Oui, notre société est « hétéronormative », et c’est super !

Avez-vous remarqué à quel point la problématique des personnes transgenres occupe l’espace médiatique par les temps qui courent ?  Avec Québec solidaire, je ne connais pas de sujet qui attire une attention aussi disproportionnée en comparaison de son importance réelle. 

Par

Olivier Kaestlé

Urgence d’installer des toilettes non genrées dans les lieux publics, remplacement de « père » et « mère » par « parent no 1 » et « parent no 2 » dans les formulaires gouvernementaux, interdiction d’interpeller le public par « madame » ou « monsieur », obligation de respecter le choix d’une personne, adulte ou adolescente, de son genre d’adoption et de son prénom, obligation de faire de même pour les détenus qui, même de sexe masculin, peuvent se retrouver dans une prison pour femmes, quand il ne s’agit pas d’inclure dans des compétitions féminines des individus semblables, qui raflent des médailles d’or !

Dès le primaire désormais, on lave le cerveau de nos jeunes en opposant artificiellement sexe biologique et genre social tout en leur faisant croire que le second a préséance sur le premier, une totale aberration, avec l’approbation béate et irresponsable de notre ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et donc, de notre gouvernement.

Les « méfaits » de l’hétérosexualité…

Il n’est pas jusqu’à l’hétérosexualité qui soit pratiquement présentée comme une oppression patriarcale visant d’abord les femmes, on s’en doute, mais également les gais, lesbiennes et transgenres. C’est à croire que seule la pédophilie a plus mauvaise presse. La réalité biologique fondamentale de l’hétérosexualité, pourtant évidente et plusieurs fois millénaire, est niée au profit de thèses foireuses la présentant comme une simple construction sociale qui rejette avec mépris tout ce qui s’écarte d’elle, comme l’illustre cette définition de ce nouveau concept à gogo appelé hétéronormativité :

« L’hétéronormativité, ou hétéronormalité, est la croyance selon laquelle tous les individus appartiennent à un des deux genres distincts et complémentaires (homme et femme) possédant des rôles naturels dans la vie. Elle suppose que l’hétérosexualité est la seule orientation sexuelle ou seule norme, et considère que les relations sexuelles et conjugales sont plus (ou uniquement) faites pour des personnes de sexes opposés. Par conséquent, la vision « hétéronormale » implique un alignement entre le sexe biologique, la sexualitél’identité de genre et les rôles de genre. Elle est souvent liée à l’hétérosexisme et à l’homophobie1. »

Un amalgame douteux

En clair, on tente maladroitement de nous faire croire que les méchants hétéros majoritaires nient la réalité homosexuelle et trans au point d’en ostraciser leurs représentants. Il s’agit là d’un sophisme ridicule et d’un procès d’intention réducteur.

Les liens douteux et paranoïdes existant entre les concepts d’hétéronormativité, d’hétérosexisme et d’homophobie parlent d’eux-mêmes, quand il n’est pas question d’hétérocaptivité, en attendant sans doute l’hétéroterrorisme.

Les hommes, « un virus qui doit rechercher un.e hôte pour se reproduire »

Certaines militantes n’y vont pas de main morte, comme en témoigne cet extrait qui frôle la démence :

« Le patriarcat est un système politique fondé sur l’accès et la place que l’homme s’octroie auprès des femmes et de leurs enfants (pédocriminalité) à travers ce qu’ils appellent « la famille« . En créant l’hétérosexualité et en la naturalisant grâce à l’appellation « orientation sexuelle », les hommes ont créé un système qui leur garantit un accès illimité aux femmes, à leurs ressources et leur (re)production. En créant la paternité, les hommes ont obtenu la place de chef de « famille » et un pouvoir permanent et décisif sur la reproduction des femmes. Seulement l’hétérosexualité n’est que l’interprétation masculine de la reproduction sexuée, une interprétation qui les avantage en dépit de leur réalité matérielle biologique limitée telle celle d’un virus qui doit rechercher un.e hôte pour se reproduire, et qui désavantage toujours les femmes, aspirées par la violence masculine. »

Il faut vraiment le lire pour le croire…

« Déboulonner l’hétéronormativité »

Dans nos écoles secondaires, on veut maintenant « déboulonner l’hétéronormativité », comme on le ferait avec le racisme :

« Des élèves d’une école secondaire de Coquitlam en Colombie-Britannique ont récemment publié kwiR, une revue prônant la diversité sexuelle et de genre. L’objectif est de faire valoir la diversité au-delà de la tolérance. »

Comment comprendre « faire valoir la diversité au-delà de la tolérance » ?  Parle-t-on toujours d’acceptation de la différence, optique légitime, ou de prosélytisme, c’est-à-dire de convertir le plus grand nombre possible à la « diversité » ?  La question de pose.

Les personnes LGBTQ mises de côté ?  Sérieusement ?

L’hétéronormativité pénaliserait la plupart des élèves, rien de moins, affirmait par ailleurs en août 2019 Gabrielle Richard, qui se définit comme sociologue du genre :

« L’éducation à la sexualité dessert la plupart des élèves. Elle met de côté les personnes LGBTQ, qui ne retrouvent pas leur réalité à l’école, et elle réduit les spectres des possibles pour les autres, qui se font dire comment se comporter en tant que fille ou garçon », note l’auteure et sociologue du genre Gabrielle Richard. Elle signe l’essai Hétéro, l’école ? Plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualité, qui fera son entrée dans les librairies québécoises mardi. »

En retard d’une guerre

La réalité des gais, lesbiennes et trans serait occultée dans les cours d’éducation sexuelle actuels ?  Vraiment ?  Sérieux ?  Il n’est pas rare que les féministes soient en retard d’une guerre dans leur perception de l’évolution de notre société.

Quand je lis ou entends les propos de militantes voulant que les filles soient toujours éduquées à plaire et les garçons à s’affirmer, je leur suggérerais de passer une semaine dans l’une de nos écoles secondaires. Elles constateraient que nos adolescentes peuvent se montrer tout aussi affirmatives, ou grossières et arrogantes, que leurs confrères.

La nature, plus forte que les idéologues

Que l’hétérosexualité soit la norme dominante est une réalité qui perdurera dans dix, cinquante, cent, deux-cents ans et longtemps après que les délires la démonisant auront été oubliés.

La nature sera toujours plus forte que les idéologues. Ils devront se faire une raison. Contrairement à ce qu’ils essaient de nous faire croire, la norme hétérosexuelle n’est pas incompatible avec le respect des personnes homosexuelles et trans, loin de là.

Nos jeunes menacés

Il ne faudrait pas pour autant rester les bras croisés devant le lavage de cerveaux éhonté qui sévit actuellement jusque dans nos écoles élémentaires. En laissant entendre à nos jeunes qu’on peut choisir son orientation sexuelle ou son genre aussi facilement qu’on décide de la couleur d’un vélo, on les induit en erreur et les expose à des expériences qu’ils pourraient plus tard regretter.

Dans cette perspective, le témoignage de détransitionneurs, ces personnes qui ont compris que de devenir transgenre n’était pas le bon choix pour eux, serait salutaire. La prévention a bien meilleur goût.

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