Le néo féministe Obama croit les femmes « indiscutablement » meilleures que les hommes…

Ce n’est pas parce qu’il n’est plus en politique active que Barak Obama a cessé d’hurler avec les louves féministes américaines. Il s’est récemment surpassé dans les envolées démagogiques en affirmant le plus sérieusement du monde que, bien que les femmes « ne soient pas parfaites », elles sont « indiscutablement » meilleures que les hommes. 

Par

Olivier Kaestlé

S’il pense ce qu’il dit, comment expliquer qu’il n’ait pas laissé la place de candidat à la présidence américaine à Hillary Clinton lors de l’investiture démocrate de 2008 ?

Toujours plus loin

Lors d’une interview à la BBC, il a enfoncé le bouchon plus loin :

« Je suis absolument persuadé que si, pendant deux ans, chaque pays sur terre était dirigé par les femmes, nous assisterions à une amélioration significative à propos de tout… Niveaux de vie et résultats. »

Une petite séance d’autoflagellation avec ça ? Plus à-plat-ventriste que ça, tu meurs. A contrario des propos mielleux du président, des chercheurs de l’université de Chicago rendaient publics en 2017 les résultats d’une recherche s’échelonnant sur cinq siècles démontrant que les reines étaient plus promptes à déclarer la guerre que leurs homologues masculins jusqu’à concurrence de 27 %.  Si déclarer une guerre représente une « amélioration significative », alors Obama a raison…

Propos misandres et irresponsables

Plus sérieusement, voilà des propos misandres et irresponsables de la part d’un homme qui devrait être conscient qu’un rayonnement international tel que le sien ne va pas sans de grandes responsabilités au plan des opinions affichées et de leur pertinence. En s’exprimant comme il le fait, Obama alimente le climat de sexisme tolérable et toléré envers les hommes, de préférence blancs, hétérosexuels et âgés de 50 ans et plus. Une attitude condamnable et déplorable.

Politique inquisitoriale

Pour ceux qui en douteraient encore, Barack Obama est bel et bien un néo féministe tout aussi extrémiste que Justin Trudeau, qu’il n’a pas hésité à soutenir lors de la dernière campagne électorale fédérale.

Judith Grossman, une avocate féministe, avait déjà dénoncé le caractère inquisitorial des politiques visant à contrer les agressions sexuelles dans les universités en vigueur sous Barack Obama alors que son fils avait été faussement accusé par une ex petite amie :

« Sur les campus, ni le critère de doute raisonnable, ni celui de preuve usuelle ne sont désormais nécessaires pour établir la culpabilité d’un accusé d’agression sexuelle.  Ces garants d’une procédure juste ont été remplacés, sur ordre du gouvernement fédéral, par le concept de prépondérance de la preuve.  Ce que ça implique, en termes clairs, c’est que tout ce que l’accusatrice de mon fils avait besoin d’établir devant un tribunal de campus, c’est que les faits allégués se sont « plus probablement déroulées que non », même avec un pourcentage de probabilité aussi mince que 50,1 %, contre 49,9 %. »

Vers un retour du bon sens

On pensera bien ce qu’on voudra de l’administration Trump, mais elle envisageait sérieusement, dès 2018, de corriger ces aberrations :

« Le texte, dont la date d’entrée en vigueur est encore inconnue, doit remplacer celui adopté par l’administration démocrate du président Barack Obama dans le cadre de la loi contre les discriminations de genre appelée « Title IX ». La ministre, Betsy DeVos, avait dénoncé en 2017 un « système qui a échoué » à protéger les victimes de harcèlement ou d’agression sexuelle par son imprécision et à juger équitablement les accusés en limitant les droits de la défense. Le texte propose ainsi de restreindre la notion d’agression sexuelle, de limiter la recevabilité des éléments à charge qui devront désormais être « clairs et convaincants » et d’autoriser le contre-interrogatoire des victimes présumées, une procédure qui n’a pas lieu actuellement car elle pourrait être trop traumatisante pour certains plaignants. Les plaintes concernant une agression qui se serait passée hors de l’enceinte d’un établissement d’enseignement ne seront également plus recevables. »

Le mythe de l’inéquité salariale

Le mythe voulant qu’à travail égal, une femme soit moins payée qu’un homme est très cher aux néo féministes américaines, comme partout en Occident, d’ailleurs. Évidemment, Obama leur emboîte servilement le pas, comme en témoigne cette déclaration solennelle datant de 2016 :

« Aujourd’hui, en moyenne, une femme qui travaille à plein temps gagne 79 cents lorsqu’un homme gagne un dollar. Et l’écart est encore plus marqué pour une femme de couleur », a déclaré le président Obama lors d’une cérémonie désignant « Monument national » la Sewall-Belmont House, une maison de Washington qui a accueilli le Parti national de la femme (National Woman’s Party, NWP). »

Une féministe détruit ce mythe

Pas de chance, Christina Hoff Summers a détruit ce mythe la même année :

« Mythe 5 : les femmes ne gagnent que 77 cents pour chaque dollar gagné par un homme en faisant le même travail.

Faits : Peu importe le nombre de fois où cette revendication concernant l’écart salarial sera réfutée de façon décisive par les économistes, elle reviendra toujours. Au bout du compte, l’écart salarial de 23 cents représente seulement la différence entre le montant moyen des revenus salariaux de tous les hommes et de toutes les femmes travaillant à temps plein. Il ne tient pas compte des différences entre les professions, les positions, la scolarité, l’ancienneté ou le nombre d’heures travaillées par semaine. Lorsque ces facteurs significatifs sont pris en compte, l’écart salarial diminue au point de disparaître. »

Doit-on encore accorder de la crédibilité à Obama ?

Personnellement, je ne le crois pas, ou plus. Qu’il s’agisse de l’accord iranien sur le nucléaire, de la dérive de l’Obamacare, dont les compagnies d’assurances ont été les grands gagnants, de Guantanamo, qui n’a jamais été fermée, des dépenses militaires qui n’ont jamais diminué, de la passivité d’Obama devant l’attaque terroriste survenue à Benghazi « en raison d’une obsession de ne pas heurter la sensibilité des Libyens », je ne vois pas grand-chose dans le bilan de ce président qui suscite l’admiration. Et ses positions et déclarations néo féministes n’ont rien pour redorer son blason…

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