Élections 2018 : deux partis gagnants, deux perdants

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La CAQ de François Legault a finalement déjoué les firmes de sondage en allant chercher plus de 5 points que ce qui était prévu, causant un raz-de-marée conservateur.

Élections 2018 : l’alternance PLQ/PQ durait depuis près de 50 ans.

L’étonnante performance des caquistes est certainement due à l’aversion profonde d’électeur(trice)s vis-à-vis du Parti libéral, qui régnait presque sans relâche depuis 2003, en sabrant dans nos services publics.

Le hic, c’est que l’équipe de Legault – les Youri Chassin, Christian Dubé, Éric Girard (ex-trésorier de la Banque nationale), etc. – feront aussi pire, en coupant partout pour avantager le privé.

La CAQ va-t-elle réformer le mode de scrutin, tel que promis? On peut s’attendre à ce que Legault fasse une réflexion du genre : « Hey, finalement y’é pas si pire ce système-là! ». Avec 37,5% des votes, son parti remporte 59,2% des sièges et pourra gouverner comme bon lui semble.

Du côté de Québec solidaire, les sondages ne prévoyaient guère plus de 7 ou 8 sièges. Avec 10 élu(e)s, la formation de gauche parvient à plus que tripler le nombre de ses député(e)s.

QS obtient d’ailleurs la parité : 5 femmes et 5 hommes.

Le score de 16% des voix est aussi une belle surprise pour QS, parce qu’il s’est concrétisé. Les gens sont sortis voter malgré sa réputation de « tiers parti ». Si bien que QS passe même devant le Parti québécois en termes de sièges, 10 contre 9…

Quant au Parti libéral de Couillard, c’est l’effondrement, avec seulement 32 élu(e)s et 24,7% des voix. Le PLQ était censé rivaliser avec la CAQ selon les sondages.

On peut appréhender le départ prochain de quelques-uns de leurs député(e)s, comme Gaétan Barrette, qui seront déçu(e)s de ne plus pouvoir avoir de « limousines ».

Enfin, le Parti québécois subit certainement la plus grande humiliation de son histoire, mais elle n’est pas vraiment méritée : le PQ est moins à droite que le PLQ et la CAQ, et aucun méga scandale ne justifierait sa déconfiture totale.

Mon impression est que bien de ses électeur(trice)s ont voulu chasser les libéraux en votant CAQ, tandis que d’autres ont préféré appuyer le projet authentiquement de gauche mis de l’avant par QS.

En somme, je m’attends à quatre ans de gestion conservatrice à Québec, provoquant une certaine résistance des mouvements sociaux, comme sous l’austérité du PLQ.

Les deux prochaines courses à la chefferie, chez les libéraux et chez les péquistes, seront déterminantes pour connaître les nouvelles configurations à venir en 2022.

 

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