OPINION : Commissions scolaires et laïcité

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C’est quelque part en 1846 que le gouvernement du Québec crée des commissions scolaires. La plus grande est la Commission des Écoles Catholiques de Montréal (CECM).

Par : Gilbert Thibodeau 

Un mouvement de laïcisation voit le jour

La CECM est une commission scolaire qui regroupe les écoliers et les élèves catholiques de l’île de Montréal tant francophones qu’anglophones. Le secteur anglais de la CECM devient indépendant en 1963. En 1964, le ministère de l’Éducation du Québec prend l’autorité sur le Conseil de l’instruction publique, qui était dirigé par des laïcs et des évêques.

Les élèves de la Commission des écoles catholiques de Montréal. Source de la photo : BANQ

Pendant cette période, un mouvement de laïcisation voit le jour : c’est le Mouvement laïque de langue française (MLF). Il fait la promotion de la laïcité au Québec. Il prône notamment l’école neutre et un régime d’état civil laïque. Je n’ai pas besoin de dire qu’il fit l’effet d’une bombe à l’époque. Ce mouvement fut dissous en 1969.

Le Mouvement laïque québécois

C’est en 1976 qu’un autre mouvement populaire voit le jour. Un groupe de parents québécois fonde l’Association québécoise pour le droit à l’exemption de l’enseignement religieux (AQADER). En 1981, cette association devient le Mouvement laïque québécois (MLQ). Les fondateurs du MLQ désirent que le combat de l’association dépasse le seul droit aux cours d’enseignement religieux et moral. Ce mouvement fait la promotion d’autres valeurs, dont la liberté de conscience, et vise la laïcisation des institutions publiques. Politiquement, c’est en 1981 que le gouvernement Lévesque restreint l’accès du clergé dans les écoles.

La réforme Marois

En 1993, au sein de la Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire, le combat pour la laïcité apparaît solidement sur la scène politique et, c’est le 1er juillet 1998, par la réforme Marois, que l’existence de la CECM se termine dans le but de laïciser les écoles publiques montréalaises. Les commissions scolaires ne sont plus séparées en fonction de la religion, mais en fonction de la langue : la commission scolaire de Montréal, (CSDM), la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), et la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île sont francophones alors que la Commission scolaire English Montreal et la Commission scolaire Lester-B.-Pearson sont anglophones.

Maintenant, à mon avis

Les commissions scolaires ne sont plus efficaces depuis un bout de temps, il y a de l’embonpoint dans la gestion du système scolaire au Québec. Ces commissions sont déconnectées de la réalité des familles et de leurs enfants. La gestion est totalement inadéquate. Une réorganisation complète est nécessaire. L’abolition des commissions scolaires serait une excellente solution. Moins de gras dans le système scolaire au Québec serait parfait.

De toute façon, c’est pas bon le gras pour les enfants !

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