Départ de Maxime Bernier

Si M. Bernier fonde un nouveau parti fédéral pour les « vrais conservateurs », cela ne fera que diviser davantage la droite dure.

Ayant une haute opinion de lui-même, il est convaincu qu’il réussira à « présenter des candidats dans les 338 circonscriptions canadiennes aux élections de 2019 » (JdeM, 23 août).

M. Bernier l’a toujours eu facile. Son papa a lui-même été député conservateur de 1984 à 1997 (puis ambassadeur du Canada en Haïti de 1997 à 2001). Il a filé son comté à son fiston en 2006 quand le PCC l’a approché :

« Harper voulait initialement son père, mais il a refusé et suggéré de parler à son fils ». Bernier fut aisément élu « avec la plus grande majorité de tout le Québec » (Wikipédia).

Après avoir perdu de peu la course à la chefferie aux mains d’Andrew Scheer, le pauvre Bernier a accusé son adversaire d’avoir gonflé le vote par le biais de l’ingérence de « faux conservateurs » qui auraient pris leur carte de membre. Le député beauceron avait alors perdu son poste dans le cabinet fantôme (il n’aurait donc plus été ministre advenant une victoire).

Les nouvelles flèches décochées à l’endroit de son ex-parti vont sûrement le barrer à vie : « Au cours de la dernière année, j’en suis venu à la conclusion que ce parti est trop corrompu intellectuellement et moralement pour être réformé ». « « Mad Max » a tour à tour accusé Andrew Scheer d’avoir peur « de la gauche et des médias » (JdeM, 23 août).

Pour qui se prend-il? C’est évident qu’il n’y a pas de place pour un nouveau parti plus radical que le PCC. Au moins, ce sera divertissant de le voir se planter et diviser la droite.

Rappel de quelques faits d’armes :

– Années 1990 : il est vice-président de l’Institut économique de Montréal, un think tank ultralibéral où a déjà travaillé Éric Duhaime.

– Promotions faciles : dès son premier mandat de député, il est nommé ministre de l’Industrie. Un an et demi plus tard (août 2007), il devient ministre des Affaires étrangères…

– Octobre 2007 : Bernier a la brillante idée d’offrir des gâteaux « Jos Louis » aux soldats québécois postés en Afghanistan. Le geste est perçu comme une insulte.

– En mai 2008, survient l’affaire Julie Couillard : le grand Bernier avait oublié des documents classés secrets chez son ex-conjointe, qui fréquentait juste auparavant des membres de groupes motards mafieux (Hells Angels et Nomads).

– Août 2018 : il publie des Tweets controversés, dont : « Plus de diversité ne nous rendra pas plus fort, cela détruira notre pays ».

Plus de diversité détruira notre pays? Si c’est le genre d’idées que défendra son futur parti, cela pourrait ressembler à de l’extrême droite…

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