Propriétaire de AGM Sécurité, Président du collectif Tous contre un registre québécois des armes à feu (TCRQ), candidat du Parti conservateur du Québec, formateur en maniement des armes à feu, passionné par les questions de sécurité publique et tout ce qui a trait à défense légitime avec arme à feu et ce qui l’entoure. Prône les valeurs de liberté et de responsabilité individuelles et qualifié d’anarchiste par le Ministre Martin Coiteux

BLOGUE | LES PÈLERINS SONT EN ROUTE POUR OTTAWA

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Les 10 ans de « Common sense » conservateur a mis un frein temporaire aux apôtres du désarmement. La chorale québécoise pour plus de contrôle reprend le chemin d’Ottawa.

Bannissons les « armes d’assaut » voici la nouvelle bataille !

Le but est simple : rendre toutes les armes semi-automatiques « restreintes » avant la fin du mandat des Trudoïstes et préparer l’étape suivante qui est l’interdiction à l’australienne. La patience a toujours été l’arme de destruction massive des gens pour encore plus de contrôle. À petits pas, ils y arriveront…

Après avoir réussi à faire adopter l’immatriculation des armes à feu dans la vieille capitale, ils vont continuer leur labeur dans la capitale du pays afin de reprendre le terrain perdu du temps de Harper.

Le C-71 ne va pas assez loin selon eux. Si vous croyez ça, c’est que vous venez de tomber dans le panneau.

Le C-71 abroge le C-42, la loi du gros bon sens de Steven Blaney, et oblige l’appel pour les transactions entre particuliers. L’appel obligatoire qui est la pièce manquante pour rendre applicable l’immatriculation des armes à feu au Québec. Sûrement un pur hasard qui n’a rien à voir avec un retour de registre pancanadien en passant par les provinces.

Toutes des mesures inutiles, quand nous savons que moins de 5% des homicides par arme à feu sont commis avec des armes achetées légalement, que plus 85% des décès par arme à feu sont des suicides et 100% des armes utilisées pour se suicider sont retrouvées à côté du mort qui est soit le propriétaire de l’arme ou son fils, couché dans la flaque de sang. Pour ce qui est de la traçabilité si importante, une arme à feu achetée légalement a eu, dans la majorité des cas, un seul propriétaire, parfois deux et rarement trois dans sa vie utile.

Ne vous laissez pas berner : le but d’un registre est de faire un inventaire pour des saisies futures (reclassement d’arme à feu) et la traçabilité n’est que pour la rendre plus efficace.

À chaque étape d’implantation d’un meilleur contrôle, il est important de morceler la résistance afin de diminuer le nombre de combattants qui s’y opposent. Diviser pour mieux régner, quoi!

Trois types de propriétaires :

– Les simples chasseurs;

– Les tireurs sportifs;

– Les propriétaires d’armes à autorisation restreinte.

Il y aussi les hybrides qui chevauchent deux ou trois catégories. Mais ils sont minoritaires et trop peu nombreux pour renverser la tendance vers un désarmement volontaire.

Dans les faits, la très grande majorité des simples chasseurs vieillissants diront que le problème c’est ceux qui ont des « mitraillettes ». La grande majorité des propriétaires de restreints, que j’appelle tendrement « la ligue de la vieille pétoire », diront que ce sont les tireurs de « pit de sable » qui les font mal paraître.

Cette majorité jouera les collabos pour ne pas perdre leurs acquis. Ils se terreront, sans faire de bruit pour gagner du temps, en espérant qu’ils ne seront pas la dernière génération à vivre cette passion.

Les tireurs sportifs sont toujours la cible préférée des zélateurs pro-contrôle. Le but est de réduire ce groupe à long terme pour qu’il ne reste que les vrais passionnés, des crinqués, des gens qui passeront pour des radicaux, des idéologues qui se discréditerons eux-mêmes aux yeux d’une société de plus en plus urbaine, bien maternée, qui a besoin d’être rassurée avec de faux sentiments de sécurité et de se donner bonne conscience pour supporter l’inévitable.
Je vous ferais remarquer que la conclusion du coroner sur la tuerie de la Polytechnique disait qu’aucune loi ou restriction additionnelle n’aurait évité le drame. À Dawson, Gill a enfreint toutes les lois en vigueur et que la seule victime a été tuée avec un pistolet. À la Mosquée, la VZ58 de Bissonnette s’est enrayée après le premier coup. Il a fait son carnage avec un pistolet, donc une arme restreinte, et lui aussi a enfreint toutes les lois en vigueur. Aucun des 2 n’avait un « permis de transport » pour aller à l’endroit choisi. Jusqu’à preuve du contraire, ils n’ont jamais fait de demande pour obtenir ce fameux permis de transport.

Pour Thierry Leroux, il a été tiré dans le dos par un autochtone qui a utilisé une carabine de chasse à verrou… qui avait été saisie récemment, mais ironiquement remise à Papatie par feu Thierry Leroux en personne. De toute façon, les lois canadiennes ne s’appliquent pas vraiment sur les réserves autochtones éloignées. La conclusion du coroner affirme qu’il est décédé par son manque d’expérience et son attitude téméraire. Mais Michel Leroux travaille à renforcer les lois sur les 3 millions de blancs canadiens 3 fois moins à risque de commettre un homicide et supporte la création d’un registre, alors que feu son fils ne pouvait certainement pas ignorer que son agresseur possédait une arme… Cherchez l’erreur…

En conclusion : Gill et Bissonnette avaient un pistolet Glock 17 restreint et enregistré depuis 1933. En pointant ce pistolet, ça prouverait qu’aucune restriction n’arrête un coucou qui passe dans les mailles du filet déjà bien en place au Canada. Mais comme il s’agit de méchantes armes à feu, tous les amalgames sont permis.

Il ne faudrait surtout pas que ces bonzes du toujours plus de contrôle s’aliènent les simples chasseurs, la ligue de la vieille pétoire et les autochtones…

En terminant, le Dr Calling Langman a fait une étude qui prouve qu’aucune mesure mise en place depuis 1974 n’a contribué à diminuer les homicides par arme à feu. Son étude n’a jamais pu être remise en question. Malheureusement, on essaie de le cacher et nous ne pourrons pas l’entendre durant les audiences du comité sur la sécurité publique. Un comité n’est pas là pour faire la lumière, elle est là pour démontrer une oreille attentive et s’assurer des votes à la prochaine élection.

« Avec du temps et de la patience, on vient à bout de tout. »

L’adversaire l’a bien compris…

Et tous les propriétaires finiront par y passer, à moins qu’ils ne se tiennent debout unis et sans fléchir.