Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Pédophilie féminine : la saga se poursuit…

ABONNEZ-VOUS À DIXQUATRE.COM PAR COURRIEL!

Saisissez votre adresse électronique afin de vous abonner à Dixquatre.com. Vous recevrez une notification par courriel aussitôt qu’un nouvel article sera publié, vous permettant ainsi de demeurer à l’affût de toutes les dernières nouvelles!

Rejoignez 768 autres abonnés

 

Les cas de pédophilie féminine restent les plus indétectables. Il est grand temps d’encourager les victimes, le plus souvent masculines, à dénoncer.

Après mon dernier billet sur nos talents québécois et ontariens en matière de pédophilie féminine, je pensais pouvoir passer à un autre sujet, comme les déboires de Martine Ouellet et son incapacité à évaluer la responsabilité de ses actes. Il aura fallu qu’un nouvel épisode mettant en « vedette » une Québécoise vienne réveiller en moi le démon de la curiosité sur ce cas et sur celui d’autres prédatrices de par le vaste monde.

Mélanie Roy était jusqu’à récemment éducatrice en service de garde à l’école La Farandole, à Québec. Âgée de 39 ans, elle a d’abord essayé infructueusement d’obtenir les faveurs sexuelles d’un jeune garçon de 12 ans avant de récidiver par le subterfuge d’un faux profil d’adolescent de 14 ans, qui vantait les charmes de l’éducatrice et les nombreux avantages pour l’éventuelle victime de s’adonner à des ébats consensuels avec une femme d’expérience…

Heureusement, la mère a surpris l’étrange correspondance et son initiatrice a été arrêtée avant de plaider coupable ce 5 juin. Elle s’en tirera avec une peine de 10 mois de prison et l’interdiction d’occuper des fonctions la mettant en présence d’adolescents de moins de 16 ans pour les cinq prochaines années seulement. Elle ne pourra non plus utiliser internet durant cette période.

Pendant ce temps, aux États-Unis…

Jazmine Pacyga, 20 ans, vient d’être condamnée à six ans de prison, pour avoir infligé une fellation à son fils de cinq mois, rien de moins. Elle s’est même filmée en pleine action avant de faire parvenir le résultat à un homme, Nathan Osborne, 32 ans, qui a diffusé la vidéo et une autre présentant une deuxième prédatrice. La collaboration de la jeune femme à l’enquête lui a valu une réduction de peine tandis qu’Osborne écopera de 37 ans de prison.

Parlant de fellation administrée à un mineur, la victime d’une enseignante de 27 ans, Britanny Zamora, pourrait faire figure de vieillard en comparaison de celle de Pacyga, puisque l’adolescent avait « déjà » 13 ans au moment des faits ! Selon un article du 2 mai dernier, « Les autorités ont déclaré que la paire aurait eu des rapports sexuels trois fois entre le 1er février et le 8 mars lors de rencontres à l’intérieur et à l’extérieur de l’école. Dans un incident, Zamora aurait fait une fellation au garçon de 13 ans dans une salle de classe. »

L’agresseuse aurait entretenu une relation de plusieurs semaines avec sa victime avant le passage à l’acte. Cette liaison dangereuse faisait déjà l’objet de nombreux commérages quand un camarade de l’adolescent alerta la direction.  Les parents pensent poursuivre le district scolaire pour sa lenteur à intervenir.

En Angleterre et en France…

Une affaire des plus sordides vient de mériter à son auteure, Tanya Grundy, 35 ans, une peine de prison de 22 ans, pour les abus sexuels « horribles » qu’elle a infligé à ses deux garçons, dont l’un a été victime de sévices dès l’âge de quatre ans. Les tragiques événements se sont déroulés à Mansfield, Angleterre, entre la fin des années 90 et le milieu des années 2000.

Grundy a été reconnue coupable des 26 chefs d’accusation qui pesaient contre elle, soit 12 de grossière indécence envers un enfant, huit d’avoir entraîné un enfant dans une activité sexuelle, quatre d’attentat à la pudeur et trois d’attentat à la pudeur sur un enfant de moins de 13 ans. La détective responsable de l’enquête, Louise Gowan, a confié que les sévices constatés comptaient parmi les pires qu’elle ait découverts en 14 ans de métier.

On ne peut décidément se fier à personne, comme l’indique une nouvelle du 2 juin. C’est la leçon qu’ont retenue les parents d’un adolescent de 14 ans, abusé sexuellement par une amie de la famille. L’incident est survenu dans le département de Lot, en France, et implique une femme de 45 ans qui, pour des raisons ténébreuses, n’a pas été identifiée autrement que par ses origines lotoises.

L’affaire est d’autant plus tordue que la mère, aux prises avec un ado ayant des problèmes de toxicomanie, avait sollicité l’aide de son « amie », ancienne toxicomane, pour le ramener dans le droit chemin. Selon l’accusée, c’est le jeune qui aurait initié les rapports sexuels : « Je ne me sentais pas bien. Je me suis sentie désirée. Il me parlait comme un homme, j’ai oublié mon âge », ajoute-t-elle. » Et celui du jeune, pourrait-on ajouter.

Celui-ci, maintenant âgé de 19 ans, a présenté une toute autre version : « Nous avons pris l’apéro. Elle m’a dit de boire et encore boire, m’a servi plusieurs cocas whisky. Vers 10 h 30, elle m’a attrapé par le bras dans le couloir. Elle m’a embrassé et attiré dans sa chambre. Elle a fermé la porte à clef. Elle m’a déshabillé. Il y a eu une relation sexuelle. J’étais en état de sidération. Si je suis retourné les jours suivants, c’est parce qu’elle avait une emprise sur moi ».

Si le mouvement #metoo peut contribuer à identifier les cas de pédophilie féminine, de loin les plus difficiles à repérer, il pourrait se trouver une légitimité qui irait au-delà des tempêtes dans un verre d’eau si fortement médiatisées pour un geste déplacé ou une répartie maladroite. Ces insignifiances banalisent la portée d’un mouvement dont les visées officielles restent par ailleurs nécessaires et légitimes.