties dans le cadre de la réalisation du projet.

On souhaite que tout va se faire dans les règles de l’art.

Les moins (-)

– L’entente de partenariat prévoit que la Ville payera 70 % des coûts du projet, l’autre 30 % devant être assumé par le Ministère.

Avec les impôts qu’on paie à l’État fédéré québécois, on aurait été en droit de s’attendre à ce que Québec défraie 50 % de la facture, surtout qu’il s’agit principalement de la route 117-101.

– L’aménagement de ce carrefour giratoire s’inscrit dans la volonté de la Ville de développer les terrains situés au sud de la route 117-101 dans le quartier d’Évain. On retrouve là un important potentiel de développement commercial, industriel et résidentiel.

Une chance qu’on mise sur les carrefours giratoires, parce que toute entrée-sortie de plus le long d’une route, c’est un risque de plus d’accidents. L’idéal, c’est toujours l’agglomération, la concentration en zone urbaine, en village, ce qui donne une chance à la nature, aux terres naturelles, à la faune. Mais je comprends que Rouyn-Noranda devient une ville de plus en plus grande. On en a fait du chemin depuis le début des années 1920, pour le pire et le meilleur!