Quand des « personnalités » de gauche dénigrent Sophie Durocher…

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Si vous êtes habitués de me lire, vous savez que je suis ce qu’on appelle un polémiste. Je m’exprime donc souvent de façon provocante, humoristique, ironique même, et, devant certaines aberrations sociétales, sarcastique. J’ai cependant en horreur les attaques gratuites, la grossièreté, la vulgarité, le mépris sans argumentaire, les insultes sans intelligence et les procès d’intention sans fondement.

par

Olivier Kaestlé

Injures et procès d’intention

Depuis quelque 13 ans que je m’exprime sur la condition masculine et sur le dérapage du néo-féminisme, j’ai fini par acquérir une certaine visibilité médiatique qui m’a amené à quelques constats. Mes détracteurs, le plus souvent des détractrices, tombent très vite dans l’injure et le procès d’intention.

Incapables de maîtriser leur émotivité

Visiblement incapables de maîtriser une émotivité volcanique et mal intégrée, elles me traitent allègrement de misogyne, d’antiféministe (dans le cas du néo-féminisme, je ne leur donne pas tort), d’ennemi des femmes, de suppôt du patriarcat, m’associent parfois à Marc Lépine (l’une d’elles a déjà imploré ma famille d’intervenir avant que je ne commette l’irréparable…) et, tout récemment, aux incels et à Alek Minassian, l’auteur de l’attentat au camion bélier à Toronto, rien de moins.

Le plus mauvais chroniqueur de La Presse

Dans cette optique, l’imbuvable chroniqueur de La Presse, Marc Cassivi, avait atteint un sommet de médiocrité malveillante et diffamatoire en commentant le documentaire auquel j’avais participé, intitulé Bitch, une incursion dans la manosphère, diffusé en octobre dernier sur les ondes de Télé-Québec.

Amalgamé au Joker…

Non seulement m’avait-il attaqué personnellement, sans avoir le cran de me nommer, mais il avait insinué les amalgames les plus orduriers liant tous les participants du docu au personnage du Joker sans oublier, bien sûr, aux incels les plus meurtriers. Avec ce chroniqueur, sans doute le plus mauvais de La Presse, il n’est pas étonnant que ce canard en soit réduit à implorer un soutien étatique pour survivre.

Sophie à la rescousse

Ce risque d’amalgame, Sophie Durocher l’avait dénoncé à son émission de radio en septembre dernier en prenant ma défense avec son mordant habituel, devant l’auteur du documentaire, Marc-André Sabourin, visiblement ébranlé par l’argumentaire solide de l’animatrice. Solide, mais respectueux, la preuve qu’on peut contredire et débattre sans attaque personnelle.

De tristes « personnalités »

Si j’ai reçu et reçois encore mon lot d’injures, j’ai été abasourdi devant celles qui ont été adressées à Sophie Durocher, pour qui j’ai la plus haute estime. J’ai été encore plus frappé de constater que même des « personnalités » de gauche s’abaissaient aux attaques les plus mesquines.

Les insultes diffèrent selon le sexe

Je me vois confirmé dans ma perception à l’effet que le type d’injure diffère selon qu’elles s’adressent à un homme ou à une femme. Les hommes sont régulièrement insultés sur leur intelligence, leur sens moral, leur courage, leur intégrité ou leurs valeurs. Bref, on attaque leur personnalité. Chez les femmes, on s’en prend trop souvent à leur physique et à leur sexualité, en tentant d’effacer leur personnalité.

J’ai trouvé cette différence de « traitement » particulièrement percutante dans le cas de Sophie Durocher, qui a pourtant une très nette identité médiatique.

Sophie identifie les « personnalités »

La chroniqueuse a publié certaines attaques qu’elle a dû subir. Je les reproduis ici en espérant que leurs auteurs puissent éprouver ne serait-ce qu’une petite gêne. J’avoue mes doutes…

Franchement ordurier :

« L’humoriste Kevin Bonneau : « Au nombre de torchons que Sophie Durocher écrit, j’comprends pas pourquoi on court encore les spéciaux sur le papier de toilette au Jean Coutu. ».

Ici on a affaire à des menaces de violence physique clairement exprimées :         

« Le musicien Hugo Mudie : « Ma résolution de 2018 : me sacrifier et me pogner Richard Martineau juste pour voir pleurer Sophie Durocher. »

Quand la vulgarité sexuelle rivalise avec la méchanceté : 

 « Le rapper St-Saoul : « Si vous avez deux minutes, allez sur la page de Sophie Durocher lui dire d’enlever le sable de son vagin. Je souhaite presque du mal à cette journaliste. »

 « Et voici d’autres messages qui sont beaucoup moins virulents ou hargneux, mais plutôt juvéniles, de la part de gens qui prétendent qu’il faut « élever le débat ».  

Une femme se livre à une insulte sexuelle :     

« La comédienne Catherine Brunet : « Pour m’endormir, je ne compte pas les moutons ; j’essaye d’imaginer la vie sexuelle de Richard Martineau et Sophie Durocher. »

Quand on ne sait pas trop quoi dire : 

 « Le réalisateur Rafaël Ouellet : « Sophie Durocher, c’t’un genre de Tonya Harding avec pas de visou ». Et « Lorsque vous voyez des concours pour des voyages passer, vous devriez inscrire Sophie Durocher et/ou Richard Martineau… par gentillesse. »

Même un appel à l’intimidation de groupe :

« L’auteur Daniel Thibault : « Je vous invite à aider Sophie Durocher à écrire sa prochaine chronique en sacrant sur Twitter avec le hashtag #PourToiSophie. Criss. » J’ai ensuite été inondée de messages avec des sacres.       

Quand on a du temps à perdre avec une insulte sexuelle :

« Il a aussi écrit : « Il m’arrive parfois d’imaginer que Sophie Durocher et Richard Martineau font l’amour en criant “ALLÔ” très très fort. »

Refus du débat

Je ne suis pas le premier à dénoncer cette tendance de plus en plus lourde, avec l’avènement des médias sociaux, à injurier plutôt que d’argumenter. Il semble qu’au Québec, on refuse le débat, soit en l’évitant, soit en agressant quiconque ne pense pas comme nous. La situation de Sophie Durocher est loin d’être marginale. Elle devient de plus en plus le lot de quiconque dénonce les dérives d’une gauche de plus en plus sectaire, islamo-gauchiste, néo-féministe misandre et multiculturaliste sans balises.

La situation va-t-elle s’améliorer un jour ?      

Franchement, je ne le crois pas, mais il faut la dénoncer encore et encore, quitte à passer pour les intimidateurs alors que nous sommes les intimidés. Sophie Durocher a eu raison d’identifier ses détracteurs, car les attaques personnelles sont bel et bien des agressions. Faut-il pour autant censurer de tels individus ?Hors de question, mais si les langues de vipère ont le droit de cracher leur venin, nous avons celui de les remettre à leur place.  Ça aussi, ça s’appelle débattre…

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