Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

BLOGUE | Vers une société féministement québécoise dans le futur (1)…

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On a beau vouloir être optimiste, mais les hommes blancs hétérosexuels étant si souvent présentés comme responsables de tous les maux, on peut légitimement se demander s'ils ne deviendront pas coupables par... anticipation.

J’ai déjà fait paraître le présent billet ailleurs il y a quatre ans. L’évolution – Est-ce le mot ? – de notre société m’indique qu’il est hélas plus que jamais d’actualité, même s’il anticipe le futur. En voici la première partie. La seconde suivra sous peu. Bonne lecture !

Projetons-nous dans l’avenir et tâchons de nous représenter ce à quoi pourrait ressembler notre société québécoise à l’apogée du féminisme militant. Sans doute à un avant-goût du paradis terrestre, non ? Où l’égalité homme femme serait enfin devenue la norme absolue ? Lançons-nous dans le temps, et consultons les entrefilets médiatiques du futur qui suivent, inspirés par cette idéologie dominante. Tâchons ensuite d’anticiper vers quels progrès le féminisme pourrait nous mener, ainsi que nos institutions, dont le Barreau du Québec. Les mêmes exemples pourraient tout autant provenir de tout pays occidental où le féminisme d’État a force de loi. Imaginez le bonheur…

Refus de don de sperme obligatoire

Le 21 février 2027, Marcel Labonté-D’amours a été condamné à 5000 $ d’amende et à 10 dons de sperme obligatoires pour avoir refusé sa contribution annuelle de cinq dons séminaux au Centre de procréation assistée du Québec (CPAQ). Comme si son crime n’était pas assez odieux, l’individu a également été reconnu coupable d’hétérosexualité au premier degré avec intention de faire jouir sa voisine, un fait malencontreusement attesté par celle-ci et par les témoignages de voisins accablés par les cris de la victime. L’agression étant survenue la nuit, l’accusé a été de plus reconnu coupable de tapage nocturne. S’ajouteront à sa peine initiale six mois de prison ferme.

Est-il nécessaire de rappeler que l’hétérosexualité a été criminalisée en 2022 à titre de déviance sexuelle patriarcale et ne peut exceptionnellement se voir autorisée qu’à des fins reproductives dans le cadre d’une union de fait ou maritale garantissant progéniture et pension à venir aux épouses souffrant de la même affliction hétérophile, hélas, toujours dominante dans notre société ! Les contributions obligatoires au CPAQ seront sollicitées du coupable manu militari, si nécessaire, et ce jusqu’à ce que sperme s’ensuive.

Violence conjugale par omission

Le 30 mars 2029, Carl Lebon-Paiement a été reconnu coupable de violence conjugale par omission, de désertion de foyer et de refus de s’acquitter de ses obligations alimentaires envers les enfants qu’il aurait éventuellement pu avoir avec Gisèle Malenfant s’il avait consenti à l’épouser 30 ans auparavant quand elle attendait qu’il lui en fasse la demande pendant leurs études collégiales. Non seulement la demande n’a-t-elle jamais été faite, d’où le chef retenu de violence psychologique par absence imposée, mais la victime, en proie à une violente dépression, a tenté à trois reprises de mettre fin à ses jours, deux fois par absorption massive de Life Savers, et une troisième en faisant de l’exercice.

Loin de représenter des circonstances atténuantes, le fait que l’homme n’ait jamais tenté d’entrer en contact avec la victime a au contraire aggravé son cas, tandis qu’il avouait candidement à la Cour ne même pas se souvenir de la plaignante. Compte tenu du fait que l’accusé, selon Mme Malenfant, aurait dû lui faire la cour il y a 30 ans, la fiancer l’année suivante pour l’épouser l’année d’après, et compte tenu aussi du fait qu’elle estime qu’il aurait dû lui donner au moins les trois enfants dont elle rêvait, pourquoi pas la même année sous forme de triplés, la Juge Lédoya-Khroshu a condamné l’accusé à verser une pension alimentaire pour la femme qu’il n’a jamais épousée et une autre pour les trois enfants dont il l’a si injustement privée.

Les montants des pensions tiendront compte du fait que, même adultes, les enfants auraient pu nécessiter le soutien financier de leur père pour faire de hautes études, et incluront des arrérages de 28 ans, la moindre des choses.

La suite au prochain billet…