Édith Cloutier du Centre d’amitié autochtone exige des excuses formelles de la Sûreté du Québec

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OPINON | Loin de moi l’idée de soulever un débat ou de semer la controverse, or je trouve inadmissible que les médias fassent encore la manchette avec l’affirmation de la directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, qui encore une fois, retient l’attention lors d’une importante rencontre entre le gouvernement et des représentants autochtones.

Par :  Camil St-Hilaire

En quoi cette affirmation profite-t-elle réellement ?

Mme Cloutier aurait affirmé : « Des femmes autochtones n’osent toujours pas sortir de chez elles de peur de rencontrer des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), quatre ans après les événements de Val-d’Or ».
En quoi cette affirmation profite-t-elle à la cause de ces dames? À quoi cette affirmation sert-elle, si ce n’est que de créer le doute sur la bonne foi des instances régionales qui depuis quelques années, œuvrent à assurer une meilleure cohabitation entre les allochtones et les autochtones. En quoi cela profite à rassurer les gens dans le besoin face aux forces de l’ordre et de la sécurité publique. En quoi cette affirmation profite-t-elle réellement ?

Processus long et laborieux

On tape continuellement sur l’apparence de l’immobilisme de ceux qui exercent la gouvernance, et ce, au détriment des multiples moyens mis de l’avant pour améliorer la situation sur notre territoire. Le processus est long, complexe, laborieux, mais réel.

Je serais un exemple sur les bonnes façons de faire

Il me semble, que devant un tel fait et surtout, si je serais le directeur du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, alors je saurais exactement quoi faire pour accompagner ces femmes; je saurais exactement qui associer dans une démarche de concertation en rassemblant les instances qualifiées des différents organismes en causes et pour cause. Je saurais exactement comment établir un plan d’action concret et profitable pour ceux qui nécessitent et méritent cette attention. J’aurais depuis longtemps contribué à résoudre le problème et je ne serais pas en train de faire un triste constat; je serais un exemple sur les bonnes façons de faire et sur les actions constructives plutôt que réactives.

Pour servir le politique

En fait, je suis tanné du débat sur la scène public pour servir le politique. Savoir dire au bon endroit et de la bonne façon ce que l’on veut exactement, aurait meilleur appui que de soulever un malaise continu en perpétuant l’adversité.

Des affirmations tendancieuses ou pernicieuses

Je reconnais qu’il y a malheureusement trop d’immobilisme chez certains politiciens au pouvoir, mais sur le terrain, nous gagnerons toujours davantage en unissant nos forces (autochtones et allochtones) pour faire grandir la cause sans se faire éclabousser par des affirmations tendancieuses ou pernicieuses, favorables au cycle d’un racisme systémique. Nous gagnerons toujours davantage à mettre de l’avant la somme de nos efforts et de nos bons coups, comme nous gagnerons davantage à réclamer des mesures efficaces sans toujours mettre en relief des entraves à la mobilisation.

Recueillir un mérite

Affirmer ses appréhensions publiquement, c’est une façon détournée et parfois efficace de s’en convaincre soi-même pour en recueillir un mérite, qui dans l’éclat redondant devient mitigé. Tout comme « Râler c’est bien, mais agir au lieu de réagir, c’est bien mieux »

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