Mila menacée de mort.  Soutien « ambigu » ou absent du lobby LGBTQ+ et néo féministe…

Même si la nouvelle n’a presque pas trouvé d’écho dans nos médias, elle est devenue virale en France et remue les passions.  Une jeune lesbienne de 16 ans, Mila, est présentement victime de menaces de mort pour avoir tenu des propos « islamophobes » en réaction à des avances non désirées de la part d’un jeune musulman.

Par

Olivier Kaestlé

Il faut admettre qu’elle n’y est pas allée de main morte.  Sur Instagram, elle a affirmé :

« Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine (…) votre Dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir ! »

Sûr qu’elle n’allait pas bientôt recevoir un torrent de cartes pour la Saint-Valentin. La jeune fille étant cependant à la fois lesbienne et de « genre » féminin, elle serait normalement en droit d’espérer un soutien sans réserve de la communauté LGBTQ+ et néo féministe à titre de victime d’internautes à la mentalité visiblement fanatisée et hyper patriarcale.

Silence radio ou « soutien » discutable

Eh bien non, elle a droit, soit à un silence radio, soit à un soutien plus que mitigé.  Il y a même pire, comme la position de cet organisme néo féministe très en vue en France :

« Du côté de Ni Pute Ni Soumise, on « condamne » carrément les propos de Mila. « Même si nous sommes attachés au droit à blasphémer, le mouvement condamne toute insulte envers quelque communauté ou croyance que ce soit », affirme l’association féministe, se sentant presque obligée d’ajouter : « Mais pour autant, rien ne vient justifier le harcèlement et les menaces de mort ». »

Ah, tout de même…  Elles se sont senties « presque obligées d’ajouter ».  Quel soutien !

« Les propos qu’elle a tenus, je ne peux pas les accepter »

Et que dire du silence radio des militantes devant les propos inflammables de ce représentant officiel de l’islam :

« Pire encore, la déclaration du délégué général du Conseil français du culte musulman Abdallah Zekri sur Sud Radio qui « condamne », mais… « cette fille, elle sait ce qu’elle a dit, elle a pris ses responsabilités, qu’elle critique les religions je suis d’accord, mais d’une vulgarité pareille, d’insulter et tout ce qui s’en suit et bien maintenant elle assume les conséquences de ce qu’elle a dit ». « Si, je le dis. Elle l’a cherché, elle assume. Les propos qu’elle a tenus, je ne peux pas les accepter », a-t-il ajouté. »

Qu’elle assume… Ça implique d’endurer des menaces de mort, de voir sa vie chamboulée, de vivre un perpétuel harcèlement ? Sont-ce là les propos d’un représentant d’une religion « d’amour et de paix » ?  Voyons, M Zekri, on parle d’une mineure de 16 ans !  D’accord, ses propos sont désobligeants et un peu cons, mais est-ce une raison pour dire « Elle l’a cherché, qu’elle assume » ?  Votre rigidité et votre intransigeance n’est-elle pas de nature à donner raison à cette gamine qui voit en l’islam une religion de haine ?

Vague d’indignation sélective

Les propos de cet individu ont suscité une vague d’indignation, mais sélective :

« « Elle l’a cherché, elle assume » estime le délégué général du CFCM: l’intérêt d’une triste histoire comme celle de Mila est de faire sortir du bois les grands défenseurs des Droits de l’Homme. Le droit de conchier les religions est une conquête fragile… » – Natasha Polony

« En une seule intervention (…), le délégué du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) Abdallah Zekri vient de se déconsidérer, de déconsidérer le CFCM et de faire un tort immense à l’ensemble de la communauté musulmane en tenant un discours que n’eût pas renié un islamiste au sujet de l’affaire Mila. »  – Céline Pina

Soulignons que ces deux journalistes ne s’identifient nullement au néo féminisme ni au lobby LGBTQ+ dont on attend toujours, bien sûr en vain, une condamnation énergique.

Silence coupable

Le site Causeur.fr dénonce de son côté un silence coupable des élus, des lobbies néo féministes et LGBTQ+ :

« Et personne ne réagit. Ni la classe politique censée défendre un contrat social dont la liberté d’expression est une des bases, ni les groupes LGBT, pour qui manifestement la défense des homosexuels s’arrête aux portes du blasphème, ni les néo-féministes, qui préfèrent défendre le port du voile. Bref, aucun de ces professionnels de l’indignation n’a pris la défense de cette jeune fille alors que ce qui lui arrive est inacceptable. »

Les néo féministes québécoises, égales à elles-mêmes

Bien sûr, la France, c’est si loin de nous, presque sur une autre galaxie, semblent croire les néo-féministes et le lobby LGBTQ+ du Québec.  Il faut croire que des enjeux plus importants les monopolisent.  Ne se sont-elles pas illustrées avec brio dans les dossiers de la contestation de la loi 21, de la lutte aux stéréotypes sexistes dans les jouets et les manuels scolaires, de l’écriture inclusive, de la guerre à la « grossophobie » ou en participant à des activités porteuses de sens telles que le Festivulve, Maipoils, ou GoTopless, mouvement instauré par Raël, un allié naturel du féminisme 3.0 ?

Que représente le sort d’une gamine de 16 ans menacée de mort par une horde de fanatiques en comparaison de combats aussi essentiels ?

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