Regard sur l’un de ces pères broyés ignorés des médias…

Moment de réjouissances et de retrouvailles familiales, le temps des fêtes n’est pas vécu sereinement par tout le monde.  À témoin ces pères séparés de leur progéniture, sur ordre de la cour, parfois avec raison, mais trop souvent de façon arbitraire, quand ils ne le sont pas par malveillance ou misandrie par des juges autant féminines que masculins. 

Par

Olivier Kaestlé

Alors qu’il ne se passe pratiquement pas une journée sans qu’on apprenne que les femmes sont victimes de quelque chose, tandis que sont placés sur le même pied violence conjugale, agressions sexuelles, mode, air conditionné sexiste, fermetures éclairs dorsales, changements climatiques, interdiction de se promener les seins nus et même galanterie, ces hommes passent sous l’écran radar de la vigilance médiatique.

Le pouvoir politique et judiciaire contre eux

En plus de se voir ignorés par les médias, ils ont le pouvoir politique et judiciaire contre eux. Dans un ouvrage collectif de référence sur la condition masculine intitulé 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?, on apprend, en page 298, qu’une ancienne vice première ministre libérale et ministre fédérale de la Justice, Anne McLellan, avait écrit dans l’Alberta Advisory Council on Women Issues, revue du Barreau de cette province, en pages 29 et 30 :

« … un nombre croissant de spécialistes suggère aujourd’hui que la garde partagée perpétuerait l’influence et la domination des hommes sur les femmes… »

Ainsi que l’écrivait jadis si judicieusement Sophocle, « Le plus souvent la bêtise est sœur de la méchanceté. »  Le philosophe reste malheureusement toujours d’actualité quand on constate à quel point la haine des hommes rivalise avec la stupidité chez Mme McLellan.

L’histoire de Marc

Je vais vous présenter un cas dont j’ai vérifié l’authenticité.  Bien sûr, tous les pères ne vivent pas pareil cauchemar, mais il y en a cependant beaucoup trop qui se retrouvent dans une situation analogue.  Ce récit m’a été transmis par un proche de l’homme en question.

3 $ par semaine pour vivre

« Marc (nom fictif) a cinq enfants âgés entre 5 et 11 ans. Une fois les pensions alimentaires versées, son loyer et ses comptes payés, il lui reste 3$ par semaine pour vivre. Il est au bout du rouleau. Il demande un arrêt temporaire du versement des pensions alimentaires « le temps de se tourner de bord », comme il le dit. Marc a eu deux enfants avec une première conjointe et trois enfants avec une autre. Si ses relations amoureuses ont été vouées à un échec, il a toujours refusé de renoncer à son rôle de père et il s’est battu pour pouvoir l’exercer.

Perte d’emploi, mais pensions toujours à payer

« Il a une garde partagée de ses deux plus vieux enfants. Pour ses trois autres enfants, il peut les voir une fin de semaine sur deux. Il doit donc payer des pensions alimentaires pour les trois derniers enfants.

En décembre 2018, il a perdu son emploi. Dans ces circonstances, il a demandé un arrêt temporairement des versements de pensions alimentaires. Il devra attendre le 10 avril 2020 pour connaître la décision de la cour…

« Quatre mois plus tard, il écrivait : « Je vis de chômage pour aller à l’école, donc ce qui me donne un revenu d’à peu près 1000$ par mois pour avoir soin de mes enfants. Là, la pension alimentaire est payée, mais j’ai un loyer à payer. C’est 600$ de frais pour le loyer seulement. Mais comme mon ex-conjointe s’est sauvée à Montréal, je dois investir la somme de 180$ par mois en essence pour exercer mon droit de garde. Avec les autres frais, il ne me reste que 3$ par semaine pour vivre et je n’ai pas encore fait d’épicerie. »

Ses prestations d’assurances-emploi épuisées, il tente de grapiller quelques maigres subventions afin de mettre sur pied un organisme à but non lucratif ayant pour mandat de favoriser la résilience après un coup dur, domaine d’activité dans lequel il est en train de développer une expertise certaine…

Contraint d’aller aux banques alimentaires

« Pour nourrir ses enfants, il est contraint de faire une chose qu’il n’aurait jamais imaginée: « Je vais aux banques alimentaires parce que je n’ai pas le choix, mais ce n’est pas de la viande. Ce sont des choses de base. Ce sont des cannages. » Ses parents l’aident pour compléter l’épicerie, mais il doit aussi emprunter. Il évalue à environ 5000$ la dette qu’il a cumulée depuis janvier dernier, et ça continue…

« J’ai fait faillite dernièrement parce que je n’arrivais pas à payer personne. Je n’arrivais pas à payer mes avocats, puis là, je suis en train de me rembarquer parce que je dois emprunter pour nourrir mes enfants. » C’était sa deuxième faillite. Il attribue ses problèmes financiers, entre autres, à plus de 48 000$ de frais d’avocat accumulés au fil des années pour conserver la garde de ses enfants.

« Je n’ai plus rien dans la vie. »

Il n’a jamais voulu les abandonner, même quand il a été accusé de harcèlement criminel, envers une de ses ex-conjointes, puis blanchi, raconte-t-il, ce qui a multiplié les démarches juridiques et fait grimper ses factures. « Je sais que pendant plusieurs années encore je vais vivre un calvaire. Ça, c’est clair, mais si au moins on peut m’en laisser pour manger, je vais être capable de vivre ça. Au moins, je vois mes enfants. Mais si on ne me laisse pas manger, ça ne donne rien de continuer », confie-t-il les larmes aux yeux. À 40 ans, Marc vit dans un appartement meublé par des dons. « Je n’ai plus rien dans la vie », dit-il.

Pas un cas isolé

N’allez pas croire que l’histoire de Marc est un cas isolé. Par l’entremise de mon amie Lise Bilodeau, présidente fondatrice de l’Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec, j’ai découvert avec stupeur au fil des ans des histoires d’horreur aussi tristes, sinon pires, vécues par des hommes après une séparation houleuse.

Des statistiques nous apprennent que 60 % des hommes qui se suicident le font au lendemain d’une rupture. On invoque souvent la dépendance affective envers l’ex-conjointe et la perte de contact avec les enfants comme principaux motifs. Il serait peut-être temps d’analyser l’impact policier et judiciaire sur un phénomène aussi affligeant.

Quand un homme peut se voir arrêté du jour au lendemain sur un simple coup de fil, embarqué devant le voisinage menottes aux poings en raison de la politique inquisitoriale d’intervention en violence conjugale par des policiers qui n’ont aucun pouvoir discrétionnaire, nous avons un sérieux problème de société.  La situation s’aggravera quand certains agents enquêteront sur lui à charge, mais « oublieront » de le faire à décharge, une réalité qui m’a été communiquée à quelques reprises par des hommes crédibles.

Des chercheurs indépendants doivent se pencher sur la question

Et que dire des doubles standards en cour, où un père part trop souvent perdant devant un ou une juge qui considère avoir affaire à un agresseur potentiel, au mépris de toute présomption d’innocence. Bien sûr, il existe des hommes fins manipulateurs qui arrivent à manœuvrer le système aux dépens d’une femme vraiment victime, mais le phénomène inverse est devenu trop fréquent pour qu’on persiste à l’ignorer.

Il est plus qu’urgent que des chercheurs indépendants, sans orientation idéologique, se penchent sur la réalité des hommes et des pères floués par le système. Malheureusement, le « cas » de Mme McLellan, mentionné plus haut, révèle bel et bien un biais misandre attribuable à un féminisme d’État qui a fait des hommes des cibles à abattre. Pour combien de temps encore ?

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