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Arbeit macht frei : le mensonge socialiste !

(Trad. Le travail rend libre)

Mouais…

Cette nuit je réfléchissais. Oui, je sais : la nuit, c’est fait pour dormir, mais l’amphétamine possède cette étonnante propriété de vous garder éveiller. J’en reparlerai un jour… Bref, je tentais de faire un lien entre notre liberté, la surcharge de travail et le lourd fardeau fiscal que l’État nous impose. J’ai plongé, sans le vouloir, dans la saloperie de cercle vicieux et malsain, le marais puant dans lequel vous pataugez. Voici :

Le contribuable recherche, avant tout, la sécurité. Pour ce qui est de sa liberté, bof… il est satisfait de pouvoir choisir entre traditionnelle ou crémeuse. Le citoyen s’agenouille et implore l’État protecteur de le couvrir, de lui accorder la sécurité… mais celle-ci a un prix. L’impôt, les taxes et les divers frais de services servent à financer (nourrir) l’État (le Monstre) pour que ce dernier puisse mettre en place tout le contrôle nécessaire – exigé par le contribuable – afin de créer un confortable utérus social. La preuve : le Canada pourrait bientôt réglementer les brosses à barbecue, parce que 9 personnes (sur 38 millions d’habitants au pays) ont accidentellement mâchouillé une brindille de fer. Je crois qu’il serait plus pertinent de réglementer la qualité du papier-cul, parce qu’à tous les jours il y a des milliers de fions qui s’irritent avec du torche-cul si râpeux qu’on pourrait sabler de la fibre de verre avec, et si mince qu’à peu près tout le monde a déjà vécu l’humiliante expérience du majeur qui passe au travers…

Revenons à nos moutons…

L’État, quant à lui, ne cherche pas la sécurité, mais la docilité. La lourdeur du fardeau fiscal, imposée au contribuable, exige de travailler toujours plus afin de s’en soulager légèrement – mais pas suffisamment pour s’en affranchir – donc à limiter au maximum les périodes de temps libre, de concentrer et d’intensifier le temps accordé aux loisirs, ce qui n’en laisse aucun pour la réflexion. Remarquez bien comment les plus revendicateurs de la société – les gauchistes – ont de temps libre… L’État ne s’en inquiète pas trop, puisque ceux-ci militent généralement pour qu’il soit plus fort, plus présent et plus interventionniste.

Mais si les gens qui en ont contre cet interventionnisme, ceux de la classe impopulaire, avaient beaucoup de temps libre pour militer, eux aussi ? Ça serait mauvais pour l’État. Comme nous ne sommes plus en 1939, un État qui, aujourd’hui, utiliserait la force physique pour faire taire les ardeurs des opposants au régime en place serait plutôt mal vu. Mais un État qui voit à ce que ses contribuables soient le plus occupés possibles, en supprimant en douce leurs moyens financiers et le temps nécessaire pour réfléchir sur leur situation, de se rebeller si le besoin est, passe pour un État bienveillant !

Ce qui me désole le plus dans tout ce merdier, c’est de voir comment vous refusez de naître.

Le Monstre étatique tient en laisse tous les partis politiques. Il a fait une longue marche avec le Parti libéral. Ce dernier est maintenant bien dompté : il écoute, marche au pied et s’assis sur demande. Le Parti québécois et Québec Solidaire, encore plus obéissants, vont jusqu’à lui lécher le cul. Reste la Coalition Avenir Québec… la bête est encore jeune, têtue et indisciplinée. L’État n’est même pas inquiet. Vous verrez comment il la domptera : il n’aura qu’à menacer le contribuable de s’en prendre à l’utérus social – la poche sécurisante – et afin de ne pas perdre son standing parlementaire, la CAQ apprendra rapidement à marcher au pied et s’asseoir sur demande ! C’est ce que désire le contribuable. Pour ceux que ça intéresse, le Parti conservateur du Québec, encore un peu farouche, ne demande qu’à avoir une laisse, lui aussi !

Tous les candidats à l’élection sont bons. Mais à la minute où ils se feront élire, la majorité d’entre eux se fera avaler par le Monstre. Le bon candidat finira par se faire digérer et devenir de la bonne graisse étatique ; pensons à Martin Coiteux. Les autres feront de bons parasites, qui vivront paresseusement et très longtemps dans les intestins de l’État…

À ce jour, pas un seul candidat n’a été le virus qui a contaminé le Monstre. Pas un seul… Faut dire que 99% des candidats recherchent la sécurité !

L’État est obèse, mais pas malade. Normal, il s’est doté d’anticorps très puissants… les syndicats !

Vous avez vraiment cru que le travail rend libre ?

Peut-être ailleurs, à une autre époque…

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