Registre des armes à feu du Québec : Un policier de la SQ s’exprime

Mise en garde : Le texte provient d’une publication Facebook PUBLIQUE de l’agent en question donc il n’y a aucune collaboration entre nous et le policier.

Le texte a été repris de façon intégrale.


Grégory Vézeau, policier à la Sûreté du Québec en Abitibi et citoyen d’Amos

Le fiasco fédéral ne motive aucunement la tentative de Québec de faire la même chose. Avoir réussi à conserver les données du registre qu’ils ont détruit, j’aurais été favorable à le maintenir, étant donné la majorité des dépenses faites. Or, l’investissement massif nécessaire pour repartir à zéro ne justifie pas le résultat.

Car le registre d’armes d’épaules n’empêche pas la commission de crime. La nécessité d’avoir un permis de possession/acquisition permet déjà de filtrer les acheteurs à risque. Chose inexistante aux États-Unis.

Sentiment de sécurité

Le registre, en réalité, sert d’abord à donner un sentiment de sécurité à la population, mais ça ne veut pas dire plus de sécurité. Il sert également aux services de police lors de certaines interventions comme celles où la personne est suicidaire, car elle permet d’avoir l’information pour saisir ses armes à feu. Or, ça n’empêche pas le suicide ultérieur par un autre moyen, ou encore la personne d’avoir d’autres armes non enregistrées.

Registre des armes à feu du Québec

Violence conjugale

On parle aussi des cas de violence conjugale, mais encore là, si des éléments indiquent l’implication d’armes à feu, ou donne a penser qu’il pourrait en avoir d’impliquées dans un avenir proche, (témoins, déclaration, menaces, etc), les policiers vont agir en conséquence et ils vont fouiller et saisir les armes, enregistrées ou non.

En résumé, pour les interventions des forces de l’ordre, que le registre dise qu’il y a ou pas présence d’armes à feu dans un lieu précis, les agents agiront comme s’il y en avait, question de sécurité. Car se fier qu’il n’y en n’a pas, selon le registre, c’est téméraire, voire suicidaire.

Relation publique

Donc, le registre, c’est une opération de relation publique pour accroître le sentiment de sécurité. Dans les faits, qu’il existe ou non ne rend aucunement notre société plus sécuritaire. Au mieux, il permet de diminuer le nombre de suicides par arme à feu, mais pas le nombre de suicides total.

Sentiment de sécurité

En ce sens, investir des millions, voire des milliards, simplement pour accroître le sentiment de sécurité, est une dépense dénuée de sens et nombre de gens le savent, d’où leur opposition.

États-Unis

Il ne faut pas faire le parallèle avec les États-Unis. Il existe déjà ici des mesures encadrant l’accès aux armes à feu contrairement à eux et les opposants d’ici le sont pour d’autres raisons que les Américains avec leur  »J’ai l’doua ».

Les mêmes sommes engagées en services de première ligne pour la santé mentale feraient davantage une différence pour la sécurité de tous.

Lien : Grégory Vézeau

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