Gilbert Thibodeau est né à Montréal. Il est commerçant et homme d’affaires à Montréal. Il est diplômé de l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal (HEC) et de l’Institut Canadien de Gestion. Il siège au conseil d’administration du Centre Nouvelle Approche Humanitaire d’Apprentissage (NAHA) bénévolement, à Montréal. Il a siégé au conseil d’administration de l’Institut Canadien de Gestion, section de Montréal, de 1995 à 2011, il occupait le poste de président de 2007 à 2011. Il possède une vaste expérience dans les activités reliées à la planification stratégiques d’entreprises, à la négociation et à l’implantation de systèmes évolués de gestion. Longtemps il a été engagé auprès des jeunes sportifs Montréalais , Québécois et Canadiens, notamment en ski alpin & acrobatique.

MONTRÉAL : UNE VILLE SANCTUAIRE ?

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Montréal

Actuellement, la mairesse de Montréal, Mme Valérie Plante, déclare que Montréal possède et/ou doit renforcer le statut de  »ville sanctuaire ». Elle reprend la pensée du maire précédent, Denis Coderre.

Elle planche sur le « don’t ask, don’t tell » (« ne demande pas, ne dénonce pas ») pour protéger les immigrants illégaux.

Le SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal) émet toutefois des réserves et maintient l’utilité de vérifier les statuts d’immigration.

Dans les faits…

– Une personne qui demande le statut de réfugié à la douane d’un pays est, par définition, une personne qui ne peut revenir dans son pays par crainte de torture ou de se faire tuer.

– Une personne qui n’a pas de papiers d’identification et traverse une frontière illégalement, est une personne qui a un statut d’illégal.

Il y a une grande différence entre ces deux statuts.

Concernant un réfugié, il est important de bien écouter les explications de ce dernier (Agence des services frontaliers du Canada), de faire toutes les vérifications nécessaires et, au bout du compte, si son histoire est réelle, de l’aider tangiblement afin que cette personne puisse se refaire une vie et participer au développement économique de son pays d’accueil.

Concernant une personne « sans-papier », c’est une autre histoire, car cette personne est « illégale ». La solution est de la remettre aux autorités fédérales pour que ceux-ci appliquent les lois en vigueur dans le pays. Les lois sont tout de même simples : le sans-papier est soit retourné dans son pays d’origine, soit devient en règle en démontrant sa capacité de devenir une personne autonome et un citoyen dans le vrai sens du mot.

Une ville sanctuaire est une ville qui applique une politique de protection des migrants illégaux. La désignation de « ville sanctuaire » n’a toutefois aucune signification légale au Canada, encore moins à Montréal.

Les politiques d’une ville sanctuaire, comme semble le défendre la mairesse de Montréal, sont désignées pour que les gens qui y habitent ne soient pas poursuivis pour la simple raison qu’ils sont des immigrants sans papiers, donc, des immigrants illégaux.

Ces pratiques peuvent être formellement inscrites dans la loi (ce qui n’est pas le cas au Canada actuellement) ou seulement appliquées par l’habitude.

Le terme s’applique généralement aux villes qui n’allouent pas de fonds municipaux ou de ressource pour faire observer les lois fédérales, en ne permettant pas à la police ou aux employés municipaux d’enquêter sur le statut d’immigrant d’un individu.

Lors de la campagne électorale à Montréal le 5 novembre 2017, j’étais candidat à la mairie de Montréal, je prenais clairement position : la Ville de Montréal ne doit pas être une ville sanctuaire.

Je n’ai pas changé d’avis et ce n’est pas mon intention.