BLOGUE | Attaques cosmiques contre la Terre!

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Croiriez-vous que, dans notre vie, nous avons déjà été atteints par un ou plusieurs projectiles extrêmement petits et redoutables provenant du Cosmos? Je parle de particules cosmiques voyageant jusqu’à 300 000 kilomètres par seconde? Cela malgré la protection que nous offre l’atmosphère terrestre?

Par Ghislain Loiselle

Hé bien oui! Il s’agit, outre des ultra-violet, des X et des gamma venant notamment du Soleil, des rayons cosmiques, qui sont également ionisants, c’est-à-dire mutagène et pouvant provoquer des cancers.

Ces radiations ont un pouvoir très pénétrant. Ces dernières proviennent de l’explosion, il y a très longtemps, de super novae. Il s’agit là d’étoiles ayant plusieurs fois la masse du Soleil qui ont connu ce qu’on appelle, en astrophysique, la catastrophe du fer.

Les particules cosmiques

Ces particules (ou rayons) peuvent être diverses et constituer un sérieux danger, surtout pour les astronautes s’ils ne sont pas protégés, contrairement à nous, par l’atmosphère.

On sait que l’atmosphère atténue l’énergie de ces projectiles. Comme les cosmonautes flottent au-dessus d’elle, leur protection est loin d’être comparable à la nôtre sous l’atmosphère. Les rayons-particules en cause peuvent être des protons ou des noyaux d’hydrogène (91 %), des noyaux d’hélium (8 %), des noyaux de fer, de cobalt, de nickel… Et, dans des proportions infimes, il y a des noyaux de tout autre corps plus lourd qu’on retrouve dans le tableau périodique. Une étoile massive bâtit les premiers éléments du tableau atomique. Rendue au plus stable des éléments, le fer, elle connaît sa fin en explosant sous la force de la gravitation universelle et produits les rayons cosmiques.

À vitesse égale, plus la particule est lourde, plus elle acquiert de l’énergie cinétique. Partant, plus grande est la pénétration de cette particule.

Les rayons cosmiques les plus énergétiques peuvent, après avoir franchi sans encombre toute l’épaisseur de l’atmosphère, traverser tous les étages d’un gratte-ciel. Y compris, évidemment, les personnes qui se trouvent sur leur chemin. Puis s’enfoncer de plusieurs centaines de mètres dans le sol.

Fort heureusement, la grande majorité des rayons cosmiques primaires heurtent les atomes de gaz atmosphériques. Ceci disperse l’énergie cosmique en une gerbe de rayons secondaires, ceux qui parviennent jusqu’au sol. La couche d’ozone joue un rôle primordial à cet égard.

Autres particules cosmiques

Mais il n’y a pas que des rayons cosmiques, parmi toutes ces particules qui nous bombardent.

D’autres minuscules particules sont animées d’une vitesse variable. Plus celle-ci est grande, plus grande est  l’énergie cinétique de ces vrais projectiles et plus grand est leur pouvoir pénétrant. Mis à part les neutrons, les particules en question ont des charges électriques qui peuvent aussi jouer pour les accélérer ou les freiner, selon le cas.

Il y a les rayons alpha. Ils sont émis par les corps radioactifs. Ceux-ci consistent en des particules de matière constituées par deux protons et deux neutrons étroitement unis. Ces ondes ou particules se déplacent à des vitesses de l’ordre de 15 000 à 25 000 km/s.

Les rayons bêta en sont d’autres. Il s’agit d’électrons très rapides (de 120 000 à 299 000 km/s) capables de traverser une épaisseur de plusieurs millimètres d’aluminium. Voilà.

 

 

 

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