Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Nuages persistants : printemps retardé, été affecté

ABONNEZ-VOUS À DIXQUATRE.COM PAR COURRIEL!

Saisissez votre adresse électronique afin de vous abonner à Dixquatre.com. Vous recevrez une notification par courriel aussitôt qu’un nouvel article sera publié, vous permettant ainsi de demeurer à l’affût de toutes les dernières nouvelles!

Rejoignez 723 autres abonnés

 

L'ennuagement à outrance retarde le printemps.

Le temps qu’il a fait ces dernières semaines nous a rappelé sans détours la fonction que jouent les nuages : maintenir le temps doux l’hiver, mais retarder le printemps et ultimement garder le temps frais l’été.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

D’où l’emploi du mot  »couverture » nuageuse. Les nuages ont pour conséquence d’apporter de la neige l’hiver et de la pluie l’été. On l’a vu.

Ça peut faire l’affaire pendant un certain temps. Mais quand ça s’éternise, c’est néfaste. Trop de neige, ça ensevelit tout. Trop de pluie, ça noie tout. Et pas assez de lumière, c’est comme trop. La neige et la glace fondent alors trop lentement, quand tout ne fige pas.

L’idéal, c’est un heureux mélange. L’hiver, quand il fait froid, davantage la nuit, c’est lorsqu’il n’y a pas de nuages. Cela fait en sorte que, le jour, on a droit à de belles journées ensoleillées, même si le Soleil est moins longtemps dans le ciel de part et d’autre du solstice d’hiver. Mais trop de froid n’est pas souhaitable. Tout le monde en souffre à la longue. L’été, quand il n’y a pas de nuages, il fait chaud. Tout s’assèche alors et on profite de belles journées ensoleillées. Les bêtes aussi. Mais trop de chaleur entraîne de la sècheresse et la flore, les récoltes, peuvent en subir les conséquences.

Quand les nuages font écran aux rayons du Soleil

Quand l’ennuagement persiste au cours des saisons des équinoxes, le printemps et l’automne, c’est assez pénible. Je pense alors à 1816, l’année dite sans été. Épouvantable. Cela s’est produit à cause d’un volcan qui avait fait éruption, en Indonésie, l’année précédente. L’atmosphère était chargée de poussières et cela bloquait le rayonnement solaire. Oh, il y a bien eu des feuilles dans les arbres. Mais avec seulement quelques jours de soleil pendant tout l’été, elles ont été plus jaunes que vertes, manquant de cette précieuse lumière, essentielle à l’opération du processus de photosynthèse, assurant la croissance de la flore qui digère le gaz carbonique et restitue notre précieux oxygène. En plus de ces feuilles molles, sans vitalité, les moissons ont été désastreuses. Il y a eu pénurie de nourriture. Il n’y a eu qu’une récolte. Et il faisait alors beaucoup trop frais. On pouvait même parler de froid. C’est pour dire comment l’équilibre peut être fragile, en matière de temps et de météorologie. Rien à voir avec la climatologie. Cette dernière réalité est à une autre échelle.

Le Soleil ne demande qu’à exercer toute sa puissance. Il est toujours là, derrière les nuages.

Le Soleil doit pouvoir opérer

Plusieurs d’entre nous ne peuvent sans doute pas avoir oublié certains étés où il a beaucoup plu, trop. Des étés de merde, si vous me passez l’expression, il y en a eu et il y en aura sans doute encore. Quand c’est rare, c’est tel que tel. Chaque saison peut aussi, une année ou l’autre, être merdique, il faut le dire. Il faut faire avec quand ça survient. Espérons juste que l’atmosphère ne sera pas trop chargée d’humidité, cet été, comme ç’a malheureusement été le cas au cours des deux premières semaines d’avril. Souhaitons que les deux mois de printemps qu’il reste seront moins ennuagés, que l’évacuation du blanc ne s’éternisera pas. Il ne faudrait pas que le Soleil soit empêché d’agir trop longtemps par les nuages, durant des semaines, car le Soleil a déjà été trop longtemps bloqué. Les rayons solaires réchauffent l’air. Dès qu’ils se trouvent à 45 degrés, comme le 20 mars dernier, on peut constater leur pouvoir calorifique. S’il y a carence à cet égard, l’air trop frais s’additionne (froid plus au Nord et toujours frais plus au Sud), et cela pourrait fort bien affecter sérieusement la saison verte qui suit, même si ce fluide bouge et vient relativement souvent du Sud, l’été. D’autant plus que l’air est d’avance frais. Qui n’a pas déjà remarqué l’instantanéité de la fraîcheur lorsque le Soleil se cache derrière les nuages ou dès que le Soleil se couche?! Des masses d’air froid et d’air chaud se combattent toujours, par ailleurs. Des systèmes. On ne sait jamais trop qui va gagner, à certaines latitudes mitoyennes. C’est déjà assez frais à nos parallèles, on n’a pas besoin d’un écran incessant à l’ensoleillement.