Justin Trudeau se fout de la gueule des étudiants à Régina

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Fidèle à ses habitudes, le premier ministre Trudeau participait à une session de questions et réponses, baptisée « Town Hall », à l’Université de Régina, en Saskatchewan, le jeudi 10 janvier dernier.

Une étudiante revient sur ses propos féministes

Prétendant être à l’écoute d’autrui, Justin Trudeau a répondu à côté de la plaque à une question formulée par une étudiante de cette université. Cette dernière, travaillant dans le domaine de la construction en milieu pétrolier, est revenue sur la sortie du premier ministre en Argentine, en novembre dernier, alors qu’il affirmait que l’arrivée de travailleurs de la construction dans les milieux ruraux pouvait avoir un « impact social » négatif sur les femmes.

Manifestement remontée, l’étudiante a tenu à témoigner du fait que « tout le temps où j’ai travaillé sur des chantiers pétroliers, j’ai rencontré des collègues de travail vraiment gentils et respectueux, une situation qui m’a permis de bâtir des relations d’amitié de longue durée ».

Poursuivant sa réflexion, cette jeune étudiante lui a demandé s’il pouvait apporter de plus amples explications concernant sa tirade sur l’impact négatif des travailleurs de la construction en milieu rural. Et de préciser ce qu’il entend par « impacts sociaux » dans un contexte où l’arrivée d’un fort contingent de travailleurs masculins serait susceptible de constituer une menace à la sécurité des femmes.

Justin Trudeau se fout de la gueule des étudiants à Regina

Justin Trudeau n’aime pas avouer ses torts

Faisant comme si de rien n’était, tout en ignorant le fond de la question, M. Trudeau a balancé quelques pétitions de principe insipides : « Les travailleurs de la construction bâtissent ce pays, tous les jours », a-t-il dit dans un premier temps. Il a souligné par la même occasion que « le travail que vos collègues abattent à travers le pays afin de construire des ponts, des routes, des maisons, des usines, […] ce travail quotidien de façonnage du pays est une composante essentielle de la construction du futur de notre pays ». Et, mettant un point d’orgue à sa malheureuse tirade, sous les huées des étudiants, l’invité du jour est passé à une autre question.

Les choix idéologiques du premier ministre

L’insistance du premier ministre à défendre tout ce qui peut s’apparenter, de près ou de loin, aux théories du genre et au féminisme n’est pas fortuite. Justin Trudeau est un mondialiste qui s’appuie sur des préceptes qui ont été énoncés par l’ONU et ses satellites.

Ainsi, Women Watch, une ONG apparentée à l’ONU, abat ses cartes sur son site Internet. On peut y lire, dans un chapitre consacré aux femmes évoluant en milieu rural, que « chaque jour, aux quatre coins du monde, les femmes et les filles vivant en milieu rural doivent faire face à des contraintes systémiques qui les empêchent de jouir complètement de leurs droits de la personne et qui entravent leur désir d’améliorer leurs conditions de vie ». On comprendra, si l’on se fie à cette doxa, que les travailleurs de la construction représentent une menace pour l’émancipation du genre féminin.

Sources de cet article : CPAC (1:09:50 à 1:11:51), Women WatchToronto Sun etTwitter

Source de la photo : Presidencia de la República Mexicana, FlickrCC BY 2.0 (Image rognée)

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