Opinion | Sandra Rapattoni remise en liberté sous plusieurs conditions

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Aujourd’hui, le mardi 7 août, a eu lieu au palais de justice de Rouyn-Noranda l’enquête de remise en liberté de Sandra Rapattoni, 48 ans, en lien avec un dossier d’agression sexuelle. 

Capture d’écran TVC9

Libérée

Sandra Rapattoni a été libérée en attendant la suite des procédures judiciaires et il a été estimé par le juge Jacques Ladouceur qui était présent par vidéoconférence que madame n’est pas une menace pour la société. Il a également tenu à rappeler la présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraire.

Enquête de remise en liberté

Une enquête de remise en liberté n’est pas un procès et ne détermine pas si la personne est coupable ou non. Celle-ci a droit à la présomption d’innocence. Une personne accusée n’est pas automatiquement considérée comme coupable.

Madame Rapattoni devra revenir en cour en date du 27 août prochain afin d’enregistrer son plaidoyer.

Conditions

Bien entendu, cette dernière devra respecter plusieurs conditions telles que de ne pas entrer en communication avec son conjoint des 25 dernières années, Daniel Laframboise, ainsi qu’avec les deux présumées victimes et le témoin en lien avec ce dossier. Elle devra également garder la paix et avoir une bonne conduite.

Sandra Rapattoni s’est engagée à aller vivre chez sa sœur en attendant la suite des événements. C’est aussi sa soeur qui prendra en charge ses entreprises le temps des procédures.

Faibles preuves

Bien que des accusations aient été déposées contre Sandra Rapattoni, la preuve envers cette dernière est considérée comme faible, a mentionné le juge Jacques Ladouceur.

Laframboise

Daniel Laframboise, 50 ans, est lui aussi accusé dans ce même dossier. Ce dernier fera quant à lui face à 16 chefs d’accusation lors de sa comparution qui devrait s’effectuer en date du 8 août.

Voici donc notre opinion sur l’arrestation de Rapattoni 

Pour commencer, je n’ai certainement pas de compliments à faire à la procureure de la Couronne, madame Larose, d’avoir autorisé aux policiers de la Sûreté du Québec de débarquer à l’entreprise de madame Rapatonni afin de procéder à son arrestation devant ses employés.

Preuve faible pour l’instant, l’enquête n’est pas terminée 

Selon la remontrance d’environ 45 minutes du juge envers la procureure,  il n’y avais pas lieu d’arrêter madame Rapattoni de cette façon. Elle n’était pas un danger pour la société (risque de zéro à faible), et cela, la police le savait très bien.

Donc, si l’on part de ces faits, nous avons une preuve faible à très faible contre madame; ainsi, pourquoi effectuer une arrestation à son entreprise, en plein jour au centre-ville? Pourquoi ne pas avoir été simplement faire l’arrestation à son domicile après le travail ?

Pourquoi devant une preuve si faible, faire un pareil spectacle? Pourquoi ne pas l’avoir mise en arrestation et libérée sous caution dans les 24 heures ?

La présomption d’innocence, vous savez c’est quoi?

La présomption d’innocence est le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée. Donc, avant de juger et vouloir la condamnation immédiate, faites vous un devoir de comprendre comment fonctionne la justice.

En terminant, vous êtes les bienvenus à suivre cette histoire au palais de justice. Les juges adorent voir du public. Ne laissez pas tout entre les mains des médias.

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