Lobby trans : défense de dire que seules les femmes peuvent accoucher !

À la suite de la parution de trois de mes billets concernant les transgenres et les effets secondaires du lobby trans, j’ai reçu certains commentaires à l’effet qu’il n’existait justement pas de lobby trans et que je faisais beaucoup de bruit avec pas grand-chose. Ce que je prenais pour une mouvance de plus en plus toxique ne représentait en fait qu’une toute petite minorité d’enragés isolés à laquelle il ne fallait pas accorder plus d’attention que ça. Mouais…

Par

Olivier Kaestlé

Il s’agit donc probablement d’un effet de mon imagination surmenée si j’ai pu lire dans le Daily Mail du 3 novembre dernier cette nouvelle à l’effet qu’une sage-femme, Lynsey McCarthy Calvert, avait été contrainte de démissionner de son poste de porte-parole de Doula UK, une association de sages-femmes portant assistance aux futures et aux jeunes mères. Le motif ? Elle a osé affirmer dans une publication que seule une femme pouvait accoucher. L’horrible personnage !

Elle n’a pas été contredite, ni sermonnée, encore moins confrontée, non, elle a été forcée de lever les feutres du jour au lendemain. Et le pire, c’est que les responsables mêmes de son association ont hurlé avec les loups du lobby trans local, qui n’existe pas, en la poussant vers la porte pour avoir soi-disant violé « les lignes directrices » de Doula UK.

La nécessité d’un « langage adéquat » 

La sage-femme a fini par céder aux pressions de son association qui lui ordonnait de retirer sa publication au nom de la rectitude politique et d’une écoute de « l’expérience de vie vécue par des groupes marginaux » auxquels il fallait s’adresser dans un langage présumément adéquat.

Mme McCarthy Calvert a choisi de démissionner, dans un tel contexte d’intolérance et d’ostracisme, non sans dénoncer Doula UK pour avoir cédé devant un petit nombre d’activistes fanatisés – qui n’existent toujours pas – et pour avoir failli à son rôle de défendre les droits des femmes.

Moment d’hallucination idéologique

Un autre moment d’hallucination idéologique s’est abattu sur moi en croyant lire dans le Huffington Post que l’auteure J. K. Rowling était la cible d’un véritable lynchage sur les réseaux sociaux pour avoir osé dénoncer le congédiement de Maya Forstater, une chercheuse britannique qui avait commis l’hérésie de tweeter qu’une personne trans ne peut pas changer de sexe biologique, une évidence. J. K. Rowling l’a défendue en ces termes :

« Habillez-vous comme vous voulez. Appelez-vous comme vous voulez. Couchez avec n’importe quel adulte consentant qui vous aura. Vivez votre meilleure vie dans la paix et la sécurité. Mais forcer les femmes à quitter leur travail pour avoir déclaré que le sexe est réel? »

Ses opinions n’étaient pas protégées par la loi

 Rowling a tenu ces propos un jour après que Forstater, féministe militante, ait perdu son recours en justice contre l’employeur qui l’avait congédiée, soit le Center for Global Development, un organisme international qui milite contre la pauvreté et les inégalités. Le Huffington Post précise :

« Selon The Guardian, le juge James Tayler en charge de l’affaire a statué que les opinions de Maya Forstater ne relevaient pas de la “croyance philosophique” et n’étaient donc pas protégés par la loi. »

 Le lobby trans, qui n’existe toujours pas, a gagné une nouvelle manche.

Ostracisé et congédié

Parlant de poursuite résultant d’un congédiement injustifié, examinions le cas du docteur Allan M. Josephson qui a lui aussi été congédié sous les pressions d’un lobby trans fictif, avant d’entreprendre des recours judiciaires. Le National Review présente cet homme comme un psychiatre distingué qui a, depuis 2003, transformé le département famélique de psychiatrie et de psychologie infantile et adolescente de l’Université de Louisville en une institution reconnue à travers les États-Unis.

À l’automne 2017, il a cependant commis l’imprudence de participer à un panel à la Heritage Foundation et celle d’exprimer ses opinions professionnelles sur la médication des jeunes en proie à la confusion sur leur identité de genre.  Résultat : son université l’a ostracisé avant de le congédier.

Une très petite minorité

Josephson a clairement affirmé que ce qui semble un consensus scientifique à propos de la pertinence des traitements psychologiques, médicaux et chirurgicaux réservés aux mineurs n’était en fait que le résultat de l’activisme d’une très petite minorité. Il précisait lui-même :

« J’ai discuté avec des collègues de différents campus qui ont vécu des situations identiques à l’effet que des gens venaient à leur bureau, fermaient la porte et leur disaient : « Vous savez, je suis vraiment d’accord avec vous, mais pour différentes raisons, je ne peux m’exprimer. »

Le chercheur a intenté une poursuite contre son ancienne université.  Espérons qu’il sera plus chanceux que Mme Forstater, qui a mordu la poussière devant ce lobby trans qui n’existe pas.

Le Québec n’est pas à l’abri

Si vous pensez que le Québec est à l’abri de cette inexistence, détrompez-vous.  Richard Martineau, chroniqueur et animateur bien connu avec qui j’ai souvent le plaisir de m’entretenir, a lui-même dû subir les conséquences de ses propos hérétiques qui lui ont valu d’être banni pendant sept jours de Facebook, sous les pressions d’un lobby trans sans doute imaginaire.  Il a commenté cette décision en ces termes :

« J’ai écrit qu’aucun homme dans l’histoire n’a accouché. Que pour accoucher, il faut un utérus, donc tu es biologiquement une femme! Tu peux te sentir homme dans ta tête. Tu peux dire que tu es un homme. Je ne suis pas anti-transgenre. Je m’en fous des transgenres, ce n’est pas ça! Je dis que tu es biologiquement une femme quand tu accouches », explique-t-il afin de bien préciser sa pensée. »

Le fanatisme d’individus persuadés de détenir la vérité

Richard aurait sans doute bien des choses à dire à Mme McCarthy-Calvert, la sage-femme contrainte de démissionner pour avoir tenu sensiblement les mêmes propos.

Le présent billet vient de présenter quatre cas de personnes ayant subi des représailles pour avoir tenu des propos qui ont déplu à ce lobby qui, faut-il le rappeler, n’existe pas.  Nous avons ainsi constaté deux congédiements sans raison valable, une démission forcée et un acte de censure.  Trois dénominateurs communs : une volonté inquisitoriale de faire taire toute voix dissidente, un mépris outrancier pour la démocratie et le bon sens, ainsi que le fanatisme d’individus persuadés de détenir la vérité.

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