J’ai abordé le marché du travail avec des idées préconçues, à l’effet que les patrons étaient des exploiteurs, que les normes du travail étaient instaurées pour protéger les droits des travailleurs et qu’on devait faire valoir ces normes «minimales». Au fil des années, j’ai constaté que ceux qui réussissaient là où j’échouais, tenaient un tout autre genre de discours, et j’ai décidé de m’en inspirer. Ce fut le début de mon virage à droite et, de façon étonnamment rapide, de l’augmentation de mes revenus et de ma qualité de vie. D’où ma devise : Toujours indulgente, jamais complaisante.
Espiègle et polémiste, j’aime le choc des idées.

Je suis impliquée depuis quelques temps dans le Parti conservateur du Québec, mettant ainsi en actions ma principale passion, la politique.

BLOGUE | Les antidépresseurs ne sont pas des bonbons

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Les informations rendues publiques dans le cadre des représentations sur sentence d’Alexandre Bissonnette, le tueur de la mosquée de Québec, mettent en relief la problématique de surprescription d’antidépresseurs et le suivi insuffisant des patients anxieux et/ou dépressifs.

Vous pouvez écouter les moments marquants de son interrogatoire via le lien suivant.

Avant d’aller plus loin, soulignons qu’en aucun cas je ne veux diminuer la responsabilité de Bissonnette face à ses gestes. Il m’importe aussi d’éviter de banaliser la tragédie vécue par les victimes et les témoins de la tuerie, ainsi que leurs proches.

Je souhaite faire changer des pratiques complaisantes des médecins. En plus de coûter une fortune à l’État québécois, ces pratiques ont des conséquences potentiellement funestes.

J’aimerais également mettre un terme à la récupération politique de telles tragédies par des politiciens pour faire avancer leur agenda. Ces mêmes politiciens qui ferment les yeux devant d’aussi puissants lobbys, au lieu d’envisager de réelles solutions, pouvant permettre de sauver des vies.

Des risques associés aux antidépresseurs, dont le Paxil

À la page 7 de la monographie de 62 pages de GSK au sujet du Paxil, antidépresseur que Bissonnette s’est vu prescrire peu de temps avant de commettre l’attentat à la mosquée de Québec, on peut lire ceci :

« Des essais cliniques et des rapports de pharmacovigilance sur les ISRS et d’autres antidépresseurs récents font état, tant chez les enfants et les adolescents que chez les adultes, d’effets indésirables sévères du type agitation jumelés à des actes d’automutilation ou à des actes visant à blesser autrui. Ces effets indésirables du type agitation comprennent l’akathisie, l’agitation, la désinhibition, la labilité émotionnelle, l’hostilité, l’agression et la dépersonnalisation. Dans certains cas, les effets sont survenus dans les semaines suivant le début du traitement. »

GSK, une pharmaceutique aux multiples poursuites

La même compagnie pharmaceutique a été condamnée aux États-Unis à payer 3 millions de dollars en dédommagement à une femme. Elle était devenue  veuve lorsque son conjoint s’est suicidé alors qu’il était sous l’effet d’une version générique du Paxil.

Toujours aux États-Unis, GSK a payé une amende record de 3 milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites. Les demandeurs reprochaient entre autres au géant pharmaceutique d’avoir fait la promotion de l’usage du Paxil auprès d’enfants et d’adolescents. Il sera démontré plus tard que le médicament est inefficace et dangereux auprès de ces patients.

Au Canada, elle a payé 6,2 millions de dollars dans une entente hors-cour, sans pour autant reconnaître sa responsabilité, à une femme dont l’enfant est né avec une malformation importante au coeur, alors qu’elle prenait du Paxil pendant sa grossesse.

Considérant :

Les pratiques peu scrupuleuses de certaines compagnies pharmaceutiques qui n’hésitent pas à promouvoir des usages dangereux pour mousser les ventes d’antidépresseurs;

Les effets secondaires graves connus pour certains types d’antidépresseurs, pouvant aller jusqu’au meurtre et au suicide;

Les risques d’aggravation des symptômes chez les personnes qui présentent déjà des symptômes psychotiques;

Qu’il est courant que des patients cachent tout symptôme bizarre à leur médecin;

Que les antidépresseurs, incluant le Paxil, sont des médicaments efficaces pour les personnes atteintes de dépression majeure. Mais que ce type de dépression est rare et que l’effet est moins certain pour les autres usages recommandés par le fabriquant;

Qu’en 2011, la prescription d’antidépresseurs, dont le Paxil, aux Québécois engageait des frais de l’ordre de plus de 400 millions de dollars;

La difficulté pour les Québécois d’avoir accès à des soins médicaux. Et la probabilité d’autant plus grande qu’une personne se fasse prescrire ce type de médicament sans avoir un suivi approprié…

Ma proposition

J’estime donc qu’il est urgent d’entreprendre une vaste enquête couvrant les points suivants :

– L’évaluation du patient faite avant la prescription d’antidépresseurs et le suivi offert à ces patients;

– Les motifs de prescription;

– Le taux de vérification par le médecin de la consommation d’alcool par le patient;

– La consommation totale d’antidépresseurs, en nombre de patients et en quantité consommée annuellement.

Le tout aurait pour but de redéfinir les modalités de prescription et de suivi des patients concernés.

Si vous êtes d’accord avec moi, n’hésitez pas à partager cet article.

Jessie Mc Nicoll, emmerdeuse professionnelle.