La pédophilie, « une orientation sexuelle comme une autre »? Jamais !

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La nouvelle date un peu, mais l’inquiétant questionnement qu’elle implique est plus que jamais actuel, à notre époque troublée où l’on confond les sexes avec les genres, les agressions sexuelles avec les gestes déplacés ou la biologie avec les « constructions sociales ».

par

Olivier Kaestlé

Une étudiante en médecine, Mirjam Heine, avait déclenché tout un tollé, en juillet 2018, lors d’une conférence donnée à l’université de Würtzberg, en Allemagne, en affirmant que la pédophilie était une orientation sexuelle inchangeable, au même titre que l’hétérosexualité. Elle n’est pas la seule à penser ça.

Club des mal cités ?

La jeune femme fait-elle partie du club des mal cités ou s’est-elle maladroitement exprimée, toujours est-il que ses propos ont été interprétés comme une tentative de justifier la pédophilie et de lui donner une caution morale. Nous allons voir que ces craintes sont légitimes.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Son propos était cependant de prévenir la perpétration d’actes pédophiles en soutenant ces déviants qui, croit-elle, sont nés ainsi. Jamais n’a-t-elle affirmé que l’orientation sexuelle des pédophiles était légitime sous prétexte qu’elle était innée, mais…

Les dangers d’une récupération

Ses propos ont suscité une vive controverse, on s’en doute. Je veux bien admettre qu’un pédophile qui souffre de son état puisse avoir le droit de demander de l’aide pour gérer son problème, car c’en est un sérieux. Mais qu’en est-il de ceux pour qui la pédophilie n’est pas un problème, mais un mode de vie ?

Des pédophiles militants, ça existe…

Ce n’est pas d’hier que des groupes sans scrupules tentent justement de présenter la pédophilie comme légitime et normale en affirmant qu’il s’agit d’une « orientation sexuelle comme une autre ».  Faut-il se surprendre de retrouver parmi eux des « chercheurs » universitaires ?  En 1998, trois psychologues américains, Bruce Rind, du département de psychologie de l’université de Philadelphie, Philip Tromovitch, de l’université de Pennsylvanie, et Robert Bauserman, de l’université du Michigan, avaient déclenché une onde de choc avec la parution d’un article sur les abus sexuels subis par des mineurs. 

Une conclusion aberrante

Leur conclusion : « Le point de vue selon lequel les abus sexuels sont par nature destructeurs, et causent un traumatisme sévère aux garçons comme aux filles est propre à la culture américaine et ce point de vue n’est pas soutenu par les résultats de l’étude. »

Le spectre de la « construction sociale »

On voit se profiler derrière ce constat le spectre, si cher aux universitaires de gauche, de la « construction sociale », qui vient corrompre ce qui serait sain et naturel… selon leurs standards.

Selon Wikipédia : « La pédiatre Stephanie J. Dallam qualifie l’article de texte de propagande, qui utilise la science pour tenter de légitimer ses thèses. Elle souligne également que deux des auteurs, Bruce Rind et Robert Bauserman, entretiennent des liens avec des groupes de militants pédophiles et ont collaboré à Paidika: The Journal of Paedophilia, une revue pro-pédophile en langue anglaise publiée aux Pays-Bas20,21

Lors d’un colloque à l’université de Cambridge, le troisième chercheur, Phillip Tromovitch, a affirmé en 2014 le plus naturellement du monde que les tendances pédophiles étaient « normales et naturelles » chez les hommes.

Un triste regain de popularité

Après une chute de vitalité dans les années 80, le lobby pédophile a connu, avec l’avènement d’Internet, un triste regain de popularité :

 « L’Internet permet également la circulation accrue de pédopornographie126. En mars 2011, un vaste réseau de pédophiles a été démantelé par Europol, conduisant à l’identification de 670 suspects sur quatre continents, et à 184 arrestations : l’enquête ayant amené à ces arrestations a établi que le forum boylover.net, hébergé aux Pays-Bas, avait servi à l’échange de photos et vidéos pédopornographiques. 230 enfants abusés sexuellement par des membres du réseau ont pu être identifiés127,128,129. »

L’opinion publique est sceptique

On comprendra mieux la levée de boucliers suscitée par les déclarations de la jeune étudiante en médecine en lisant ce qui suit :

« Les membres de la mouvance contemporaine affirment qu’ils n’approuvent pas l’abus d’enfants ni les activités illégales : l’opinion publique sur ce point est sceptique. Ce scepticisme a été renforcé par des incidents rendus publics impliquant des membres et des groupes associés au mouvement dans des affaires d’abus sexuel, ainsi que par les similitudes entre le discours de la mouvance et celui des abuseurs sexuels cherchant à justifier leurs actes145,146. »

Admettre l’inacceptable ?

Je suis d’accord qu’un pédophile qui souffre sincèrement de son état et veuille le surmonter en demandant de l’aide puisse en recevoir. Le danger, c’est qu’en vertu d’une tolérance envers ces individus, on en arrive à admettre l’inacceptable.

Après tout, à notre époque confuse où l’hétérosexualité elle-même est de plus en plus présentée comme une déviance sexuelle patriarcale opprimant les femmes, pourquoi la pédophilie n’en arriverait-elle pas dans certains milieux à être vantée comme une merveilleuse expérience pour les ados et les enfants ?  L’horreur totale…

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