Éducation « non genrée » : des idéologues font la leçon à nos éducatrices

Rien ne va plus dans le milieu de l’Éducation en ce qui a trait au respect des différences sexuées des enfants.  Alors que nos jeunes ont désespérément besoin de construire leur identité personnelle en tenant compte, bien sûr, du milieu, mais également de leur sexe biologique, c’est ce dernier que des idéologues déconnectés cherchent à « déconstruire », pour employer une expression à la mode.

Par

Olivier Kaestlé

Ainsi, les livres et les jouets leur paraissent comme autant de pièges pernicieux destinés à reproduire des stéréotypes sexistes dont les filles, ces victimes de demain, pourraient subir la si malicieuse influence :

« Afin d’agir contre les effets discriminatoires des stéréotypes sexuels, nous proposons à l’ensemble du personnel des SGEE (services de garde éducatifs à l’enfance) un outil permettant de déceler le caractère stéréotypé des livres et des jouets destinés aux enfants de 0 à 5 ans.

Évangéliser nos éducatrices à « lutter contre les stéréotypes »

À l’index, Zorro, les trois mousquetaires ou Robin des Bois, abjectes suppôts du patriarcat !  Faisons disparaître la Belle au bois dormant, agressée sexuellement dans son sommeil par le baiser d’un prince, ou Lady Marianne, héroïne passive sauvée in extrémis par son vaillant chevalier !

Il faut croire que nos enfants ne sont jamais assez jeunes pour évangéliser nos éducatrices à « lutter contre les stéréotypes ».  J’avais déjà mentionné, dans un billet précédent, une recherche, évoquée dans le documentaire Le paradoxe norvégien, à l’effet que, dès l’âge de neuf mois, se manifestaient des différences entre les garçons et les filles dans leur choix de jouets.  Impossible d’attribuer ce phénomène à une construction sociale à un si jeune âge.

Une découverte révélatrice

Cette découverte est si révélatrice que même le web magazine Mitsou en a parlé :

« (…) les chercheurs ont découvert que dès 9 mois, les bébés présentent une préférence pour les jouets associés à leur sexe. Ils sont arrivés à cette conclusion en observant le jeu libre de 101 bébés, âgés entre 9 et 32 mois, qui avaient accès à des jouets stéréotypés (poupée, toutou, balle, ensemble de cuisine et voiture). Les garçons s’amusaient plus longtemps avec les jouets leur étant destinés, plus précisément avec la balle, alors que les filles jouaient davantage avec l’ensemble de cuisine. Fait intéressant: les garçons plus vieux du groupe semblaient s’intéresser encore plus aux jouets qui leur étaient destinés alors que les filles plus âgées, elles, délaissaient leurs objets stéréotypés pour s’intéresser à ceux des garçons. »

Nier l’évidence

« Objets stéréotypé » …  On n’en sort pas !  Malgré cette évidence scientifique, la Gazette des femmes juge opportun de publier la déclaration suivante :

« Francine Descarries, qui s’intéresse aux questions de genre en éducation depuis plusieurs décennies, est formelle. Il n’y a « rien d’inné dans le choix d’un jouet, dit la sociologue et professeur à l’Institut de recherches et d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ce choix vient de ce que l’enfant voit autour de lui. Il a vu son père faire et il voit ce qui se passe autour de lui. »

Le mythe de la « construction sociale »

À neuf mois, le petit gars a vu ça ?  Eh ben… On constate que le mythe de la « construction sociale » a de beaux jours devant lui :

 « On a 2 000 ans de socialisation dans le corps! » Pas étonnant que les comportements de genre se reproduisent de génération en génération… Et le personnel éducatif n’en est pas exempté. »

Ben oui, la biologie n’a pas d’impact et les éducatrices sont des épaisses… Et c’est une « chercheuse » universitaire qui s’exprime avec une telle suffisance !  Une preuve parmi plusieurs de la vacuité des études de genres dont elle se réclame…

Le bon sens citoyen

Étonnamment, cet extrait tiré d’une lettre ouverte écrite par un simple citoyen, qui n’est paré d’aucun titre particulier, apporte un éclairage teinté de bon sens, tout en reconnaissant l’importance du milieu social :

« Cela dit, sous-estimer – voire nier – l’apport de notre condition biologique à la formation de notre identité sexuelle consiste à « faire simple », au sens où les gens du Saguenay–Lac-Saint-Jean utilisent cette expression. À la naissance, garçons et filles présentent des différences biologiques évidentes. L’anatomie des organes génitaux, les hormones, le fonctionnement neuronal du cerveau, l’héritage génétique, etc.) présentent des différences selon le sexe auquel on appartient.

Ne serait-ce que parce qu’elles donnent naissance, les femmes ont un rapport à la vie et à leurs semblables qui n’est pas tout à fait celui des hommes. Il en va de même sur le plan cérébral. Des recherches récentes sur le cerveau ont démontré que la capacité des femmes à accomplir plusieurs tâches en même temps a un fondement neurologique. Chez les hommes, les connexions interneuronales se produisent uniquement à l’intérieur de chaque hémisphère du cerveau. Chez les femmes, elles sont non seulement intra–, mais aussi interhémisphère. »

Autre « chercheuse », même dédain

Je me demande si Mme Descarries s’est seulement intéressée à ces recherches.  Une autre « chercheuse », Josée Trudel, doctorante en administration et politiques de l’éducation à l’Université Laval, perpétue cette manie de nier les différences sexuées et de les attribuer à des stéréotypes sexistes et à des « croyances persistantes » :

« Si Josée Trudel remarque, dans les services de garde, une nette volonté de lutter contre les stéréotypes, elle constate également que certaines croyances au sujet des enfants demeurent. Dans le cadre de son mémoire de maîtrise, elle a interrogé 33 finissantes en Techniques d’éducation à l’enfance. Du lot, 61,2 % étaient entièrement ou plutôt en accord avec l’énoncé selon lequel « les cerveaux des garçons et des filles ne fonctionnent pas tout à fait de la même manière ». Et 69,6 % étaient entièrement ou plutôt d’accord avec le fait que les garçons et les filles ont des modes d’apprentissage différents. Plus des trois quarts des étudiantes étaient en désaccord avec l’affirmation voulant que les filles soient plus appliquées et disciplinées que les garçons, mais 42 % disaient croire que les garçons préfèrent les activités impliquant des technologies et les mathématiques. »

Nos éducatrices à l’enfance seraient des épaisses ?

En clair, Mme Trudel, dont la formation relève bien évidemment, comme Mme Descaries, des loufoques études de genres, se permet de regarder de haut des éducatrices qui, en plus d’une expérience sur le terrain qui peut représenter plusieurs années, sont détentrices, soit d’un diplôme d’études collégiales en éducation de la petite enfance, soit d’un baccalauréat en développement de l’enfant.  On peut donc présumer que ces intervenantes aient une longueur d’avance, ou quelques unes, sur ces idéologues quant à la connaissance des petits êtres dont elles ont à s’occuper.

Ces femmes-là, qui ont le malheur d’être majoritairement en désaccord avec cette idéologue enfermée dans sa tour d’ivoire, ne sont à ses yeux que des épaisses qui ne comprennent pas l’importance vitale de la « lutte aux stéréotypes », cette idée fixe qui l’obsède.

Les idéologues ont plus de poids que les professionnels de terrain

Au lieu de juger avec dédain et condescendance des éducatrices compétentes et expérimentées, Mmes Trudel, Descarries et leurs semblables devraient les écouter attentivement pour en retirer des leçons et apprentissages salutaires dont nos enfants seraient les premiers à bénéficier.

Dans le domaine de l’Éducation comme dans celui de la Santé, l’opinion d’activistes opportunistes compte bien davantage que celle des véritables professionnels de terrain.  Comment se surprendre de la déroute croissante de ces deux secteurs ?

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