Cold Heimatlos est un chroniqueur à la plume irrévérencieuse, aux commentaires cinglants et à l’humour qui fait grincer des dents. Enseignant au niveau professionnel, auteur d’un roman noir, sa plus grande préoccupation est l’état lamentable dans laquelle se trouve la relation entre l’Homme et la liberté. C’est sous cet angle qu’il aborde ses sujets : le rétrécissement constant des libertés doit être expliqué et compris par le citoyen avant d’être dénoncé. Il s’insurge devant la douce et thérapeutique dictature de l’État et du dressage sensitif de l’Homme. Cette citation reflète sa pensée :
« Les êtres humains n’ont pas grandi en même temps que les institutions issues de leur cerveau. Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et de leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation. »
– Alexis Carrel in L’Homme, cet inconnu

BLOGUE | HOMO FÉMINUS

Lettre à mes fils. (Et toi aussi, ma fille, tu peux la lire !)

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Cold Heimatlos

Mes enfants, ces derniers temps, ils vous ont raconté n’importe quoi. Je vous le répète : l’école, c’est le système reproducteur de l’idéologie socialiste, et ça, ce n’est pas bien. On doit vous enseigner à lire, à écrire ; on doit vous donner des notions de géométrie, de géographie, de physique ou de chimie. En aucun cas, l’école ne doit servir à vous dire quoi penser du monde autour de vous. Le futur vous appartient, votre esprit doit être libre de toute idée préconçue, idées que les adultes auront tenté de vous inculquer. Si vous voulez changer le monde de demain, votre monde, ne les écoutez pas.

Voilà… La nature vous a attribué un sexe. Entre les jambes vous avez un truc qui pendouille : un pénis. Ce petit machin fait de vous un mâle. Ce n’est ni un défaut ni un avantage ; vous n’avez pas à en avoir honte ! Cette queue, qui vous définit comme mâle, ne vous donne aucun droit, aucun privilège, aucun pouvoir sur la femelle. Est-ce assez clair ? Cette différence est nécessaire pour la reproduction et pour perpétuer l’espèce humaine. L’homme n’est pas supérieur à la femme, il est différent. Et c’est cette différence – du moment où elle se complète et quand elle exploitée intelligemment – qui fait la force de notre espèce.

Malheureusement, vous grandissez dans un monde contaminé par la pensée humaniste qui prône l’égalité pour tous, et qui cherche à annihiler toute différence entre les individus. Pour que vous puissiez comprendre, disons que la pensée humaniste ne veut plus que les vis soient différentes des clous. « C’est con » me direz-vous… « Une vis, c’est une vis, et ça ne sert pas à la même chose qu’un clou ! » C.Q.F.D.

Évidemment, à plusieurs occasions, un clou sera autant efficace qu’une vis. C’est aussi vrai en société. Pour certaines fonctions, le sexe n’a aucun incident sur la qualité de la tâche à accomplir.

N’en demeure pas moins qu’une vis doit demeurer une vis et un clou doit rester un clou, car pour certains projets, la vis sera plus appropriée, et pour d’autres, le clou sera avantageux. Est-ce que la vis est meilleure que le clou ? Non… elle est différente. Et pour construire une maison, il faut des deux. J’ajouterai que parmi les vis, il y en a pour le métal, pour le bois, à tête ronde, à tête plate, des longues et des courtes, etc. Chaque type de vis aura son utilité dans le projet ; idem pour les clous. C’est la diversité offerte qui fait la force de celui qui sait s’en servir.

À l’école, quand une idiote tente – par tous les moyens possibles – de vous faire croire qu’il n’y a plus de Monsieur et qu’il n’y a plus de Madame, dites-vous qu’elle est assez stupide pour essayer de construire une maison avec un seul modèle de clou.

Cette affreuse personne n’arrivera (ou n’osera) jamais vous expliquer la différence entre masculinité et virilité. Voici : à la naissance, la nature vous aura donné une virilité qui vous est propre, c’est votre taux de testostérone ; l’hormone mâle. Attention, il y a des homosexuels très virils, ça n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle de l’individu. Beaucoup de testostérone signifie grosso modo avoir une barbe plus forte, une allure plus tough et plus « gars », mais surtout être un meilleur reproducteur. Vous serez plus ou moins virils et vous ne pouvez rien y changer. C’est comme ça.

La masculinité, elle, c’est l’art d’être un homme. C’est à cette facette de votre personnalité que la pensée humaniste s’attaque. Elle ne veut plus que vous soyez des Messieurs ! Elle a d’abord commencé par tenter de rosifier le père… le fameux papa-rose ! Ce ne fut pas un succès, vouloir changer le mâle adulte n’a pas été une bonne idée puisqu’il était déjà un homme accompli. Alors, dans sa volonté d’éradiquer la différence, les humanistes ont compris qu’il serait plus aisé de programmer le jeune mâle dès l’enfance, que de formater et reprogrammer le vieux.

Comment ? Facile…

  1. Détruire le courage : tout est rendu dangereux. S’il fallait que vous fassiez du vélo avec pas de casque… Dans notre temps, nous étions assez fous pour en faire sans casque, mais encore ; sur une roue, sur le boulevard, le soir !
    Aujourd’hui, c’est : «  Ne monte pas sur le mur, tu risques de tomber… Descends de sur la chaise, tu vas te faire mal… Ne grimpe pas dans l’arbre, c’est dangereux… N’approche pas du chien, il peut te mordre… Ne vas pas dans le creux de la piscine, tu pourrais te noyer… » À se faire répéter ad nauseam ces avertissements, vous croyez qu’à trente ans le monsieur osera prendre un risque quelconque ?
  1. Détruire l’honneur : le petit Mathieu (9 ans) se fait écœurer depuis un mois par quatre baveux à l’école. À la récréation, il se fâche et en frappe un avec un bon coup de poing franc sur le nez. Le petit Mathieu devient un vilain, il faut intervenir, on le force à s’excuser, à écrire une lettre de remords. Il devra baisser la tête et s’agenouiller devant ses oppresseurs. Fini les révolutionnaires !
  2. Dévaloriser la victoire : désirer vaincre, gagner ou être premier est devenu un vice. « L’important c’est de participer. » Peut-être, mais de vouloir se dépasser n’est pas un crime. Quoi que… Si nos enfants n’accordent plus aucune valeur à la victoire, ils n’en accorderont pas plus à la défaite, et cela en fera éventuellement des citoyens parfaitement dociles et soumis.
  3. Culpabiliser : le garçon est désormais coupable de tout, jusqu’à preuve du contraire…

Mes enfants, plus tard questionnez-vous à savoir si :

  1. Vous êtes capables de faire cuire un T-bone saignant sur un charbon de bois.
  2. Vous êtes capables de nouer une cravate.
  3. Vous êtes capables d’installer une roue de secours sur le bord de la route.
  4. Vous êtes capables d’offrir une poignée de main franche, en regardant l’autre dans les yeux.
  5. Vous êtes capables de changer le filtre à air sur votre voiture.
  6. Vous êtes capables de faire un feu, dans le bois, avec seulement trois allumettes.
  7. Vous êtes capables de conduire une auto manuelle.
  8. Vous êtes capables de boire un whisky straight.
  9. Vous êtes capables de pêcher un poisson.
  10. Vous êtes capables d’aller vers un gros chien que vous ne connaissez pas sans pisser dans votre pantalon.

J’ose espérer que ce sera oui, dix fois sur dix. Évidemment, la masculinité ne se résume pas qu’à ces dix points, et votre sœur arrivera possiblement, elle aussi, à dix sur dix… Mais si à 20 ans, vous n’en êtes qu’à sept, je serai inquiet ! Ne visez pas moins.

Un dernier point les enfants : les transgenres. Face à ça, il faut du respect. C’est une situation qu’on ne comprend pas encore tout à fait, mais qui est aujourd’hui possible. C’est délicat. Qu’un garçon ait le sentiment – au fond de lui-même – d’être une fille (et vice-versa), qu’on lui offre la possibilité de procéder au changement de sexe, d’être heureux et éventuellement bien dans sa peau, est une bonne chose. Nous n’avons pas à juger cette personne. La notion de transgenre ne doit pas exister. Une fille devenue un garçon est un garçon. Un garçon devenu une fille est une fille. Point ! Avec les avantages et désavantages sociaux d’être de ce sexe.

Ces personnes ne doivent pas être confondues avec un garçon qui veut vivre en fille, sans vouloir en devenir une. Ça demeure leur choix, nous devons aussi le respecter. Le problème vient du fait que les humanistes tentent de vous faire croire qu’il est possible de planter une vis ou de visser un clou… Le garçon qui veut vivre en fille a peut-être une virilité très faible, une masculinité inexistante, mais il demeurera un mâle jusqu’à ce qu’il change de sexe. Il n’est pas moins que quiconque, il est un mâle différent.

Donc, pour résumer, il y a mâle et il y a femelle. Il n’y a pas d’absence de genre. Quelques exceptions existent, ce n’est pas mal ni dégoûtant.

Mais de grâce, les gars, battez-vous pour préserver le droit d’être des hommes. Quoi qu’on tente de vous faire croire, être un gars n’est pas une maladie honteuse.

Et toi ma chère petite, refuse d’être de celles qui – par frustration – cherchent à castrer et féminiser leurs frères et éventuellement leur amoureux. Soit une femme épanouie et laisse-les être des hommes. Votre différence portera le monde.

Alors, mes enfants ne cherchez pas à construire une maison avec seulement des clous de 6 pouces, vous êtes plus intelligents que ça !

Votre vieux père défectueux…