OPINION | Les garçons ne sont pas des filles et les filles ne seront jamais des garçons !

OPINION | Je comprends que cela est difficile à vivre pour ceux et celles qui ne se sentent pas en harmonie avec leur sexe biologique. Je comprends que les parents d’aujourd’hui qui y sont confrontés se sentent impuissants et désemparés, mais c’est la réalité.

Depuis hier, on ne cesse de demander mon avis sur le projet de Jasmin Roy et ses marionnettes trans parcourant les écoles du Québec. Personnellement, je suis très mitigée ! Oui, si c’est pour aider les parents à comprendre et s’adapter à un problème de transidentité qu’ils découvrent chez leur enfant. Oui, si c’est pour aider un enfant et ses camarades à mieux comprendre et accepter. Oui, peut-être, pour bien d’autres raisons. Mais j’y vois tout de même le danger d’une dérive sociétale qui, un jour pas trop lointain, finira par nous percuter de plein fouet et cela m’inquiète pour la suite des choses.

La question qui m’interpelle au premier titre est de savoir si, en agissant de la sorte, nous ne provoquons pas les événements plutôt que d’aider à les solutionner. Certes, la transidentité est une réalité avec laquelle nous devons composer et nous adapter et pour ceux et celles qui doivent composer avec cela, ça n’a rien d’un party. À l’enfance, nous sommes en quête d’identité et rares sont les petits garçons qui n’ont pas essayé les talons haut de leur maman, bien nombreuses sont les fillettes qui aiment chausser les grosses bottes capées de leur papa. Parfois, ils y prennent plaisir et le jeu peut durer très longtemps. Mais ça ne fait pas d’eux et d’elles des trans pour autant.

Ce phénomène de société est encore très récent, à notre époque, et nous avançons à tâtons avec cette nouveauté sociologique. Chez les Indiens des temps anciens, cela était très bien intégré à leurs mœurs, à leurs croyances et à leurs cultures. Mais aujourd’hui, le problème ne se pose pas de la même façon et il faudra attendre de voir comment ça se passe de l’âge adulte à la vieillesse. Combien de suicides ? Combien de maladies coronariennes dues à l’hormonothérapie ? Combien de difficultés à vie dues aux opérations de réatribution de sexe ? Combien de ces enfants trans n’auront vécu qu’un épisode passager dans le sexe social de l’autre et comment vivront-ils cela ? Combien regretteront ce passage ? Combien de dépressions dues à cela ?

Pour moi, c’était un passage obligé et je devais le faire pour survivre ! Je n’avais pas d’autre choix pour apaiser une souffrance identitaire réelle. Mais c’était mon cas, pas celui des autres ! Est-ce aussi critique pour tous les autres ? Pas sure ! Je n’oublie pas que nous sommes tous différents et qu’il n’y en a pas une, pas un qui le vit de la même façon. Et je sais, après avoir passé mes onze dernières années dans le genre social de l’autre (on ne change pas le sexe biologique), que le chemin est long comme la vie, et que chacune de ces étapes requiert un temps d’adaptation et de réflexion et son lot d’imprévus. À bon entendeur, salut !

 

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