Éternel étudiant mais surtout lecteur assidu souffrant d’une insatiable faim de boulimique pour la littérature française. Toutefois, ce n’est que sur le tard, qu’il résolut de devenir le plus grand écrivain de sa génération ; depuis, il y travaille d’arrache-pied mais ne pousse pas la chose au point de se les casser bien qu’il lui arrive, encore, d’écraser ceux de ses partenaires lors des soirées dansantes et mondaines.

BLOGUE | Le Zombie Libéral

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La popularité des films de zombies ne se dément pas! C’est sans doute pourquoi le Parti libéral du Québec demeure à un stable 30% des intentions de vote et plus encore en métropole montréalaise où l’on va davantage au cinéma.

Vous ne saisissez pas? Ou vous croyez me voir venir? Voyons un peu : n’étant ni Guy Nantel ni un salarié de Radio-Canada ni même Louis-Ferdinand Céline — cela seul, je le déplore! — je n’accuse pas la population québécoise d’être composée de zombies lobotomisés. Oh non, la situation est bien plus grave! J’affirme que le poisson pourrit d’abord par la tête et que c’est au pouvoir, au Parti libéral du Québec que se trouvent les zombies.

Il s’agit d’un constat qui saute aux yeux pour autant que l’on ouvre ses oreilles aux récentes sorties des ministres libéraux, dont la dernière en date nous vient de la ministre Stéphanie Vallée, mais qui se répètent au rythme de l’effrayante caisse claire d’un parti-zombie ne battant plus que ses seules pulsions de mort.

Arrêtons-nous un instant sur ces deux concepts : les pulsions de mort et celui de zombie.

Selon le père de la psychanalyse, Sigmund Freud, les pulsions de vie sont les élans vers l’autoconservation et le désir sexuel — tout ce qui permet à un organisme de s’épanouir — alors qu’à l’opposé, les pulsions de mort consistent en un désir de revenir à l’état inorganique précédent le vivant — donc le néant.

Il me semble qu’on ne peut nier, sans partisanerie, que cela résume toutes les ambitions que pourraient avoir Philippe Couillard et son parti pour le Québec : un retour à l’état de mort.

Quant au zombie, il s’agit d’une personne cliniquement morte, mais dont le corps en décomposition s’anime afin de se livrer au cannibalisme — dévorer de la chair humaine.

Encore une fois, il me semble que c’est là ce qu’est le Parti libéral, un organisme mort, mais animé afin de dévorer les siens. Et dont la décomposition avancée n’est plus à prouver avec les relents de charognes que nous ont donné à humecter des commissions récentes…

C’est cette apparence de décomposition qui fait que certains naïfs peuvent penser que notre régime n’est que « cashophage » — il l’est! — mais il est loin de se contenter de ce seul aliment.

Tel le zombie qui, pour demeurer animé, doit manger ceux et celles qui furent ses frères et sœurs dans le genre humain, le régime libéral ne peut durer qu’en se livrant à l’anthropophagie de la population majoritaire du Québec sur les intérêts de laquelle il se fait élire : les Québécois de souche. Et, sans état d’âme!

Dans ce festin fratricide, rien ne sera oublié, pas un viscère de fierté, pas la moindre côte de mémoire, pas même les ongles du français n’y échapperont, et ce, jusqu’à ce que le cœur national ait cessé de battre et qu’à son tour, son cadavre sans vie se lève et marche.

Voilà ce que sont les sorties et les projets de commission culpabilisantes quand elles ne sont pas carrément accusatrices de Couillard, Leitaos, Vallée et compagnie : des bruits de bouche de zombies!

Pour ma part, je n’aime pas les films de zombies et je compte quitter ce cinéma, mais aux vues de leur popularité en salle et du principe qu’il peut être plus facile de se laisser bouffer le cerveau que de se prendre en main, je ne serais pas surpris que celui que nous vivons collectivement ne dure encore longtemps.