Violence et armes à feu au Canada : ce que le gouvernement libéral et les médias évitent de vous dire

Russel-Aurore Bouchard

Russel-Aurore Bouchard

Russel-Aurore Bouchard (née Russel Bouchard le 4 octobre 1948 à Chicoutimi) est une écrivaine et historienne québécoise habitant la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle s'est spécialisée dans l'histoire de cette région et a produit de nombreuses publications sur ce sujet. Ses derniers ouvrages sur l'ethnogenèse du Peuple métis de la Boréalie québécoise lui valent, aujourd'hui, d'être reconnue comme une spécialiste en ce domaine ainsi que le lien de mémoire de son peuple.
Russel-Aurore Bouchard

Selon les plus récentes données statistiques officielles publiées tout dernièrement par Statistiques Canada, le nombre de crimes violents commis dans notre pays au moyen d’armes à feu est en nette progression depuis quelques années.

Dans cette suite de constats qui méritent toute notre attention, personne ne s’étonnera donc d’apprendre que les milieux les plus touchés sont les grandes villes et que cette violence armée est plus particulièrement propagée par les gangs qui courent les rues de ces mêmes métropoles, dont Toronto et Vancouver pour ne nommer que les plus durement touchées.

« Même si les taux globaux actuels de criminalité au Canada sont largement inférieurs à ce qu’ils étaient il y a quelques décennies, pour la troisième année consécutive, le nombre total d’homicides commis à l’aide d’armes à feu a augmenté au Canada, pour atteindre 223 en 2016, soit 44 de plus qu’au cours de l’année précédente », rapporte Statistiques Canada.

Depuis le dépôt du projet de loi C-71, à la fin du dernier printemps, le gouvernement libéral de Justin Trudeau, le ministre Goodale et les zélotes gauchisants du mouvement anti-armes à feu en tête, sans oublier Philippe Couillard, n’ont cessé de pointer en direction des armes à feu pour justifier le resserrement des lois à leur endroit. Jusque là, tout va pour le mieux pour ces souteneurs du projet de loi liberticide qui, dans leur croisade, reçoivent l’appui inconditionnel des médias traditionnels, dont Radio-Canada (titulaire d’une subvention de 700 M$ du gouvernement Trudeau) et La Presse en tête, les organes officiels et radicalement gavés des libéraux ! Quand le coupable désigné est un objet de métal qui n’est pas capable de se défendre et que les médias sont absolument incapables de faire la distinction entre un fusil et une carabine, une arme semi-automatique et automatique, on comprend que le débat est pourri à la racine des mots.

Pour ma part, déformée par mon habitude d’historienne formée pour questionner les faits au-delà du visuel, j’y décèle l’absence totale d’une analyse à la fois soucieuse de vérité, ouverte au vrai débat d’idées et essentiellement guidée par la voix du bon sens. Questions : pourquoi cette violence aujourd’hui et pas hier ? Quelles sont les origines ethniques et culturelles des auteurs de cette violence ? En pointant les armes à feu, et rien que les armes à feu pour coupables, se pourrait-il qu’on ait délibérément voulu nous induire en erreur pour camoufler des errances de l’actuel gouvernement en vertu d’un autre phénomène qui accompagne cette violence armée dans notre société, soit l’ouverture des frontières à une immigration incontrôlée, la montée progressive de l’immigration venant des pays déjà en proie à la guerre et à la violence armée ?

Regardez bien le plus récent graphique publié sur l’immigration au Canada (pièces jointes). Vous allez y trouver de quoi troubler votre réflexion sur le sujet. La question peut être posée sous des angles multiples et le maire de Toronto, le ministre Goodale, La Presse et Radio-Canada ne s’en privent pas. Pour eux, un seul coupable tout désigné est l’arme à feu ! Pour ma part, j’y trouve un grand absent sur la scène du crime : la progression ininterrompue et incontrôlée de l’immigration dans notre pays, l’arrivée au pouvoir des libéraux et la mutation socio-historique provoquée et programmée par les bisounours qui nous gouvernent.