Bras de fer entre Maxime Bernier et la CBC

Le 23 septembre dernier, Maxime Bernier, fondateur du Parti populaire du Canada (PPC), s’est entretenu avec Wendy Mesley sur les ondes CBC pour discuter de ses idées. Son passage était loin d’être routinier, car après une longue introduction le dépeignant négativement, Mme Wesley a enchaîné avec une série de questions ayant pour but de discréditer M. Bernier.

Une présentation qui dresse le portrait 

L’animatrice a d’abord pris le soin de rappeler que « Mad Max » s’était fait connaître du grand public pour sa relation conjugale avec Julie Couillard, une femme qui avait des affiliations avec les Hells Angels. Par la suite, Mme Wesley a relaté le moment où M. Bernier avait laissé un dossier confidentiel de l’OTAN à la résidence de Mme Couillard, ce qui l’avait d’ailleurs poussé à démissionner de son poste de ministre des Affaires étrangères du Canada.

Enfin, celle-ci a insinué que Maxime Bernier avait des liens avec des partenaires d’ATLAS, une organisation financée par de grandes entreprises qui, selon l’exposé de la CBC, a pour but de mettre en place des gouvernements conservateurs à la tête de différents pays pour soutenir les intérêts des grands capitalistes de ce monde.

L’entrevue

Dès le début de l’entrevue, Mme Wesley a questionné M. Bernier sur ses affiliations avec ATLAS. Calmement, M. Bernier a simplement répondu qu’il n’avait pas de lien entre son parti et les membres de ce groupe. Il avoue toutefois avoir adopté l’idéologie libertarienne après avoir travaillé à l’Institut économique de Montréal, une organisation affiliée aux partenaires d’ATLAS.

Plus tard lors de la conversation, l’animatrice a demandé à M. Bernier ce qu’il pensait de l’intérêt de Rebel Media envers son parti politique après que celui-ci se soit exprimé à l’encontre du « multiculturalisme extrême ». M. Bernier a rétorqué qu’il cherchait uniquement à rallier les citoyens partageant ses idées, et a rappelé que toute plateforme, y compris la CBC, pouvait être utilisée pour ce faire.

La réaction

Le 26 septembre, Terence Corcoran, chroniqueur au Financial Post, a publié un article dans lequel il suggérait de cesser de financer la CBC, en appuyant ses arguments sur le traitement qui avait été réservé à M. Bernier. Selon lui, le financement public a pour effet pervers de permettre aux dirigeants du média de modeler le contenu présenté en fonction de leurs idéologies.

Maxime Bernier a ajouté, par l’intermédiaire de son compte Twitter, que les subventions gouvernementales accordées à la CBC devraient être débattues lors des prochaines élections fédérales.

Sources de l’article : Youtube, Financial Post et Twitter (Via Le Peuple – Les vrais enjeux)

Source de la photo : Canadian Film Centre, FlickrCC BY 2.0

 

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