Le gouvernement Trudeau s’intéresse à d’autres migrants

Après avoir accueilli plus de cinquante-mille réfugiés syriens et après avoir ouvert la frontière québéco-américaine à des dizaines de milliers de migrants illégaux, le gouvernement Trudeau a laissé entrevoir ses intentions pour le futur.

Le gouvernement veut les migrants d’Israël

Dans un premier temps, des représentants gouvernementaux ont fait savoir au Globe and Mail que le Canada allait recevoir près de 2 000 migrants africains coincés en Israël. Le gouvernement Trudeau pourrait en prendre plus et un accord en ce sens avait été annoncé par Israël lundi dernier, pour être suspendu après quelques heures seulement.

Ces 39 000 migrants proviennent majoritairement de l’Érythrée ainsi que du Soudan et leur sort polarise la société israélienne. Ils ne sont pas désirés par bien des citoyens et par le premier ministre du pays lui-même, Benjamin Netanyahu, qui les qualifie de « migrants illégaux » et d’« infiltrés ».

« Chaque pays doit maintenir ses frontières, et protéger ses frontières de l’infiltration illégale est autant un droit qu’une obligation de base d’un État souverain », a déjà déclaré M. Netanyahu à ce sujet. Il considère d’ailleurs que les vagues migratoires en provenance de l’Afrique menacent le caractère « juif et démocratique » de son pays. C’est pourquoi il a fait de la migration illégale un de ses chevaux de bataille.

Le gouvernement s’intéresse aux Rohingyas

Dans un second temps, le gouvernement Trudeau a salué le rapport de son envoyé spécial, Bob Rae. Ce dernier a conclu que le Canada devait recevoir des Rohingyas, une communauté musulmane qui a des relations conflictuelles avec la majorité bouddhiste en Birmanie.

À la suite d’une attaque terroriste par des militants rohingyas en août dernier, les autorités birmanes ont lancé une opération militaire pour chasser entièrement cette communauté. M. Rae a dit craindre un « génocide ». « Ça serait bizarre de dire qu’on est [prêt] à faire quelque chose pour les réfugiés au Yémen, en Irak ou en Syrie, mais pas pour les Rohingyas », a-t-il affirmé en conférence de presse.

Si M. Trudeau ne s’est pas engagé à quoi que ce soit, il a déclaré par communiqué ceci : « Le Canada s’engage à contribuer à résoudre cette crise. Au cours des prochaines semaines, nous étudierons les recommandations contenues dans le rapport, et nous présenterons d’autres mesures que nous avons l’intention de prendre. »

Source de l’article : Le Peuple – Les vrais enjeux

Source de la photo : Radio Television Malacañang, Domaine public (Image rognée)

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