« Nous faisons du bon travail », déclare Ahmed Hussen

Mercredi, à la Chambre des communes, la députée conservatrice Michelle Rempel est revenue sur la crise des migrants illégaux qui continue de secouer le Québec. « Ce qui arrive actuellement est complètement injuste, à la fois envers les contribuables canadiens et envers ceux qui cherchent à entrer au Canada par des moyens légaux », a-t-elle déclaré.

Mme Rempel a demandé au ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen, quand il allait régler la situation. Pour toute réponse, ce dernier a vanté le bilan de son gouvernement. La veille, il avait même affirmé : « Nous faisons du bon travail et nous allons continuer dans cette voie. »

Mme Rempel n’a pas partagé cet avis et a demandé à M. Hussen s’il allait désigner l’ensemble de la frontière canado-américaine comme étant un « point d’entrée techniquement officiel ». Cela permettrait, en théorie, de court-circuiter une échappatoire majeure de l’Entente sur les tiers pays sûrs.

Rappelons qu’en vertu de l’Entente, les États-Unis étant considérés comme un pays sûr, un migrant qui entre par ce pays doit la majorité du temps y faire sa demande d’asile directement, même si sa destination finale est le Canada. Cependant, si la frontière canado-américaine est traversée illégalement, alors l’Entente ne s’applique pas.

M. Hussen a continué à vanter le bilan de son gouvernement. « Nous maintiendrons notre étroite collaboration avec le Québec », a-t-il lâché.

Discussion avec le gouvernement Couillard

Par la suite, le gouvernement Trudeau a procédé à une rencontre avec le gouvernement Couillard. Ensemble, ils sont parvenus à certaines mesures. Celles-ci ne visent toutefois pas à endiguer le flot de migrants illégaux, mais à mieux le gérer. Ainsi :

  • Un groupe de travail étudiera la requête de Québec pour que soit remboursée la facture de 146 millions que lui ont coûtée les migrants illégaux l’an dernier.
  • Le processus de triage à la frontière sera revu pour que les migrants soient redirigés ailleurs au pays s’ils le souhaitent. À cet égard, 40 % des migrants entreraient au Québec avec le désir de s’établir en Ontario. Les migrants qui ne tiennent pas à s’installer à Montréal pourraient être redirigés vers les régions pour combler la pénurie de main-d’oeuvre.
  • 74 millions de dollars sur les 173 millions prévus dans le dernier budget serviront uniquement à accélérer le processus de traitement des demandes d’asile. L’octroi des permis de travail se fera lui aussi plus rapidement.

Une situation inquiétante

Rappelons que depuis le début de l’année, plus de 6 000 migrants ont traversé illégalement la frontière québéco-américaine. Les autorités s’attendent à ce qu’il y ait de 300 à 400 entrées illégales par jour l’été prochain.

En 2017, le Québec a reçu 18 836 migrants illégaux, et le reste du Canada, 1 757. En tout, la province a reçu 24 980 demandeurs d’asile, ce qui représente une augmentation de 700 % par rapport aux années précédentes.

Source de l’article : Le Peuple – Les vrais enjeux

Source de la photo : CC0

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