Fusillades records à Toronto : échec de la prohibition d’armes

perreault-pieces

Le 14 novembre 2019, Toronto égalise le record de fusillades qu’elle avait atteint à la fin de 2018.

Les chiffres ne mentent pas : alors que les fusillades dans la Ville-Reine accusent un déclin marqué durant les années du maire Rob Ford, elles sont en hausse constante depuis la prise de pouvoir par le libéral John Tory.

Année Fusillades Maire
2010 259 David Miller
2011 227 Rob Ford
2012 219 Rob Ford
2013 204 Rob Ford
2014 177 Rob Ford
2015 288 John Tory
2016 407 John Tory
2017 392 John Tory
2018 428 John Tory
2019 – au 14 novembre 428+ John Tory

Donald Trump dirait que la gauche libérale transforme Toronto en « shithole » de violence invivable – mais je ne suis pas Donald Trump – alors je dis que la gauche libérale est en train de regarder la plus grande ville du pays se détériorer sans s’attaquer aux vraies racines du problème.

Cibler les citoyens honnêtes au lieu des criminels

Le port d’arme de poing est prohibé depuis la Confédération en 1867. Au Canada, les armes de poing sont toutes à autorisation restreinte lorsqu’elles ne sont pas prohibées. Selon la loi, on ne peut pas décharger un pistolet ou revolver ailleurs que dans un club ou champ de tir agréé.

En 2008, la ville de Toronto a banni les champs de tir. La mesure était censée endiguer la violence suite au « Year of the Gun » en 2005, mais celle-ci empire. Toronto, c’est la capitale nationale des fusillades, avec plus d’une par jour : déjà 428 et l’année n’est pas terminée.

Bannir des clubs surveillés par le Contrôleur des armes à feu, c’est se tromper de cible. C’est réprimer les honnêtes citoyens qui pratiquent une discipline dans leur temps de loisir, au lieu des criminels.

Pire encore : dans une décision du 12 novembre 2019, le Conseil de santé de Toronto vient de recommander de complètement bannir les armes à feu sur son territoire, incluant la possession.

Est-ce que le crime organisé va s’y conformer?

Échec de la prohibition à Toronto, bientôt Montréal

Toronto a déjà prohibé la fabrication, la vente et le tir d’armes à feu sur son territoire. Depuis, les fusillades augmentent.

C’est pire qu’à Montréal, malgré la présence de magasins d’armes à feu et clubs de tir sur l’île. C’est pire qu’aux États-Unis, où les gens se baladent dans les rues avec des armes, et à certains endroits même dans les banques.

L’anniversaire de la tuerie de Gamil Gharbi dit Marc Lépine à la Polytechnique approche à grand pas. Selon la tradition, la gauche rétrograde montréalaise va exiger la prohibition totale comme à Toronto.

Les lobbies anti-armes hystériques exigeront le désarmement tout en ignorant:

  • les conclusions du rapport d’investigation du coroner concernant le massacre à l’École polytechnique de l’Université de Montréal;
  • l’échec monumental de la prohibition à Toronto illustrée ci-dessus.

Ne laissons pas Montréal devenir un « shithole » liberticide

Les détenteurs de permis de possession et d’acquisition sont quotidiennement contrôlés par la police en vertu du processus de vérification continue de l’admissibilité du Système canadien d’enregistrement des armes à feu.

Écoutons les voix lucides. Préservons le droit aux citoyens habitant nos villes, notamment Montréal, de pratiquer leur sport légalement dans leurs clubs réglementaires avec des armes enregistrées.

Pensons à Toronto, où les fusillades ont augmenté alors que les restrictions se sont multipliées.

Ne suivons pas l’exemple torontois! Je ne voudrais pas qu’un Donald Trump qualifie ma ville de « shithole » de violence invivable.

Chargement ...
DixQuatre
DixQuatre.com est un média en Abitibi-Témiscamingue couvrant l’actualité locale et régionale. Nous avons une équipe de collaborateurs et collaboratrices réputés qui offrent, chaque jour, une couverture des faits divers, des événements et des enjeux qui vous concernent.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience d'utilisation. Nous vous invitons à en lire davantage sur notre politique de confidentialité. Accepter En savoir plus