Djihadistes au pays : les conservateurs attaquent les libéraux

Les conservateurs n’en reviennent toujours pas qu’un terroriste se pavane en toute liberté au pays, lui qui a même eu le culot d’accorder des entrevues au New York Times. Abu Huzaifa al-Kanadi n’a jamais été accusé de terrorisme même s’il est parti joindre les rangs de l’État islamique au début de 2014 et qu’il a avoué avoir participé à l’assassinat d’opposants au groupe terroriste.

Le député conservateur James Bezan est revenu sur ce dossier mardi en chambre. « […] en vertu du Code criminel, il est illégal de quitter le Canada pour se joindre à une organisation terroriste, […] de recevoir une formation de terroriste, […] de faire appliquer la loi [d’un] groupe [terroriste] et d’exécuter des gens au nom de ce groupe », a-t-il rappelé au gouvernement.

M. Bezan a ensuite demandé au premier ministre s’il allait « accorder la priorité à la sécurité publique et faire arrêter ce terroriste », en référence à al-Kanadi. C’est le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, qui lui a répondu en affirmant encore une fois que les services de police et de sécurité du Canada faisaient tout ce qui est nécessaire pour garantir la sécurité des Canadiens.

Ce dossier reflète bien l’approche du gouvernement libéral sur la question des djihadistes de retour au pays. Il y a quelques jours d’ailleurs, on apprenait qu’Ottawa avait l’intention d’accorder un « droit de retour » aux Canadiens qui se sont rendus à l’étranger pour commettre un acte terroriste.

Le gouvernement Trudeau a ainsi mis sur pied un Groupe de travail interministériel sur les « rapatriés à risque élevé », composé d’Affaires mondiales Canada, de la GRC, du Service canadien du renseignement de sécurité, de l’Agence des services frontaliers, de Passeport Canada, de Sécurité publique Canada et de Transports Canada.

De retour au Canada, les djihadistes sont soumis à un contrôle douanier « secondaire » et s’exposent à une possible détention policière, mais parfois la GRC peut envoyer une équipe d’intervention dont la tâche est d’ouvrir un dialogue avec le « rapatrié » et sa famille pour aider celui-ci à se déradicaliser.

Source de l’article : Le Peuple – Les vrais enjeux

Source de photo : Alibaba2k16, WikimediaCC BY-SA 4.0

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