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J’avais 13 ans, te rends-tu compte, mon salaud?!

Le texte qui suit est lié à une femme qui a bien voulu nous partager l’histoire d’horreur qu’elle a vécue et qui, malheureusement, l’a marquée pour le restant de ses jours. Le nom de la victime et de son agresseur ne sont cependant pas dévoilés.

À toi qui a pris ma vie. Mais à quoi tu pensais lorsque tu as fait ça? As-tu pensé au mal que tu as fait, à ce que tu as laissé derrière toi? Mais qui es-tu pour décider de prendre la vie d’une jeune femme comme tu l’as fait et la laisser en miettes derrière toi?

Tu m’as tout pris ce que j’étais et ce que j’aurais pu devenir. Imagines-tu deux minutes la torture dans laquelle tu m’as laissée pour le reste de ma vie? Les images dans ma tête et toutes ces peurs qui en découlent.

Tu m’as tout enlevé :  ma famille avec qui je n’arrive plus à avoir des liens solides, ma capacité d’aimer et de faire confiance aux autres… Tu as pris tout de moi et tu as utilisé mon corps pour ton simple plaisir.

Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ta tête? J’avais 13 ans, te rends-tu compte? Je n’étais encore qu’une enfant qui avait besoin qu’on l’écoute et qu’on l’aide. Mais au lieu ça, tu as fait ce que tu voulais de moi et tu m’as imposé cette torture.

Et ton fils lui, y as-tu pensé? Il était là et tu faisais ça devant lui… Mais quel genre de malade es-tu ? Tu continues à vivre ta vie avec ta belle maison, ton char, même ta femme est restée. Tu as eu de la chance. Tu aurais mérité plus que ça. Ton visage aurait dû être vu par tous, mais au lieu ça, tu n’as eu qu’un simple petit texte, pas même une photo.

Je t’ai revu et j’en ai encore plus perdu la tête. Tu vis ta vie sans peur, alors que moi je suis rongée par cette dernière et la souffrance, on n’en parle même pas. Tu es un pourri qui s’est amusé avec moi.

Lors de ton procès, tu as encore eu de la chance. Seize mois de sursis. Tu peux encore te compter chanceux de ne pas connaître la prison, moi j’y suis enfermée depuis 16 ans. J’ai pensé à plusieurs façons de te dire ce que tu avais fait, ce que tu avais laissé derrière toi et j’ai choisi un moyen public, non pas par vengeance, car si j’avais voulu, j’aurais pu dire ton nom. Mais je ne le ferai pas.

Je veux que le plus de monde possible sache ce que ça fait quand un adulte abuse d’un enfant et ce dernier a laissé une enveloppe sans vie derrière lui.

J’espère que le message se rendra à toi. Je cherchais une façon de me libérer et de faire passer mon message. Je suis en colère, car c’est moi qui me suis retrouvée en détresse quand je t’ai vu il n’y a pas longtemps, et ce, devant mes enfants.

Ce sont les victimes qui ont les plus grosses sentences !!!

L’équipe de rédaction de DixQuatre s’assure de respecter des hauts standards de rigueur journalistique. Nous sommes vos yeux et vos oreilles en Abitibi-Témiscamingue.

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