Pascal Bergeron est le fondateur et le président actuel du journal Le Peuple – Les vrais enjeux. Il travaille à bâtir un nouveau média sérieux, fiable et documenté qui permettra aux gens d’obtenir un point de vue différent sur les défis que doivent affronter nos sociétés occidentales. Il considère que l’un des grands problèmes est le manque de diversité d’information et d’opinions dans le monde des médias traditionnels. Il déplore aussi les attaques constantes sur nos libertés.

Radio-Canada attise le dédain racial envers les Blancs

La reporter Rose-Aimée Automne T. Morin a tenu des propos qu'elle n'aurait pas tenus envers, par exemple, les Noirs.

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Radio-Canada

Décidément, Radio-Canada n’en finit plus de nous escamoter l’esprit avec des concepts puisés dans les fonds de tiroir du progressisme. Cette fois, il s’agit de la « fragilité blanche », que la reporter Rose-Aimée Automne T. Morin a abordée dans sa chronique à l’émission Le 15-18 animée par Martin Labrosse à la radio de Radio-Canada.

Mais qu’est-ce donc que la « fragilité blanche » ? L’expression provient de Robin DiAngelo, une sociologue américaine qui anime des ateliers sur la « diversité » en milieu de travail. Pour Mme DiAngelo, « les personnes blanches […] ont grandi et vivent dans un environnement qui les protège de tout stress lié à leur couleur de peau », ce qui a pour résultat que le moindre événement à caractère racial déclenche chez eux des « mouvements de défense » tels que la colère, la peur et la culpabilité.

Mme DiAngelo ne manque évidemment pas de pointer du doigt les sociétés occidentales, qui, selon elle, alimentent le racisme, entre autres en raison de la « solidarité blanche », qui empêche les Blancs de « se corriger ». Le racisme serait donc omniprésent dans les sociétés occidentales, et « à mesure qu’il évolue, [il] se transforme pour résister », selon la sociologue.

C’est donc ce concept fourre-tout que la chroniqueuse de Radio-Canada a abordé dans sa chronique de vendredi dernier, en prenant pour modèles les spectacles SLĀV et Kanata, de Robert Lepage, qui ont tous deux été annulés pour « appropriation culturelle », provoquant des réactions indignées chez de nombreuses personnalités québécoises.

Le privilège blanc

On ne peut soulever la question de la « fragilité blanche » sans penser à son corollaire, le « privilège blanc », un thème très à la mode chez les disciples de la gauche libérale. On se souviendra des propos de la députée libérale Celina Caesar-Chavannes à l’endroit de Maxime Bernier du Parti conservateur en mars dernier. Ces propos avaient été tenus après que M. Bernier eut laissé un commentaire critiquant le ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen, qui avait qualifié le budget 2018 du gouvernement Trudeau de « budget historique pour les personnes racialisées ».

« Je pensais que lutter contre la discrimination avait pour but de traiter tout le monde de la même façon », avait écrit M. Bernier sur Twitter. « Pas de catégoriser certains Canadiens comme « racialisés ». C’est quoi ce jargon horrible ? Une autre façon pour les libéraux de créer des divisions qu’ils pourront exploiter ? »

Celina Caesar-Chavannes avait reproché à M. Bernier de contribuer au « racisme » par sa façon de voir les choses. Sur Twitter, elle lui avait demandé de faire des recherches pour ensuite lui suggérer de « prendre conscience de ses privilèges » d’homme blanc et de « se taire ».

En sommes-nous rendus là ?

Sources de l’article : Radio-Canada (L’actualité vue par Rose-Aimée Automne T. Morin : La fragilité blanche) et Slate (Via Le Peuple – Les vrais enjeux)