M. Trudeau persiste et signe dans sa vision du débat démocratique

Justin Trudeau n’a pas baissé la garde lors d’un point de presse qui suivait l’inauguration du nouvel entrepôt d’Amazon à Ottawa, lundi dernier. Plusieurs journalistes sont revenus sur un incident qui l’avait opposé la semaine dernière à une dame lui ayant fait des remontrances à propos des impacts financiers de sa politique migratoire.

Droit dans ses bottes, le premier ministre a été astucieux dans sa façon de contourner les questions des journalistes. Alors que plusieurs intervenants lui ont reproché d’avoir accusé cette dame d’être raciste et de n’avoir pas sa place au Canada, M. Trudeau s’est contenté de réciter son chapelet multiculturel.

Inversions accusatoires

Le principal intéressé refuse tout simplement d’adresser la parole à ceux qui contestent sa politique d’ouverture tous azimuts. D’après lui, contester ce déferlement migratoire revient à mettre de l’avant une « approche basée sur la peur, sur la division, sur la méfiance envers l’autre, sur le populisme [et] sur des approches qui cherchent à exploiter les anxiétés des citoyens ».

Rejetant du revers de la main une question posée par un des journalistes, le premier ministre a claironné fièrement qu’en dépit « de la polarisation qui s’installe au coeur de nos débats politiques, je vais continuer de rassembler les gens ensemble et je serai sans équivoque envers les personnes qui tentent de faire cheminer des agendas politiques teintés de peur et, en fait, d’intolérance ».

Une démocratie de pacotille

Justin Trudeau a tenté d’amadouer le parterre de journalistes en répétant qu’il « respecte énormément la diversité de perspectives, y compris la diversité de perspectives politiques. Mais, je sais que les gens de droite, les gens de l’extrême gauche, peuvent aussi mettre de l’avant leurs propos sans miser sur des menteries ou sans exploiter des anxiétés que les citoyens peuvent avoir ».

Finalement, la question de la dame sur les coûts de l’immigration illégale semble être assimilée par le premier ministre à une forme de propagande raciste. Toute cette saga a poussé Andrew Scheer, chef du Parti conservateur, à affirmer sur sa page Facebook que nous sommes en présence d’« une stratégie libérale calculée pour éviter la responsabilisation et faire taire les critiques légitimes sur leur bilan épouvantable ».

Sources de l’article : CPAC (09:35 à 13:35 ; 16:00 à 17:00 ; 19:25 à 23:16), Facebook et Le Devoir (Via Patrice-Hans Perier, du journal Le Peuple – Les vrais enjeux)

Source de la photo :  2017 Canada Summer Games, Wikimedia, CC BY 2.0

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