Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

CA des sociétés d’État : une majorité masculine, c’est sexiste, une majorité féminine, c’est… « paritaire » ?

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Selon Dominique Anglade, la disparition progressive des hommes blancs hétérosexuels des conseils d’administration des sociétés d’État serait « avant-gardiste »...

Si vous cherchez une preuve éloquente du détournement idéologique misandre du concept étatique de « parité », vous ne trouverez pas de meilleur exemple que la situation actuelle des conseils d’administration des sociétés d’État québécoises.

Douze ans après l’adoption de la Loi sur la gouvernance desdites sociétés, les femmes y sont devenues majoritaires dans 52,4 % des cas, soit une mince majorité, mais certains pourcentages ont atteint des proportions étonnantes au sein de quatre sociétés parmi les cinq ciblées récemment par le Journal de Montréal. Précisons toutefois qu’il existe 60 sociétés d’État dans la belle province.

Voici les chiffres recueillis par le Journal : « Aujourd’hui, près de 67 % des membres du conseil d’administration de Loto-Québec sont des femmes. Chez Investissement Québec, c’est 64 %. À la Société des alcools du Québec, 58 % et chez Hydro-Québec, 56 %. Seule la Caisse de dépôt et placement du Québec traîne la patte avec 38 %. »

La vice-première ministre du Québec, Dominique Anglade, jubile devant cette situation dont elle ne comprend pas ou ignore délibérément les sournoises conséquences : « C’est avant-gardiste. Le Québec est reconnu comme une société où la femme occupe une place de choix, même si on a encore des défis. Il ne faut surtout pas penser que tout est parfait. »

La perfection, ce serait 100 % de femmes partout, Mme Anglade ?

« Je pense que les sociétés d’État ont beaucoup progressé sur la place des femmes », confirme candidement le directeur général de l’Institut sur la gouvernance (IGOPP), Michel Nadeau, dont on peut s’étonner qu’il n’ait pas encore été remplacé par une femme.

Vous avez dit… parité ?

C’est bien joli tout ça, Mme Anglade et M. Nadeau, mais parlons-nous toujours de parité… ou de suprématie féminine ? À moins qu’il ne s’agisse de mainmise féministe ? À une exception près, les exemples recensés par le Journal de Montréal ne font nullement état de parité, mais de majorités féminines, dont certaines impressionnantes.

Les hommes sont donc devenus sous-représentés au sein des quatre sociétés sur cinq étudiées par la Journal avec 33 % d’entre eux à Loto-Québec, 36 % à Investissement Québec, 42 % à la SAQ et 44 % à Hydro-Québec.

Alors que les méchants hommes blancs de souche et hétérosexuels disparaissent insidieusement des conseils d’administration des sociétés d’État, particulièrement depuis cinq ans, sans que personne ne s’en soucie, c’est l’absence des minorités qui retient l’attention du Journal de Montréal. Il faut cependant concéder que cette absence a de quoi susciter des questionnements :

« Même si elles forment près de 13 % de la population québécoise et le tiers de celle de la métropole, aucune personne issue des minorités visibles ne siège à un conseil d’administration de Loto-Québec, d’Hydro-Québec et de la Caisse de dépôt et placement du Québec. »

Alors que les hommes blancs hétéros disparaissent peu à peu dans l’indifférence générale, faudra-t-il qu’ils s’effacent encore davantage afin de laisser une plus grande place aux représentants des minorités, après avoir cédé leurs sièges aux femmes ?

À notre époque fanatisée où sont valorisés, voire même revendiqués, le racisme anti-blancs et le sexisme anti-hommes, ce questionnement a plus que jamais sa raison d’être.