Janice Fiamengo : « Les études féministes doivent mourir ! »

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Non, ce n’est pas un vilain masculiniste, misogyne et fanatisé qui a tenu ces propos hautement « blasphématoires », mais bien une femme délicate, posée, articulée et documentée qui n’hésite pas à se définir en tant qu’antiféministe : Janice Fiamengo, professeure d’anglais à l’université d’Ottawa et vlogueuse sur YouTube avec ses Fiamengo Files, dénonce avec pertinence et aplomb les dérives du néo-féminisme.

par

Olivier Kaestlé

Janice Fiamengo, véritable lanceuse d’alarme

Et elle connaît son sujet, puisqu’elle est elle-même diplômée universitaire en études féministes dont elle n’hésite pas à dénoncer la totale inutilité, quand elle ne parle pas d’imposture et de fraude intellectuelle. Le fléau des études féministes est trop méconnu du grand public; aussi est-il essentiel de braquer un projecteur implacable dans leur direction pour mesurer l’étendue de leur folie obscurantiste.

« Aussi vite que possible ! »

Selon Fiamengo, tous les programmes d’études féministes et de genres doivent être fermés « aussi vite que possible ». Elle présente des données de 2013, selon lesquelles 66 programmes sur le féminisme et les genres sont offerts dans les 10 provinces et territoires canadiens.  Ces « disciplines » emploient des milliers de professeurs à temps plein et à temps partiel, et offrent toutes sortes de diplômes allant du certificat à la maîtrise et au doctorat.

Aucune légitimité

La vlogueuse reconnaît que beaucoup d’employés se retrouveraient au chômage et que de nombreuses étudiantes ne recevraient pas leur diplôme, mais elle reste inflexible : les études féministes n’ont pas plus de légitimité en milieu universitaire que le vaudou ou le vol yoguique.

« Ces programmes n’ont rien à voir avec la connaissance, mais regroupent des théories sur l’oppression et la résistance inspirées de différentes thèses féministes, marxistes, queer, post-coloniales, éco critiques et autres théories. »

Présentées comme des évidences scientifiques

Elle précise que ces théories ne sont jamais « testées » ni confrontées avec des thèses non féministes et ne donnent lieu à aucun débat.  Elles sont présentées comme des évidences qui doivent être apprises aveuglément et appliquées sans discernement.

Des centaines de milliers d’étudiantes continuent d’apprendre ces faussetés

Elle précise : « J’ai passé des années à étudier le féminisme, du temps que j’aurais pu passer à apprendre quelque chose de réel. J’ai appris des faussetés comme les études de genres et la construction sociale, la misogynie de la culture patriarcale, et j’ai dû passer des années à les désapprendre. Des centaines de milliers d’étudiants continuent d’assimiler ces faussetés. »

Elle cite le « prestigieux » département de l’université de Vancouver, Colombie-Britannique, qui présente les études de genres comme des évidences scientifiques à l’effet que les identités masculines et féminines sont déterminées par les constructions sociales jusque dans leur réalité biologique ! Autrement dit, pour ces chercheurs, identifier une personne en tant qu’homme ou femme est une décision sociale qui n’a rien à voir avec la biologie.

L’obsession de la « construction sociale »

Ces idéologues restent persuadés que, dès la naissance, les hommes et les femmes sont moulés selon des normes sociales qui, bien sûr, sont toxiques, ce qui implique qu’il faudrait les « remodeler » selon des standards et valeurs « féministes ».  Même le désir sexuel hétéro serait « manufacturé » et n’aurait lui non plus rien à voir avec la nature. Bref, les femmes ne désirent pas naturellement les hommes, mais sont bombardées d’images qui les poussent à les trouver attrayants malgré elles…

Maintenues dans la plus totale ignorance

Bien sûr, précise Fiamengo, les étudiantes sont maintenues dans le plus totale ignorance des centaines d’études scientifiques qui révèlent les différences fondamentales entre les hommes et les femmes. De leur côté, les professeurs néo-féministes reconnaîtront du bout des lèvres une vague incidence biologique sur les identités de genres, mais affirmeront aussitôt qu’elle reste négligeable, pour ne pas dire sans substance.

La condition masculine balayée sous le tapis

Évidemment, l’écrasante majorité des études scientifiques reconnait les différences fondamentales entre les hommes et les femmes, mais les « chercheuses » féministes considèrent ces recherches comme « contaminées ». Bref, toute différence physiologique reconnue se voit automatiquement niée et assimilée à un stéréotype sexiste.

Bien sûr, le discours sur les problèmes académiques des garçons, ou sur la surévaluation de la vie féminine et comparaison de la vie masculine se voit balayé sous le tapis par ces idéologues pour qui seule la condition féminine mérite l’attention, vu sa soi-disant tradition millénaire de souffrance et d’oppression.

L’argent public pourrait être mieux investi

Fiamengo conclut son exposé judicieusement dévastateur en dénonçant l’impact toxique du féminisme universitaire sur les médias, les services sociaux et la population en général.  L’argent public qui est gaspillé dans ces « études », qui nient et condamnent les réalités scientifiques constatées par des chercheurs intègres et rigoureux, pourrait être investi dans des initiatives qui seraient porteuses de sens pour la collectivité.

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