Jeunes transgenres : « Ils sont orientés dans une mauvaise direction ! » – Stella O’Malley

Ceux qu’on appelle les transactivistes, pour qui devenir transgenre semble aussi souhaitable que de changer régulièrement de chaussettes, ne portent certainement pas leur cœur Stella O’Malley, psychothérapeute et auteure de bestsellers, depuis la diffusion de son documentaire-choc intitulé Les enfants transgenres : il est temps d’en parler, en version originale Trans Kids: It’s Time to Talk. 

par

Olivier Kaestlé

Une vigoureuse remise en question

Il s’agit en effet d’une vigoureuse remise en question de leur dogme selon lequel le transfert du sexe d’origine vers le genre opposé reste l’ultime remède à la dysphorie de genre. Rappelons que la dysphorie de genre est cette pathologie selon laquelle une personne de sexe masculin ou féminin sent qu’il aurait dû naître dans le sexe opposé. Or, ce trouble de l’identité sexuelle chez les enfants et les adolescents est temporaire dans 80 à 95 % des cas et se résorbe à la fin de l’adolescence.

Les craintes de Mme O’Malley sont à l’effet qu’on diagnostique trop rapidement une problématique de transgenre permanent alors que des jeunes ne souffriraient que d’une dysphorie de genre passagère. Ses appréhensions sont renforcées par l’approche dite « affirmative », selon laquelle dès qu’une personne se déclare transgenre lors d’une première rencontre avec des intervenants « spécialisés », sa parole devra être prise pour argent comptant.

Parcours du combattant

Dès lors, un traitement qui ressemble à un parcours du combattant commence. À 12 ans, le jeune peut prendre des bloqueurs d’hormones, qui l’empêcheront de devenir garçon ou fille, à 16 ans, il pourra prendre des hormones du sexe opposé et, à 18 ans, il pourra franchir l’étape d’une chirurgie génitale.

Mme O’Malley se dit d’autant plus troublée qu’elle-même, étant enfant, était ce qu’on appelle un garçon manqué. Elle s’identifiait sincèrement en tant que garçon et malheur à celui qui voulait la traiter en fille !  Son adolescence a été vécue très difficilement puisque sa féminité naissante s’imposait à elle dans son corps même.

Elle n’aurait pas hésité à changer de genre

Finalement, elle a fini par assumer son sexe et se dit aujourd’hui très heureuse d’être une femme. C’est visiblement une personne radieuse et rayonnante qui nous parle tout au long du documentaire.

Or, la psychothérapeute n’hésite pas à affirmer que, si elle avait été ado à notre époque, elle n’aurait pas hésité à demander un changement de genre afin de devenir un garçon. Dans son documentaire, elle nous présente une jeune fille, qui a commencé des démarches pour devenir un garçon avec le soutien perplexe de ses parents.

Double mastectomie avant de redevenir femme

Plus loin, on verra une jeune femme qui a subi une double mastectomie, en vue de devenir un homme. Au bout d’un certain temps, elle s’est rendu compte qu’elle faisait fausse route et a « détransitionné » vers son sexe biologique. Et Stella O’Malley de s’exclamer avec un malaise certain qu’elle aurait pu vivre la même expérience si les « ressources » pour devenir aisément transgenre lui avaient été offertes.

La documentariste rencontre également un chercheur qui a tenté d’enquêter sur le phénomène des « détransitionneurs » dans son université avant de se faire dire par la haute direction qu’il ne fallait pas qu’il poursuivre ses recherches, de peur d’affronter la colère des transactivistes sur les réseaux sociaux.

Dialogue impossible

J’avoue avoir été surpris de l’optimisme de Mme O’Malley devant la perspective d’un débat « ouvert » sur le phénomène transgenre.  Une chercheuse, affirmant qu’on ne peut naître dans le mauvais corps, et des féministes, s’insurgeant contre la présence de femmes transgenres dans les vestiaires et dans les prisons, ont été vivement prises à partie par des « militants » masqués qui ont, bien sûr, empêché la tenue de l’événement en scandant « Une femme trans est une femme ! » ad nauséam.

Ce dernier événement a fortement ébranlé la psychothérapeute quant à la possibilité d’un dialogue intelligent avec les transactivistes pour lesquels toute remise en question de leurs dogmes devient un « discours de haine ».

Nous jouons aux apprentis sorciers

Le documentaire de Stella O’Malley est venu confirmer mes appréhensions selon lesquelles nous jouons, en tant que société, aux apprentis sorciers avec les changements de genres. Nous ne savons rien encore des effets à long terme d’une médication que ces cobayes devront prendre toute leur vie pour maintenir leur sexe « d’adoption ». Mme O’Malley souligne que les jeunes qui s’orientent vers cette voie difficile ne reçoivent pas toute l’information à laquelle ils ont droit et que ce qui peut passer pour une dysphorie de genre peut cacher une toute autre problématique.

J’ai lu dans cet article qu’on retrouve chez les détransitionneurs un nombre important de femmes lesbiennes. Se peut-il que l’homosexualité soit restée pour elles un tabou tel qu’il leur apparaisse préférable de devenir un homme trans hétérosexuel que de rester une femme lesbienne ? Pas évident.

Triste conclusion

Tout en reconnaissant qu’il existe bel et bien des transgenres permanents qui ne pourront jamais correspondre à leur sexe, la documentariste pense qu’il s’agit en fait d’une minorité encore plus réduite que ce que l’on croit, ce qui n’exclut pas qu’ils méritent le respect.

La conclusion du documentaire nous laisse cependant sur cette phrase, prononcée au bord des sanglots par Stella O’Malley :

« Je crois qu’ils [les jeunes, enfants ou ados] sont perdus et orientés dans une mauvaise direction ! »

Mon opinion, également.

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