Le fantasme d’une féministe : « tuer un certain nombre d’hommes chaque semaine… »

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Vous avez bien lu. À cette époque de l’année où la « sensibilisation » à la violence faite aux femmes va occuper tout l’espace médiatique, voilà la solution que l’auteure Mona Eltahawy « imagine », selon ses propres termes, afin de lutter contre ce fléau et contre le patriarcat :

« Combien d’hommes devrons-nous tuer avant que le patriarcat ne s’assoie à notre table et nous dise : « Ok, c’est assez. Que devons-nous faire afin que vous cessiez l’abattage ?  » » Imaginons la même phrase en remplaçant « hommes » par « femmes » et « patriarcat » par « matriarcat ». Son auteur serait arrêté séance tenante. Eltahawy, elle, vend des livres…

par

Olivier Kaestlé

Justifier la violence faite aux hommes

Elle vient justement d’en publier un, dont je ne ferai pas la publicité, qui justifie la violence envers les hommes dans un contexte où la domination masculine, bien sûr, opprime encore et toujours les femmes. Elle précise, dans un langage décousu, lors d’une entrevue donnée fin septembre à la CBC :

« Je veux que les gens imaginent le patriarcat comme une pieuvre. La tête de cette pieuvre est le patriarcat puisqu’il s’agit de l’idéologie qui fait bouger les huit tentacules de la pieuvre. Et chacune de ces tentacules est ce que nous appelons des systèmes d’oppression, ou diverses institutions qui nous oppriment. Donc il s’agit de la suprématie blanche (encore et toujours !), du capitalisme, de la misogynie, de l’homophobie, de la bigoterie, du capacitisme, des choses comme ça. »

Discours faussé et sans originalité du féminisme 3.0

En clair, nous nous retrouvons encore et toujours devant un perroquet radotant la même accumulation de clichés et de pseudos vérités typiques du discours faussé et sans originalité du féminisme 3.0.

Dans cette perspective et contre toute évidence contraire, vérifiable et quantifiable, Eltahawy imagine que les femmes sont les principales victimes de la violence sociétale tout en insinuant que cette violence est sous-estimée en comparaison de celle infligée aux hommes !

Elle affirme sans sourciller :

« Eltahawy riposte aux femmes qui la critiquent pour sa défense de la violence (faite aux hommes), en affirmant que celles qui tenaient de tels propos étaient davantage chagrinées et dérangée par le scénario imaginaire de la violence infligée à leurs fils que par celle commise tous les jours contre leurs filles ou les filles de quelqu’un d’autre. »

Bref, la violence envers les hommes est imaginaire, celle faite aux femmes est quotidienne… Mme Eltahawy aurait intérêt à s’informer des sujets qu’elle traite avant de proférer tant de bêtises et d’inexactitudes. Voici une piste dont elle pourrait faire son profit.

Les hommes, des êtres jetables ?

Un article de Maria Kouloglou, paru d’abord dans Quillette, puis traduit pour Le Point par Peggy Sastre, envoie au tapis l’argumentaire mensonger de Eltahawy dès cette introduction lapidaire : « Les médias se focalisent sur la violence qui vise les femmes. Pourtant, les premières victimes de violences sont les hommes. Sont-ils des êtres jetables ? »

L’article cite une enquête qui révèle que la population rwandaise est à présent à 70 % féminine. La raison ? Les hommes représentaient l’écrasante majorité des victimes du génocide rwandais. Mais quand donc cette information a-t-elle été divulguée au grand public ? Ce n’est pas tout.

Plus facile de faire souffrir les hommes

Selon le même article :

« Une étude publiée en 2016 dans la revue Social Psychological and Personality Science montre que les gens sont davantage disposés à sacrifier des hommes en temps de crise, mais aussi à les faire davantage souffrir en général. En 2017, une réplication de l’expérience de Milgram menée en Pologne tombait sur des données (non significatives) montrant que les participants avaient moins de scrupules à électrocuter les hommes que les femmes […] »

Des données pourtant connues

N’en déplaise à Mme Eltahawy et à ses consœurs, il convient de répéter les données suivantes, connues de gens aptes à se documenter et à réfléchir en dehors des œillères de leur idéologie négationniste :

« […] les hommes ont beaucoup plus de risques d’être assassinés que les femmes et, dans certains cas, ils sont aussi plus susceptibles d’être victimes de violences physiques. Dans la plupart des pays, par rapport aux femmes, les hommes ont plus de risques de se suicider, d’être sans domicile fixe, d’être tués par la police et d’occuper des emplois dangereux. En outre, certains pays criminalisent spécifiquement l’homosexualité masculine et les gais sont visiblement plus susceptibles d’être victimes de crimes de haine. Les viols et les agressions sexuelles commis sur des hommes en temps de guerre semblent également plus fréquents que ce qu’imaginent la plupart des gens. »

L’imposture de la violence « systémique »

Bien sûr, les féministes intégristes tentent de justifier ce déséquilibre :

« Par exemple, d’aucuns affirment que la violence à l’égard des femmes est « sexospécifique » et devrait donc être prise davantage au sérieux. Reste qu’une grande partie des violences que subissent les hommes est elle aussi « genrée ». Pendant le génocide rwandais, ce sont surtout les hommes et les adolescents qui ont été pris pour cible et tués en raison de leur sexe. La nature sexospécifique de ces meurtres a toutefois été largement minimisée. Lors du massacre de Srebrenica, les hommes et les adolescents ont représenté la grande majorité des victimes. »

Pas d’unanimité féministe

L’auteure de l’article souligne que toutes les féministes ne partagent pas l’attitude sectaire, misandre et malhonnête d’une Mona Eltahawy :

« Bon nombre de grandes figures féministes, à l’instar de bell hooks (Gloria Jean Watkins), ont aussi souligné combien le « patriarcat » pouvait être délétère pour les hommes. Les féministes admettent aussi globalement que les hommes victimes de violences sexuelles sont marginalisés parce qu’ils s’opposent aux normes de genre dominantes. Reste que l’attitude des féministes face aux problèmes masculins est loin d’être parfaite et certaines critiques formulées par des militants de la cause masculine ne sont pas non plus sans fondement ni intérêt.

Une position « antiféministe »

Voilà une prise de position qui serait sans doute considérée comme « antiféministe » par les néo-féministes, comme celle-ci :

« Je pense cependant qu’il est à la fois possible et nécessaire de trouver un terrain d’entente. Difficile de dire que le féminisme est inutile lorsqu’on voit l’oppression et la victimisation des femmes dans le monde. Mais l’oppression n’est pas un jeu à somme nulle – s’occuper de celle des femmes n’exige pas d’ignorer les souffrances des hommes. »

Mona Eltahawy et les autres représentantes du féminisme 3.0 seraient-elles réceptives à un tel discours ? Autant imaginer des membres du Ku-Klux-Klan voter pour un politicien noir…

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