Triste histoire d’une femme assassinée par un conjoint violent

Encore une autre triste histoire d’une femme assassinée par un conjoint violent avec de lourds antécédents en matière de violence conjugale.

Encore une fois, nous sommes tous et toutes profondément touché(e)s par ce drame.

Qu’est-ce qui vous marque le plus dans une horrible histoire comme celle-ci? La brutalité du crime, le passé violent de l’assassin ou le fait que notre système de justice traite la violence conjugale comme de banales affaires?

Dans l’article ci-dessous, il est tout à fait déconcertant d’y lire :

« Pierre Bergeron a été accusé de voies de fait et d’utilisation négligente d’une arme. Il a plaidé coupable en mai 2017 et s’en est tiré avec une absolution inconditionnelle en échange d’un don à un organisme venant en aide aux femmes violentées.

Une sentence trop légère selon la victime, surtout qu’elle a dû se battre pour être entendue et récupérer ses biens. D’autant plus que, quelques mois plus tard, il déposait une requête pour faire annuler son verdict. »

Quand je vous répète, depuis plus de 10 ans, que notre système de justice récompense, à l’occasion, des criminels, eh bien, en voici l’exemple parfait.

 assassinée par un conjoint violentRelisez bien :

« Pour avoir presque attenté à la vie de son ex-conjointe en 2017, Bergeron fera un don à un organisme qui vient en aide aux victimes. »

C’est ce que j’appelle un « permis pour récidiver ».

En cette période de l’année suivant la semaine de commémoration de la tragédie de la Polytechnique de Montréal du 6 décembre 1989 qui souligne la violence faite aux femmes suite à l’assassinat de 14 femmes, je dois à nouveau vous rappeler qu’à chaque année, le Québec vit une « Polytechnique ».

Aujourd’hui, dans ce cas-ci, il est possible de se dire que le meurtre de Christine Saint-Onge aurait pu être évité si notre système de justice ne récompensait pas ainsi de tels hommes violents en les relâchant et si notre système de justice s’occupait d’abord du sort de ses femmes avant celui de ces crapules meurtriers.

Si notre système de justice pouvait au moins comprendre réellement le sens du mot « prévention » et si seulement notre système de justice croyait ces femmes plutôt que de croire que la violence de ces hommes n’était que passagère, je suis convaincu que plusieurs victimes de meurtre par leur conjoint violent seraient encore en vie.

Mais malheureusement non. Suite à l’annonce du meurtre de Christine, depuis que je sais qu’elle aurait pu passer Noël avec ses enfants et ses proches, je déplore à nouveau la justice qui est trop souvent pressée à se débarrasser de ces femmes dans son système encore mal adapté à cette triste réalité de violence conjugale qui ne fait qu’être en constante gradation.

Mes pensées et mes prières vont à la famille de Christine, à ses deux garçons qui se sont fait voler leur mère juste avant Noël.

Repose en paix Christine et que ta mort soit l’occasion pour notre système de justice de répondre à cette question : pourquoi, connaissant la violence de cet homme, vous n’avez pas prévenu l’assassinat de Christine ou de toute autre femme? Tant qu’à moi, le système de justice est plutôt complice de cet horrible drame, comme trop souvent hélas.

 assassinée par un conjoint violent

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